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Pays-Bas : Des équipes mobiles pour pratiquer l’euthanasie
Pays-Bas : Des équipes mobiles pour pratiquer l'euthanasie
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2 mars 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Pays-Bas : Des équipes mobiles pour pratiquer l’euthanasie

Pays-Bas : Des équipes mobiles pour pratiquer l'euthanasie

Six équipes mobiles, composées pour chacune d’au moins un médecin et d’une infirmière, ont commencé à sillonner les Pays-Bas, le 1er mars dernier. Ces équipes se rendent au domicile de malades incurables qui ont manifesté leur désir de mourir, mais dont l’euthanasie a été refusée par leur médecin traitant. L’euthanasie à domicile, comme le précise l’association qui emploie ce personnel médical, se pratique aux moyens de somnifères, de barbituriques et d’arrêt du cœur. Rappelons qu’en 2011, l’euthanasie active n’était légale que dans trois pays : Les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. La Suisse et certains États américains ayant pour leur part légalisé une forme de suicide assisté.

Aux Pays-Bas, l’euthanasie est possible depuis 2002. Elle s’applique aux patients souffrant de façon insupportable et sans issue d’une maladie incurable qui ont formulé leur demande de manière volontaire et réfléchie. Et le médecin, s’il est disposé toutefois à traiter la demande, doit de son côté consulter un collègue et signaler chaque cas traité. Enfin, l’euthanasie, dans la dernière ligne droite avant l’acte, est soumise à une commission composée d'un médecin, d'un juriste et d'un expert éthique qui vérifient ensemble si tous les critères prévus par la loi ont été respectés. C’est pour palier à la défection de médecins que Jan Suyver a mis en place sa clinique mobile, la “Clinique de fin de vie” (levenseindekliniek) qui se compose de six équipes chargées de se rendre chez le patient désireux de vivre ses dernières heures.

Le personnel de cette clinique a reçu une formation spécifique. L’intéressé s’explique : «  il y a des médecins que refusent de pratiquer l’euthanasie pour des questions de principe. Il y a en a d’autres qui, au dernier moment, ne se sentent pas capables de réaliser une opération d’euthanasie, par exemple du fait de leur manque d’expérience dans ce domaine, ce qui est tout à fait compréhensible ». La Société Royale des Médecins (KNMG) a toutefois affiché son scepticisme vis à vis de ces cliniques mobiles. Son porte-parole Arie Nieuwenhuijzen Kruseman en tête : « Dans le schéma adopté par ces équipes, le lien entre le patient et son médecin est secondaire. De plus, les Cliniques de fin de vie apparaissent comme surtout un recours par défaut des patients dont une demande d’euthanasie a été refusée par leur médecin. Seront-elles capables d’évaluer les situations auxquelles sont confrontées ces malades aussi bien que le font leur médecin ? ».

Les Cliniques de fin de vue ont reçu l’aval de la ministre néerlandaise de la Justice Edith Schippers, qui a assuré que « ces structures ne s’opposent pas à la loi en vigueur ». L’Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire (NVVE), à l’origine du projet, indique que 70 personnes ont d’ores et déjà demandé la présence des équipes. Et le 1er mars, 10 à 15 visites auraient eu lieu. Le patient meurt après une prise de somnifères, des barbituriques arrêtant par la suite son cœur.
 

Source photo : nrc.nl

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