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Ouverture d’une salle de shoot à Paris
Ouverture d'une salle de shoot à Paris
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5 février 2013 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Ouverture d’une salle de shoot à Paris

Ouverture d'une salle de shoot à Paris

L’information révélée par France Culture a été confirmée en haut lieu. Matignon a donné son feu vert, en ce 5 février, à l’expérience d’une salle de shoot à Paris. La mise en place de cette « salle de consommation de drogue », destinée à lutter contre l’exclusion et la mortalité des toxicomanes précarisés et en rupture, devrait se faire dans quelques mois. Il est vrai que la ministre de la Santé Marisol Touraine avait indiqué en août dernier que le gouvernement planchait sur le lancement possible d’une phase d’expérimentation des salles de shoot en France.

Les salles de shoot sont une invention suisse. C’est en effet chez notre voisin d’outre-Léman que le premier centre spécialisé de ce type a été ouvert. Plus précisément à Berne, en 1986, pour mettre fin aux squats qui faisaient office de piqueries clandestines. Depuis, d’autres pays ont pris la même voie. En Europe on compte des salles de shoot en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège et au Luxembourg. Le Danemark est en passe de suivre… et le dernier wagon a être rattaché à ce "train de la dernière chance" pour toxicomanes en perdition pourrait donc être la France. Matignon a en effet donné son aval à l’ouverture, dans le cadre expérimental, d’une salle de consommation de drogue à Paris.

Selon les informations délivrées par les services du Premier ministre, l’organisme chargé de la mise en place du dispositif sera la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies), en partenariat avec le ministère de la Santé. Pas de précisions, en revanche, sur le calendrier de mise en œuvre ni sur le lieu d’implantation exact de l’expérimentation. Actuellement illégales dans l’hexagone, les salles de shoot sont des endroits où des usagers de drogues par intraveineuse peuvent s’injecter le produit qu’ils apportent dans des conditions hygiéniques satisfaisantes, sous la supervision d’un personnel médical, et donc en réduisant les troubles à l’ordre public. L’objectif, en termes sanitaires, est de diminuer les risques de contamination, notamment par l’hépatite C ou le VIH. En l’absence de ces salles, ces désœuvrés, qui sont très souvent livrés à eux-mêmes, prennent souvent d’énormes risques avec leur santé.

Il est à noter qu’une salle de shoot avait déjà été expérimentée à Montpellier en 1994 et 1995, mais elle a du fermer suite au malaise d’une adolescente. En dehors de Paris, et actuellement, plusieurs villes (de tendances politiques différentes) sont sur les rangs pour tenter cette expérimentation. L’idée de salles de shoot à la française, portée par le médecin et député Jean-Marie Le Guen, prendra-t-elle racine ? Les débats sont souvent vifs. Mais l’observation des dispositifs mis en place chez nos voisins plaide, globalement, en leur faveur. En 2010, un rapport de l’Inserm indiquait que ces salles, dans les pays où elles étaient implantées, avaient permis « une amélioration de la santé » des toxicomanes, une réduction des prises de risque et une « pacification » de leurs quartiers d’implantation.

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Commentaires
1 vote
par bailly sylvie (IP:xxx.xx2.180.144) le 6 février 2013 a 15H27
bailly sylvie (Visiteur)

je ne suis ni pour ni contre mais il est vrai qu’il y a un constat la toxicomanie existe en france et continue d’augmenter donc si c’est une solution pour ameliorer les choses comme on peut le constater dans les autres pays alors oui je suis d’accord et tous les toxicomane sont des gens malade qu’il faut reussir a soigner on ne tombe pas dans la toxicomanie par hasard