Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Opération de chirurgie du cerveau chez le patient en éveil
Opération de chirurgie du cerveau chez le patient en éveil
note des lecteurs
date et réactions
26 mars 2010
Auteur de l'article
Loreline Robbe, 61 articles (Rédacteur)

Loreline Robbe

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
61
nombre de commentaires
0
nombre de votes
40

Opération de chirurgie du cerveau chez le patient en éveil

Opération de chirurgie du cerveau chez le patient en éveil

Ce type de chirurgie, complètement innovante consiste à s’appuyer sur une cartographie à la fois anatomique et fonctionnelle du cerveau en temps réel afin d’opérer au mieux le patient. Elle requiert une coopération du malade qui, boîte crânienne ouverte, va rester éveillé pendant l’opération afin de répondre activement à des tests de calcul mental, de langage… qui vont permettre d’établir un diagnostique fonctionnel plus fin que lors de techniques chirurgicales habituelles ou le patient est endormi.

Quand les lésions évoluent lentement, le cerveau se réorganise, cela fait parti de la fabuleuse plasticité cérébrale. C’est entre autre ce qui fait que nous avons tous un cerveau différent. Cependant du coup « les données anatomiques ne suffisent pas, celle de l’imagerie fonctionnelle non plus » précise le professeur Hugues Duffau, spécialiste mondial de ce genre d’opération. C’est pourquoi cette technique est si intéressante pour les chirurgies du cerveau.

Le Pr Duffau a opéré 350 patients de cette manière, à Paris d’abord, puis au C.H.U de Montpellier, avec un taux de séquelles permanentes très faible (moins de 1%). Il signale qu’ainsi : « contrairement à ce que l’on apprend dans les livres, il est possible d’exciser des volumes massifs dans des aires cérébrales considérées comme éloquentes, sans créer aucun déficit ». Le défi consiste à enlever le plus de tissus cérébral malade tout en préservant les facultés intellectuelles et motrices du patient. L’intérêt majeur de cette technique est qu’elle permet de décrypter le fonctionnement du cerveau in vivo et d’entrevoir des chirurgies fines préservant les fonctions émotionnelles et comportementales, pour soigner des maladies comme l’épilepsie notamment.

Un reporter du Figaro a récemment suivi ce type d’intervention chez un patient atteint d’un gliome de bas grade, qui infiltrait le lobe temporal gauche de son cerveau, engendrant ainsi des difficultés de langage. Il rapporte ici le déroulement de l’opération chirurgicale éveillée.

Loreline Robbe Sciences et ...

SOURCES

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté