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Nouvelle avancée dans le traitement du mélanome à Saint-Louis (AP-HP)
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24 mai 2011
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Nouvelle avancée dans le traitement du mélanome à Saint-Louis (AP-HP)

Nouvelle avancée dans le traitement du mélanome à Saint-Louis (AP-HP)

A l’hôpital Saint Louis (Assistance publique-hôpitaux de Paris) des chercheurs de l’Institut de Recherche sur la Peau et des cliniciens du Département de Dermatologie ont mis en évidence l’effet bénéfique d’un nouveau traitement du mélanome. Ces travaux, fruit d’une collaboration entre la recherche fondamentale et la recherche clinique*, ont été réalisés sous la direction du Dr Nicolas Dumaz.

Le mélanome, cancer de la peau, représente chez l’homme la plus grave des tumeurs. Il progresse par la production de métastases, processus qui met directement en jeu le pronostic vital des malades. C’est aussi le cancer dont l’incidence dans nos populations augmente le plus vite.

Actuellement, le mélanome se traite par l’ablation de la tumeur primitive avec un pronostic favorable si la tumeur est soignée à un stade précoce.

Depuis peu, des thérapies médicamenteuses sont développées pour traiter les mélanomes métastatiques. Ces thérapies ciblent des protéines impliquées dans la transformation tumorale des cellules saines. En particulier, deux protéines, dénommées BRAF et RAS, normalement présentes dans les cellules saines de chaque individu, se retrouvent à l’état modifié dans les cellules cancéreuses des patients atteints d’un mélanome. La modification de ces deux protéines a pour conséquence d’activer la survie et la croissance de la tumeur.

Des molécules capables de bloquer la fonction de la protéine BRAF transformée sont actuellement à l’étude donnant des résultats encourageants. En revanche, il n’existe pas d’équivalent pour traiter spécifiquement les mélanomes dont la protéine RAS est transformée.

Des travaux précédents menés par cette équipe avaient révélé que dans le mélanome où la protéine RAS est transformée, un système moléculaire important impliqué dans la suppression des tumeurs ne fonctionne pas en raison de la dégradation permanente du composant activateur de ce système moléculaire.

Or les nouveaux résultats, qui ont été publiés le 10 avril 2011 dans la prestigieuse revue Nature Structural and Molecular Biology, montrent qu’en empêchant la dégradation de ce composant par l’utilisation d’agents inhibiteurs très spécifiques, on peut activer de nouveau le système suppresseur de tumeur et entraîner la mort des cellules cancéreuses.

En conclusion, ces résultats s’avèrent très prometteurs car les patients atteints de ce type de mélanome, qui représente environ 20% des mélanomes cutanés, pourraient ainsi bénéficier à court terme d’un nouvel arsenal thérapeutique.

*Collaboration de recherche entre l’Institut de Recherche sur la Peau, dirigé par le Dr Armand Bensussan, le Département de Dermatologie du Pr Martine Bagot et le Centre d’Onco-Dermatologie du Pr Céleste Lebbé.

Véronique Dubernard et Ermine Facchin
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