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Nouveau scandale en vue : alerte aux prothèses de hanche toxiques
Nouveau scandale en vue : alerte aux prothèses de hanche toxiques
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29 février 2012 | 2 commentaires
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Nouveau scandale en vue : alerte aux prothèses de hanche toxiques

Nouveau scandale en vue : alerte aux prothèses de hanche toxiques

Après les prothèses PIP laissant fuir du silicone, un nouveau scandale sanitaire nous pend désormais au nez : Des prothèses de hanche du fabricant américain DePuy sont en effet soupçonnées d’avoir pu libérer des particules de métaux lourds dans l’organisme de patients. Plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient être exposées à la toxicité induite. L’alarme a été donnée cette semaine dans le British Medical Journal, qui a effectué une enquête à ce sujet avec la participation de la BBC.

Du côté des autorités sanitaires, on n’avait pas besoin de cette nouvelle dynamite. Avenue Duquesne, les bruits de couloirs se font déjà pressants : Après le Mediator et les implants charcutés de Jean-Claude Mas, il pourrait être question de métaux lourds échappés dans l’organisme d’une quantité astronomique de personnes. Des centaines de milliers de patients à travers le monde pourraient avoir été exposés à des taux importants de métaux toxiques émanant de prothèses de hanche défectueuses. L’affaire a surgi cette semaine. Ces prothèses défectueuses, proposées dès 2003, avaient été retirées du marché australien et américain en 2009 mais, comme vient de le révéler Le Figaro, elles ont continué à être commercialisées en France jusqu’en juillet 2010.

Ces prothèses de hanche (appelées ASR) présenteraient des défauts ayant conduit à la libération de particules métalliques dans l’os et le sang des patients. Le British Medical Journal, à l’origine de cette révélation, ne peut se prononcer sur le niveau de danger éventuellement encouru en raison des substances libérées dans le corps. Mais les responsables de l’enquête se font précis sur le processus : Les prothèses ASR en question associeraient un couple métal sur métal dont la boule de rotation est d'un diamètre de 36mm ou plus, un modèle qui aurait l’avantage de présenter une résistance plus grande au vu de la plupart de ceux qui sont déjà proposés, mais qui présenterait l’inconvénient , en raison des frottements, de faire pénétrer des ions métalliques dans l’organisme.

Ce cas de figure peut engendrer, au niveau de la hanche, une réaction (certes très rare) d’hypersensibilité entraînant douleurs, épanchement, et altération de l’os. Le Docteur Fiona Godlee, redactrice en chef du BMJ, estime que « la pose de prothèses de hanche est une avancée importante dans la médecine moderne » mais que « la régulation inapropriée et un mercantilisme acharné ont engendré des dommages pour un grand nombre de patients à travers la planète ».

Au Royaume-Uni, Peter Walsh, directeur général de l'action contre les accidents médicaux, a tapé du poing sur la table en déclarant qu'il était « scandaleux que des dizaines de milliers de patients aient été mis inutilement en danger ». Les personnes concernées outre-Manche ont été appelées à se soumettre à des tests sanguins annuels, et dans le cas d’une hausse du taux d’ions dans le sang, leurs implants seront remplacés.

Dans l’hexagone, seules 380 personnes porteraient, officiellement, cette prothèse défectueuse. Mais, comme l’indique la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique indique, les recensements de cette nature ne sont pas exhaustifs. En outre, comme dans le cas des prothèses mammaires défectueuses de l’entreprise PIP, le fabricant américain aurait tout fait pour garder ce matériel douteux sur le marché malgré l’apparition de signaux inquiétants (qui sont remontés en Australie dès 2007).

Si le quotidien Le Monde juge que le débat sur le contrôle des dispositifs médicaux est « une fois encore relancé », la Direction générale de la santé (DGS) et l'Afssaps se sont employés à dresser une liste des dispositifs implantables à risque qui devront être soumis à une vigilance particulière en France.
 

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Mots-clés :
Toxicité Prothèse
Commentaires
0 vote
par phillyon (IP:xxx.xx1.247.23) le 1er mars 2012 a 21H12
phillyon (Visiteur)

mouaif - les rappels de protheses sont legion depuis plusieurs dizaines d’années...pourquoi s’attacher plus a celui-ci ?

0 vote
par Estelle Vereeck (IP:xxx.xx8.161.118) le 2 mars 2012 a 08H04
Estelle Vereeck, 26 articles (Dentiste)

Il s’agit des mêmes métaux qui sont utilisés pour les prothèses dentaires (couronnes, bridges, stellites…) et qui sont fortement allergisants :

http://www.holodent.fr/index.php/me...