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Neuroleptiques et effets secondaires irréversibles
Neuroleptiques et effets secondaires irréversibles
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24 mars 2010 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Docteur David Vincent, 74 articles (Médecin généraliste)

Docteur David Vincent

Médecin généraliste
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Neuroleptiques et effets secondaires irréversibles

Neuroleptiques et effets secondaires irréversibles

J’ai dans ma clientèle depuis plus d’un an un patient que j’ai sevré "par hasard" de ses anxiolytiques et somnifères. C’est bien simple je lui avais répondu à sa demande de devenir mon patient : "je ne signerai que le jour où vous aurez arrêté vos psychotropes". Le patient ayant de la suite dans les idées avait stoppé tout. Depuis il se sent plus éveillé.

Malgré tout je lui trouvais un faciès figé, une certaines lenteur dans les mouvements que j'avais plus ou moins attribuée à son caractère. Pourtant il travaille, il est bien inséré dans la société.
Il m'a ramené son vieux dossier de patient que son ancien médecin a bien voulu lui confier et je l'ai feuilleté. Je suis alors tombé sur cette phrase d'un spécialiste en 2003 : "Je suis surpris par son faciès figé, ses mouvements raides (roue dentée : on écarte l'avant bras du bras et on ressent des saccades). Le patient m'a déclaré n'avoir jamais pris de neuroleptiques, juste du primpéran et du sibelium (pour les vertiges) pendant un temps assez long".
Et les voilà nos neuroleptiques ! Et le patient traîne ses effets secondaires depuis tout ce temps ! A priori chez lui c'est irréversible et il doit fonctionner avec ces raideurs et cette lenteur qui le caractérisent.
Raison de plus pour éviter tout ça, y compris le nocertone, traitement de fond des migraines qui fait partie de la même famille. Je n'ai d'ailleurs pas pu écrire Nocertone sur l'ordonnance d'un nouveau patient et lui ai expliqué Vidal en main pourquoi.
Un patient averti en vaut deux !
Docteur Vincent
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Commentaires
0 vote
par Lagaffe (IP:xxx.xx0.90.70) le 11 avril 2010 a 22H45
Lagaffe (Visiteur)

Content de croiser sur le Net un généraliste qui y connaisse quelque chose en psychotropes, ce n’est pas si fréquent.

Sans parler de neuroleptiques, combien de personnes (âgées surtout) avalent les mêmes anxiolytiques pendant des années (les prenant pour des somnifères), traitements menés par leur généraliste au mépris des bonnes pratiques. Je pense en particulier aux benzodiazépines.

Mais voilà, être réticent, changer la molécule ou, voire pire, poser des conditions, c’est prendre le risque de perdre un client et + par le bouche à oreille. Et il faut être affûté pour faire, en même temps, de la pédagogie dans le cadre d’une consultation de 20 mn en moyenne.

Reliez ça au manque de formation et on maintient le statu quo et ses effets néfastes pour la santé que le patient finira par payer un jour ou l’autre.