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Médicaments remboursables trop chers, vraiment ?
Médicaments remboursables trop chers, vraiment ?
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9 septembre 2013
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bertrand, 1 article (Rédacteur)

bertrand

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Médicaments remboursables trop chers, vraiment ?

Médicaments remboursables trop chers, vraiment ?
En tête des raisons évoquées pour justifier le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale, le coût des médicaments remboursables. En France, ils seraient trop chers. C'est oublier un peu vite, d'une part, que le secteur a effectué de nombreux efforts depuis 2005 pour faire réaliser d'importantes économies à l'Assurance maladie, d'autre part, que les professionnels du médicament ne fixent pas arbitrairement le prix de leurs produits, mais répondent à de nombreux impératifs. Tentative de rétablissement de la vérité.
 
En France, l'effort demandé au médicament représente 5,4% de sa dépense totale. C'est bien plus que tous les autres postes de dépenses de santé. A titre indicatif, l'effort demandé aux hôpitaux et cliniques est de 0,6%, celui demandé au secteur de l'imagerie médicale est de 1,8%, quand celui demandé aux dispositifs médicaux est de 1,4%. On saisit l'écart de traitement.
 
Cette forte participation du secteur du médicament est à l'origine d'économies substantielles pour l'Assurance maladie. Entre 2005 et 2013, elle a ainsi permis d'économiser 10,252 milliards d'euros. Pas assez, au goût de certains, qui continuent de percevoir les entreprises du médicament comme des desperados prêts à augmenter les prix au maximum pour gonfler leurs marges et assouvir leur cupidité. Une vision un brin simpliste des choses.
 
En France, les prix des médicaments remboursables sont administrés. Il existe un organisme, le Comité économique des produits de santé (CEPS), qui s'occupe de négocier avec les laboratoires pharmaceutiques le juste prix à donner à tel ou tel médicament. A défaut d'accord entre les deux parties, c'est le CEPS qui tranche. Unilatéralement. Impossible donc pour les industriels du médicament de laisser libre cours à leur gourmandise supposée.
 
Ce "juste prix" n'est pas déterminé au petit bonheur la chance. Il tient compte de l'amélioration du service médical rendu (ASMR) apporté par le médicament, du prix des médicaments à même visée thérapeutique, des volumes de ventes prévus ou constatés et des conditions prévisibles et réelles d'utilisation. Par ailleurs, lors de la procédure de "dépôt de prix", le laboratoire s'engage à déterminer un prix cohérent par rapport au prix du produit sur plusieurs marchés européens : Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie. On le voit, ici encore, les garde-fous sont légion.
 
On peut, si l'on veut vraiment trouver un bouc émissaire, reprocher aux entreprises du médicament de creuser le trou de la sécu. Seulement faut-il le faire en connaissance de cause. Moins évident, déjà. 
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