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Médicaments génériques : la méfiance persiste
Médicaments génériques : la méfiance persiste
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12 décembre 2012 | 10 commentaires
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Médicaments génériques : la méfiance persiste

Médicaments génériques : la méfiance persiste

Les Français ne sont toujours pas convaincus par les médicaments génériques, pourtant progressivement instaurés par l’Assurance maladie. Ce scepticisme pour les génériques gagnerait même du terrain si l’on en croit le sondage effectué le 10 décembre dernier par l’Ifop pour le groupe de pharmaciens PHR : Seuls 57% des Français acceptent naturellement la substitution d’un médicament d’origine par un générique. Le chiffre est en recul de cinq points par rapport à l’an dernier.

La Sécurité sociale est en danger. Et les médicaments génériques, qui sont moins chers à rembourser, contribuent un tant soit peu à sauver le système de santé. L’économie réalisée par les génériques fait quasiment l’unanimité. Mais la pilule passe difficilement chez les patients, qui restent sceptiques devant ces boites sans marque. La Mutualité Française a dévoilé dans un rapport, le 11 décembre, que les ventes de médicaments génériques ont reculé pour la première fois de leur histoire en 2011. Et un sondage Ifop, publié la veille, indique pour sa part que seuls 57% des Français sont prêts à accepter systématiquement la substitution d’un médicament original par un générique… alors qu’ils étaient encore 62% l’an dernier.
 
Par ailleurs, les Français sont moins nombreux que l’an dernier (à hauteur de 72% contre 77% en 2011) à reconnaître que « les génériques ont la même efficacité que les médicaments originaux ». Le scepticisme à l’égard de ces nouvelles boites, dont 700 millions sont remboursées chaque année, tient aussi à la manière de les proposer. Près de la moitié des sondés (46%) estime ainsi leur liberté mise en jeu lorsque le refus d’acheter un générique leur coûte la possibilité de bénéficier du tiers payant.

En outre, selon le docteur Jean-Luc Audhoui, pharmacien et membre de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, intervenu dans les colonnes du Nouvel Observateur, « ce qui fait peur aux gens, c’est que le générique n’a pas été étudié comme le médicament d’origine. C’est vrai, mais sans importance : quand un médicament d’origine, dit princeps, est "généricable", cela signifie qu’il est sur le marché depuis une dizaine d’années et que ses effets sont connus. Pas besoin de procéder à de nouveaux tests pour une même molécule ». Et le contexte joue aussi : les scandales du Mediator et des prothèses PIP sont venus semer le doute sur les médicaments en général.

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Commentaires
3 votes
par enpassant (IP:xxx.xx9.133.80) le 12 décembre 2012 a 18H08
enpassant (Visiteur)

Biogaran = Servier Je dis ça, je dis rien...

9 votes
par diogene (IP:xxx.xx3.140.111) le 12 décembre 2012 a 18H19
diogene (Visiteur)

On nous dit : c’est le même médicament, mais dans le cas de certaines maladies comme l’épilepsie, des maladies cardio-vasculaires, etc.... Mieux vaut prendre l’original ! Autant nous dire que pour des maladies "sérieuses", mieux vaut prendre l’original que la copie. Il y a donc de faux malades pour lesquels un placébo suffit. Étant médecin, j’ai bien constaté l’efficacité moindre de certains génériques que j’ai pris, mon état de santé s’améliorant dès que je reprenais le vrai médicament. Après quelques années d’essais, pour moi un générique n’est qu’une contrefaçon légalisée par l’État pour de simples raisons mercantiles.

6 votes
(IP:xxx.xx0.143.238) le 12 décembre 2012 a 18H27
 (Visiteur)

La seule différence des génériques avec le princeps c’est qu’ils sont plus économiques !

5 votes
(IP:xxx.xx2.203.247) le 12 décembre 2012 a 22H08
 (Visiteur)

Ah sachez que vous n’orriez pas pu exercer à l’hopital mon ami pour deux raisons. La première c’est qu il n’y a que des génériques à l’hopital (ce qui ne pose de probleme à personne) , la seconde car pour reussir le concours de l’internat un minimum d’esprit scientifique est demandé (juste un minimum). J’ai des amis dans l’industrie qui pense exactement la même chose que moi, mais heureusement pour eux il existe des prescripteurs bien naifs comme vous pour assurer la continuité du marcher post brevet.

2 votes
par louviellas& (IP:xxx.xx1.195.96) le 14 décembre 2012 a 17H24
louviellas& (Visiteur)

@ diogene (IP:xxx.xx3.140.111) le 12 décembre 2012 a 18H19

J’interviens avec deux jours de retard, bien involontairement. L’Internet rural fonctionne comme les génériques, aléatoirement et un jour sur trois, dans le meilleur des cas.

Je suis atteint d’une cardiomyopathie depuis 1997. Comme je suis censé m’adresser à un médecin, je précise simplement que mon traitement de fond comprend un IEC, un diurétique et de la trinitrine (en patchs). A ce trio de survie s’ajoutent un IPP et, si le besoin s’en fait sentir, de quoi calmer mes intestins sérieusement mis à mal.

Bien que mon médecin traitant m’ait toujours prescrit les princeps, j’ai cédé au chantage du pharmacien : Génériques, sinon pas de tiers-payant. Ce qui est la pire des arnaques dès lors que la mention manuscrite "non substituable" apposée par votre praticien en regard de chaque médicament prescrit suffit à régler ce malentendu.

J’ai donc testé les génériques de façon empirique, en ne me fiant qu’à des paramètres concrets.

L’IEC était non seulement inopérant sur la T.A., passée de 130 / 70 stable à 170 / 90, mais les effets secondaires des autres composants m’ont affublé de seins pour le moins inadaptés à mon aspect extérieur (pas loin de deux mètres et 130 kilos), avec, en prime, l’équivalent d’une mastose chez la femme.

Comme tout le monde (médical) le sait, un diurétique fait uriner, qu’on le veuille ou non. Je n’ai pas trouvé très normal de ne pisser abondamment qu’un jour sur trois, ni de bloquer le pèse-personne, limité à 150 kilos. J’ai ouvert les gélules : Deux sur trois étaient vides, d’autres étaient brisées.

Les patchs de trinitrine collaient moins que les pansements vendus dans les supermarchés.

Bref, j’ai survécu aux génériques pendant deux mois, mais un mois de plus à ce régime aurait pu m’être fatal.

Et que personne ne s’amuse à évoquer ce fameux "effet placébo" qui guérit les malades imaginaires.

5 votes
par Avis (IP:xxx.xx1.16.140) le 12 décembre 2012 a 18H32
Avis (Visiteur)

La difference est que les generiques beneficient d une plus large tolerance en principe actif et donc les fabriquants visent le minimum : un cachet de generique ne contient que 80% de princeps contre 95% pour le vrai. Ceci explique qu ils marchent moins bien. Mais ceci n est pas communiqué par les autorites de sante...

3 votes
(IP:xxx.xx0.143.238) le 12 décembre 2012 a 18H55
 (Visiteur)

A Avis, Dans la législation française, le médicament générique est défini par l’article L.5121-1 du code de la Santé publique : on entend par médicament générique d’un autre médicament « une spécialité qui a la même composition qualitative et QUANTITATIVE en principes actifs, la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées. »

Si le fabriquant ne met pas la même quantité dans le générique que le princeps, il est hors la loi ! Il a le droit en effet à une différence en teneur de principe actif entre chaque comprimé , mais cette différence est la même pour le princeps !

1 vote
(IP:xxx.xx2.203.247) le 12 décembre 2012 a 22H12
 (Visiteur)

Il ne s’agit en aucun cas de plus ou moins 20% de principe actif mais plus ou moins 10% (variation absolue=20%) de l’AUC (air under courbe= mmol/L/min) de la Cmax et du Tmax (concentration maximum au temps d’absorption maximum) ce qui correspond à un epsilon de 1,96 soit un risque alpha de 5%. Ces variations sont acceptées d’un patient à l’autre et d’un comprimé à l’autre pour les génériques ET pour le princeps. Ces variations sont infimes et aucune technologie ne permet à l’heure actuelle de faire mieu. Un epsilon = ou inférieur à 1,96 est considéré comme une équivalence d’ou le mot de bio équivalence.

1 vote
(IP:xxx.xx0.143.238) le 12 décembre 2012 a 18H43
 (Visiteur)

On peut ressentir un état de santé s’améliorant avec le princeps c’est ce qu’on appelle l’effet placebo. Dans les études cliniques, lors des essais quand un placebo est ingéré on constate la survenue d’effets cliniques dans 30% cas. Ces effets sont bénéfiques ou délétaires, c’est l’effet placebo. C’est ce qu’il se passe quand on prend un générique à la place d’un princeps et vis versa. Par ailleurs, la plus part des médicaments sont produits sur la même chaine de production et à la fin seul le conditionnement change.

Il faut bien faire des économies pour payer les nouvelles thérapies contre le cancer, non ?

1 vote
par Bisounours (IP:xxx.xx9.224.112) le 14 décembre 2012 a 01H21
Bisounours (Visiteur)

Moi ce que j’ai constaté (humblement) comme parent de 3 petits enfants, c’est que dans le cas de certains médicaments génériques pour mes enfants (par exemple antibiotiques), je suis obligé de retourner (parfois) voir le médecin, donc bonjour les économies 2 x 26 € de consultations, c’est tout bénéf pour le médecin.

Petite question : pourquoi n’oblige t on pas de faire des génériques analogues complets (copies à l’identique) comme par exemple au Canada et dans d’autres pays ? ha oui, cela coûterait sûrement plus cher ? la pression des lobbies ? Non, en France, il n’y a pas de problème tout va bien ....