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Médicaments à base de plantes : nouvelles règles du jeu
Médicaments à base de plantes : nouvelles règles du jeu
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2 mai 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Médicaments à base de plantes : nouvelles règles du jeu

Médicaments à base de plantes : nouvelles règles du jeu

Une nouvelle directive européenne, entrée en vigueur le 30 avril dernier, oblige les entreprises commercialisant des produits à base de plantes médicinales à apporter les preuves de leurs qualités pharmaceutiques auprès de l’Union européenne. Cette mesure, qui impose davantage de clarté au vu des risques que représentent certaines plantes pour la santé, est critiquée par le Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle qui y voit une manipulation des lobbies pharmaceutiques. 400 produits pourraient disparaître des rayons des officines françaises.

La phytothérapie est à un tournant. La Commission européenne l’a claironné le 29 avril dernier : « Les médicaments traditionnels à base de plantes mis sur le marché de l’Union européenne à compter du 1er mai prochain seront plus sûrs et plus efficaces ». Sont concernés : les produits à base de plantes ne requérant pas la surveillance d’un médecin, ce qui comprend également les médicaments chinois ou ayurvédiques. Dans la pratique, et à partir de cette date, seuls les médicaments clairement identifiés et autorisés seront mis sur le marché de l’Union européenne. Cette nouvelle directive a été adoptée par le Parlement européen en 2004, mais un délai de sept ans avait été accordé aux professionnels, et notamment aux fabricants, pour s’y préparer.

La polémique, cependant, a du attendre ces derniers jours pour enfler sur la toile. Selon le Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle (CDMN), prolifique sur le Net, le changement de réglementation mettrait en péril la santé de nombreuses personnes. Le collectif, qui estime que « de nombreuses personnes se sont toujours soignées par les plantes et ont constaté leur grande efficacité », se demande si « on doit devenir des cobayes des lobbies pharmaceutiques sans alternative, sans défense face aux effets secondaires catastrophiques que peuvent avoir les médicaments ». La députée européenne centriste Anne Delvaux se veut rassurante à l’égard des sceptiques, en précisant que « la directive ne fait que prévoir une harmonisation de la procédure d’homologation des produits à base de plantes médicinales. Elle ne vise pas leur suppression ou leur retrait de la vente ».

Certes, mais comme le précise la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, « la procédure d’enregistrement est coûteuse » (elle est évaluée à 60 000 euros par cette dernière, et coûterait même jusqu’à 180 000 euros selon le CDMN). Au delà de l’aspect financier, un consensus pourrait-il se dégager ? Pour John Dalli, commissaire européen à la santé, cette évolution s’inscrit somme toute dans une démarche logique, puisque « les producteurs de médicaments traditionnels à base de plantes ont eu le temps de démontrer ou non l’efficacité de leurs produits. Désormais, les patients pourront se fier à ceux d’entre eux qui présentent une qualité incontestable ». Selon ce même John Dalli « les vitamines, suppléments minéraux et autres tisanes, les diverses thérapies, l’homéopathie et les plantes elles-mêmes continuent bien évidemment à être autorisés ».
 

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