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Mediator : Un drame sanitaire qui embarrasse la classe politique
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20 décembre 2010 | 1 commentaires
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La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

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Mediator : Un drame sanitaire qui embarrasse la classe politique

Mediator : Un drame sanitaire qui embarrasse la classe politique

On s’achemine vers un scandale sanitaire d’une ampleur inédite. On apprenait le 19 décembre dernier que trois professeurs de médecine de la sécurité avaient alerté l’Agence du médicament sur les risques du Mediator. Si le ministre de la Santé Xavier Bertrand évoque aujourd’hui dans Le Figaro « de graves défaillances », l’Afssaps parle désormais de 2000 décès qui pourraient être liés au Mediator.

L’affaire du Mediator est un drame dont on n’a pas vu le bout du tunnel. Les réactions continuent en effet d’affluer, tant l’incompréhension domine autour du retrait tardif de ce médicament dont les effets secondaires cardiaques potentiels ont été décelés dès 1998. En fait, les médecins auraient été informés dès 1994 du fait que le Mediatior était une amphétamine. Alors qu’une nouvelle étude estime le nombre de décès engendré par sa prescription à une fourchette allant de 1000 à 2000, le ministre de la Santé Daniel Bertrand reste flou sur les circonstances qui ont assuré à ce médicament cette étonnante longévité dans les rayons des pharmacies.

Le 16 novembre dernier l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) avait estimé à 500 le nombre de décès liés à la prise du Mediator. Or, le 17 décembre dernier la même agence a reconsidéré sa fourchette en évoquant un nombre de décès potentiels quatre fois plus important, se basant cette fois sur une étude prenant en compte le nombre de victimes sans limite dans le temps. En dépit des alertes formulées depuis une douzaine d’années, le dérivé amphétaminique qu’est le Médiator a su se maintenir sur le marché, remboursé à 65% et utilisé en tant que coupe-faim. Dans une interview au Figaro, dans son édition du 20 décembre, le ministre de la Santé Xavier Bertrand s’est interrogé, certes, sur ces dysfonctionnements en insistant sur la nécessité de « renforcer la pharmacovigilance », mais l’attente est palpable faute de mieux.

Le 15 janvier, en effet, un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) devra rendre ses conclusions sur les errements qui ont entouré le Mediator. Dans ce cadre, l’IGAS a auditionné le Docteur Irène Frachon, qui a été pionnière dans la dénonciation des dangers du médicament, constatant chez les femmes prenant ce médicament une insuffisance cardiaque liée à des valvulopathies depuis 1995.

Si Jean-Marie Le Guen, député mais également médecin expert en santé publique, estime que « le Mediator est la plus grosse affaire de santé publique qu’ait connu la France », Bernard Kouchner jure n’avoir « jamais entendu parler » de ce médicament. Une déclaration que soutient David Assouline, au PS, qui a laissé entendre à la presse que, le french doctor, « pas plus que Martine Aubry, en tant que responsables socialistes en charge de la santé, n’ont été alertés de la dangerosité du médicament en 1998 ». Enfin, Bernard Debré, député et professeur de médecine, renvoie dos à dos tous les ministres de la Santé qui se sont succédé depuis 20 ans en appelant à leur responsabilité.
 

La rédaction CareVox
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Commentaires
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par TOUSENSEMBLE ARPONTAR (IP:xxx.xx2.119.27) le 27 décembre 2011 a 12H10
TOUSENSEMBLE ARPONTAR (Visiteur)

IL VAUDRAIT MIEUX RENFORCER LES CLUBS COEUR ET SANTE FFC AVEC UN CARDIO UN GENERALISTE UN KINE ET UN ANIMATEUR SPORTIF CELA SERAIT BEAUCOUP PLUS EFFICACE QUE CES CENTRES DE REEDUCATION TROP LAXISTES..............