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Mediator : Plainte déposée contre l’Afssaps
Mediator : Plainte déposée contre l'Afssaps
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22 mars 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Mediator : Plainte déposée contre l’Afssaps

Mediator : Plainte déposée contre l'Afssaps

Une association réunionnaise des victimes du Mediator a porté plainte contre l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps). En cause ? Le Mediator. Pour leur défense, les plaignants ont fait appel à un avocat de l’Ile de la Réunion. Incisif, celui-ci entend bien obtenir gain de cause. Il reproche à l’agence de ne pas avoir retiré le médicament du marché pharmaceutique tant qu’elle pouvait le faire. Et la plainte vise également les laboratoires Servier, qui ont produit le Mediator.

Un avocat de la ville de Saint-Denis, sur l’Ile de la Réunion, Maître Alain Antoine, s’est fait le porte-parole énergique d’une plainte déposée contre l’Afssaps le 21 mars dernier. La plainte, avec constitution de partie civile, a été déposée au nom de Chantal Ethève, sa cliente. Il s’agit de la présidente d’une association réunionnaise des victime du Mediator, actuellement soignée pour une pathologie cardiaque particulièrement critique, et qui pourrait être liée au Mediator. Les mots de l’avocat sont vifs. Il défend bien évidemment la plaignante en assurant qu’ « elle a durant plusieurs années et sur prescription médicale, consommé du Médiator. Ceci a pu l’exposer à de graves risques cardiovasculaires ».

L’avocat, spécialisé dans les préjudices corporels et fort d’une expérience de 20 ans, poursuit : « En laissant le Mediator dans les rayons des pharmacies, l’Afssaps a failli à sa mission de service public de veille sanitaire. Cette autorité aurait pourtant du prendre des mesures dès les premiers signaux d’alarme tirés en 1999 ».

Pour Alain Antoine, « Cette négligence coupable peut s'analyser comme un véritable fait de complicité avec les laboratoires Servier. Elle a causé entre 500 et 2 000 morts en France. Cette situation nous impose de rechercher la responsabilité pénale de l'Afssaps dans ce dossier ». L’Afssaps, qui devra répondre à l’accusation de « mise en danger d’autrui, blessures involontaires et tout autre délit pouvant être mis en avant par des investigations », n’est pas la seule dans le box des accusés. Les laboratoires Servier, également visé par cette procédure, devront de leur côté répondre de « blessures involontaires ».
 

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