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Médecine par téléphone
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28 février 2011
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jlhuss, 9 articles (Rédacteur)

jlhuss

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Médecine par téléphone

Médecine par téléphone

Qui pouvait prédire, il y a 40 ans, que la médecine de tous les jours envahirait nos campagnes sous une forme “numérique” ? Celui-la aurait sans doute récolté un grand sourire narquois. Il ne s’agit pas ici de la transmission de données, de clichés, d’iconographies compliquées, c’était prévisible … Il est question de la médecine que nous appellerons courante : pipi, caca, popo … J’ai bobo là, je dors mal, le vin blanc me donne des aigreurs, j’ai mal aux genoux … J’ai une douleur ici ou là …
Et bien, nous y sommes.

Il s’agit notamment de faciliter l’accès aux soins pour les plus isolées, pour le “désert Français” (au début, puis pour tout le monde). Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, l’avait annoncé officiellement à l'automne dernier, et, dans la foulée, le décret encadrant cette nouvelle pratique est paru au Journal officiel. Il donne un cadre légal à la télémédecine.

« Les Smartphones et la miniaturisation des capteurs représentent sans doute l’avenir. » Des capteurs qui, intégrés à des dispositifs médicaux ou des vêtements, permettront de mesurer les constantes vitales du patient (respiration, pulsations cardiaques, tension artérielle) avant de les transmettre au médecin via le téléphone portable. On n’arrête pas le progrès.
Un progrès ? Technologique, à n’en pas douter ! Humain au sens d’humanité … Moins sûr.
En effet, résumer la prise en compte médical d’un patient à des constantes, des courbes et des diagrammes pour poursuivre par des protocoles peut sembler un peu bref et réducteur par rapport aux dimensions personnelles, individuelles d’une pathologie ou d’une symptomatologie. A un moment ou à un autre le patient sera demandeur de plus de personnalisation, d’un contact réel, il refusera le clavier. Ce clavier réducteur qui envahit tout : Vous avez mal à l’épaule gauche tapez 1, la droite tapez 2, aucune tapez * pour revenir au menu général etc.
Ainsi, le médecin « physique », en chair et en os, certes de plus en plus rare, aura de beaux jours devant lui à condition qu’il prenne le temps d’écouter, d’examiner soigneusement, de personnaliser son observation et son traitement. Sa renommée sera telle qu’il pourra sans problème se déconventionner et pratiquer les tarifs qu’il jugera à la hauteur de la qualité originale de sa prestation. Celle-ci et son coût n’auront plus aucune incidence sur les comptes de la sécurité sociale puisque ne donnant pas lieu à remboursement. Vous êtes allé voir machin, c’est votre droit le plus strict, mais vous aviez le téléphone d’une part, et d’autre part il n’est pas conventionné et donc vous pas remboursé … CQFD
La médecine à deux vitesses sera en place : pour les uns tapez 1,2 ou 3 … pour les autres “allongez-vous Monsieur que nour regardions tout cela de près …”

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