Accueil du site
> Médicaments & Soins > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Maltraitance : une maison de retraite ferme ses portes
Maltraitance : une maison de retraite ferme ses portes
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
14 avril 2010 | 2 commentaires
Auteur de l'article
Le courrier de la Maison de Retraite , 35 articles (Site internet)

Le courrier de la Maison de Retraite

Site internet
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
35
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Maltraitance : une maison de retraite ferme ses portes

Maltraitance : une maison de retraite ferme ses portes

La maison de retraite “Les Colombes” de Bayonne a été mise en liquidation fin mars. Ses quinze pensionnaires y vivaient dans des conditions d’hygiène douteuses et étaient victimes de maltraitance de la part de la directrice. Révélée par une infirmière indépendante, l’affaire a rapidement été prise en main par la police et la DDASS et la maison de retraite a fermé ses portes.

La maison de retraite de Bayonne définitivement fermée
La maison de retraite « Les Colombes » de Bayonne a été officiellement mise en liquidation judiciaire par le procureur de la ville le 29 mars dernier. La directrice de la maison de retraite incriminée, une femme de 70 ans, est accusée de maltraitance à l’égard de personnes vulnérables. En octobre dernier, la police a ouvert une enquête dans l’établissement qui accueillait 15 personnes âgées de 80 à 96 ans. Des pratiques graves de maltraitance ont été dénoncées par une infirmière indépendante employée dans la maison de retraite. D’après les témoignages, les personnes âgées étaient souvent attachées à leur lit et sous-alimentées : la directrice commandait des repas pour 8 personnes au lieu de 16. Les pensionnaires étaient entre autres forcés de manger ou de prendre leurs médicaments, souvent périmés et administrés de façon irrégulière. Les conditions d’hygiène de l’établissement étaient par ailleurs lamentables.

Contrôle des maisons de retraite : une vigilance accrue
Dans le cadre de l’enquête judiciaire, la DDASS a effectué dans la maison de retraite « Les Colombes » une inspection révélant que la santé, la sécurité et le bien-être des résidents se trouvaient compromis par des mauvaises conditions de fonctionnement. Les pensionnaires ont alors été relogés dans d’autres établissements adaptés à leur état de santé. La directrice de la maison de retraite, qui manquait totalement de compétence de direction, est passible de trois ans de prison. Elle est également soupçonnée d’avoir détourné l’argent des pensionnaires. Réagissant à cette affaire, la secrétaire d’Etat aux aînés Nora Berra a exprimé son indignation suite à ces faits intolérables de maltraitance. Ce scandale donne au moins l’espoir d’assister bientôt à la fermeture des rares maisons de retraite qui ne respectent pas les normes élémentaires de bientraitance et d’hygiène.

Le courrier de la maison de retraite et des personnes âgées
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
0 vote
par dromenlaire (IP:xxx.xx9.177.43) le 14 avril 2010 a 18H39
dromenlaire (Visiteur)

Ne pas oublier que 200 maisons de retraites sont encore dans le collimateur sans parler des dérives tarifaires qui mettrons de plus en plus de résidant dehors .. ;recuperé,par leurs enfant ne pouvant plus assumer les factures ....http://aloeilendrome.hautetfort.com/

0 vote
par Lagaffe (IP:xxx.xx0.90.48) le 14 avril 2010 a 22H41
Lagaffe (Visiteur)

Cet article contient au départ une erreur : cet établissement n’était pas une maison de retraite mais ce qu’il est convenu d’appeler un lieu de vie familial.

Si ça n’enlève rien à la gravité des faits, ça explique le manque de contrôle.

Un lieu de vie accueille des personnes âgées censées ne pas être dépendantes (à leur admission) Il doit obtenir un agrément (sans renouvellement particulier) Il n’est pas systématiquement sous contrôle de la DDASS qui n’a compétence que pour les dépendants.

Sa direction ne nécessite pas les mêmes compétences/diplômes que pour une maison de retraite. Il faudra quand même des référents médicaux : médecin généraliste, infirmière, intervenant ponctuellement à partir du secteur libéral.

Bien sûr, le temps passant, la dépendance arrive et le résident part dans une structure plus adaptée... ou reste.

C’est tout le problème de ce genre de lieu : ça peut aller de l’ambiance quasi familiale plus agréable que la maison de retraite au mouroir...

Ce n’est pas le 1er cas, nos Autorités avaient promis de mieux les encadrer, wait and see...