Accueil du site
> Médicaments & Soins > Risques
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Les répulsifs anti-moustiques toxiques pour l’homme ?
Les répulsifs anti-moustiques toxiques pour l'homme ?
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
7 août 2009 | 2 commentaires
Auteur de l'article
La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

Comité de rédaction
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
598
nombre de commentaires
0
nombre de votes
3

Les répulsifs anti-moustiques toxiques pour l’homme ?

Les répulsifs anti-moustiques toxiques pour l'homme ?

Le diéthyltoluamide (DEET) contenu dans une large gamme de répulsifs utilisés contre les insectes est soupçonné de toxicité d’un point de vue neurologique. Pas évident lorsqu’on sait que c’est précisément cette substance qui est recommandée dans les zones atteintes par le paludisme par exemple car c’est la seule efficace.

JPEG - 43.7 ko
Les répulsifs anti-moustiques toxiques pour l’homme ?

Ce n’est pas l’efficacité du produit qui est mise en cause. Loin de là. Comme on s’y attend, l’odeur particulière dégagée par les répulsifs dont on imbibe la peau éloigne les insecte . Le succès du DEET que contient ces répulsifs se mesure d’ailleurs au nombre de personnes qui les utilisent dans le monde, de l’ordre de 200 millions ( commercialisé sous des produits tels que l’Insecte Ecran).

 
Le hic c’est que le DEET aurait une action bien plus vaste que la simple gène olfactive en direction des insectes. Selon une étude réalisée par Vincent Corbel, de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de Montpellier, le DEET entraînerait la mort des moustiques par son haut niveau de toxicité en raison de l’inhibition d’une enzyme essentielle au fonctionnement des neurones de l’insecte.
 
L’équipe de Bruno Lapied, de l’Université d’Angers, a démontré pour sa part que le DEET inhibait une enzyme clé du système nerveux central, l’acétylcholinestérase. Le Professeur Lapied, qui a obtenu ces résultats suite à des tests in vitro sur des cellules d’insectes et de mammifères, indique que « le mode d’action est identique à celui des insecticides organophosphorés et des carbamates (aujourd’hui interdits en Europe) et met en évidence les effets neurotoxiques de la substance ».
 
Selon lui « le DEET représente un danger à des niveaux de concentration élevés, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants ». Des études antérieures avaient par ailleurs montré le rôle possible qu’aurait joué le DEET, combiné à un antidote contre les gaz toxiques, dans l’apparition du syndrome de la Guerre du Golfe, induisant maux de tête et cancer du cerveau parmi les vétérans.
 
Alors que des études complémentaires sont en cours afin de cerner plus en détail la toxicité du DEET, il est recommandé aux personnes les plus vulnérables, femmes enceintes et enfants en premier lieu, de recourir à un moustiquaire ou à la citronnelle.
La rédaction CareVox
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
1 vote
par Nico (IP:xxx.xx0.90.43) le 18 août 2009 a 23H31
Nico (Visiteur)

Facile d’utiliser une moustiquaire en se baladant dans la rue et la citronnelle son efficacité est plus que faible. Pour le DEET on a un bon recul d’utilisation, pas d’effet cancerogène ni mutagène sur l’animal. une etude en double aveugle en thailande avec 900 femmes enceintes a comparé placebo contre application de DEET à 20% pendant le 2ème et 3ème trimestre et les enfants ont été ensuite suivis pendant un an : pas de différences ni en prématurés ni morts nés ni avortements ni retard de croissance ou autres une fois nés ref Mcgready r et coll "safety of insect repelent DEET in pregnancy" Am J Trop Hyg 2001 ; 65 (4) 285-289. Alors c’est sur qu’a haute dose c’est toxique mais on ne se tartine pas avec .

2 votes
par °+°+°+°+ (IP:xxx.xx4.34.8) le 14 octobre 2009 a 16H10
°+°+°+°+ (Visiteur)

Merci pour votre mise au point !!

Jusqu’à présent je n’ai pas pu me procurer l’article du l’angevin auteur de cette "alerte" à la dangerosité du DEET.... On ne peut donc pas savoir dans quelles conditions il a réalisé son travail et si ces conditions sont pertinentes et réalistes.

Bonnes gens, croyez-moi, il vaut mieux avoir une chance sur 1.000.000 d’avoir un cancer dans 40 ans qu’une chance sur 50 de revnir de vacances avec le palu......