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Les médicaments, responsables d’1 accident de la route sur 30
Les médicaments, responsables d'1 accident de la route sur 30
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17 novembre 2010 | 4 commentaires
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Les médicaments, responsables d’1 accident de la route sur 30

Les médicaments, responsables d'1 accident de la route sur 30

Une étude française de grande envergure, associant les chercheurs, les services sanitaires, l’assurance maladie et les services de police, a permis pour la première fois de quantifier les accidents de la route pouvant être attribués à la prise de médicaments. Le chiffre est de 3,3%.

3,3% des accidents de la route seraient directement liés à la prise de médicaments comportant un pictogramme de niveau 2 ou de niveau 3. Autrement dit des médicaments présentant un réel danger au volant, tels que les somnifères (de type Stilnox, Imovane), qui continuent a être pris par des automobilistes malgré la mention « Ne pas conduire » figurant clairement sur l’emballage (!), mais également les antiépileptiques (du type Depakine, Neurontin), les tranquillisants (tels que Valium, Lexomil), les antidépresseurs (à l’image du Prozac, Deroxat) et les substituts à l’héroïne (comme le Subutex).

Ceux-ci affectent les capacités de conduite à des degrés divers : somnolence, modifications du comportement, vertige, troubles de la coordination ou de la vue. C’est une étude coordonnée par l’unité bordelaise de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS), la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) et l’Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS) qui est parvenue à ces résultats. Et les auteurs du rapport l’affirment sans ambages : La consommation de ces médicaments augmente significativement le risque d’être responsable d’un accident. L’enquête a été publiée dans la revue PloS Medecine le 16 novembre dernier.

Elle a pu être effectuée grâce aux données de plus de 70 000 conducteurs impliqués dans un accident corporel entre 2005 et 2008, mais également grâce au concours de la police nationale qui a accepté de croiser ses fichiers recensant les automobilistes accidentés avec ceux de la sécurité sociale, qui font mention de la nature d’éventuels médicaments administrés. Verdict pour L’Express : « Si les conducteurs lisaient mieux les notices de leurs médicaments, on compterait 3 000 blessés et 140 tués de moins sur les routes ».
 

La rédaction CareVox
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Commentaires
1 vote
par jrab (IP:xxx.xx2.169.83) le 17 novembre 2010 a 20H50
jrab (Visiteur)

si les médicaments cités sont a l’origine d’accident pourquoi ne pas mentionner qu’il est _interdit_ de conduire

1 vote
par Cyril (IP:xxx.xx6.107.180) le 17 novembre 2010 a 21H28
Cyril (Visiteur)

C’est mentionné, mais les français sont assez champions dans le registre du "je m’en foutisme".

1 vote
par Julie (IP:xxx.xx6.77.195) le 17 novembre 2010 a 23H07
Julie (Visiteur)

Je suis epileptique, je suis sous traitement (niveau 2). Pour autant je conduis mais j’ai un permis de conduire temporaire et je dois passer tous les 5ans devant une commission pour le renouvellement. Rendez-vous qui me coute en passant 35€ (non remboursé !)

0 vote
par micoceju (IP:xxx.xx3.51.213) le 17 mars 2013 a 16H48
micoceju (Visiteur)

notre fils de 18 ans à perdu la vie dans un accident de la circulation causé par un sénior sous traitement médical lourd. Plusieurs médicaments pour plusieurs pathologies. Aucune loi l’oblige à passer devant une commission pour renouveler son permis. Combien de personnes comme lui sont susceptibles de provoquer des accidents. On sort des lois pour pour conduite sous l’emprise d’alcool ou de drogue, mais pas pour les médicaments. Est-ce normal ?