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Les fuites d’urines précoces et tardives après une adénomectomie
Les fuites d'urines précoces et tardives après une adénomectomie
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26 octobre 2009
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Françoise, 14 articles (Kinésithérapeute)

Françoise

Kinésithérapeute
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Les fuites d’urines précoces et tardives après une adénomectomie

Les fuites d'urines précoces et tardives après une adénomectomie

L’adénomectomie désigne en urologie, l’ablation d’une tumeur sur la glande de la prostate qui peut provoquer une gène lorque la personne urine. Cette opération est habituellement bien tolérée mais peut provoquer des fuites d’urine suite à l’intervention chirurgicale.

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Les fuites d’urines précoces et tardives après une adénomectomie

La distinction entre fuites précoces et tardives correspond assez bien aux réalisations cliniques.

1. Lorsque le malade perd ses urines à l’ablation de la sonde urétrale.

Plusieurs éventualités doivent être envisagées :

L’incontinence de stress : l’incontinence de stress et les mictions impérieuses peuvent se voir dans le post-opératoire immédiat. Elles sont souvent associées à la cicatrisation de la loge prostatique et disparaissent dans les semaines qui suivent l’intervention. Ces complications surviennent dans 6 à 10 % des cas.

•Les fuites d’urines par regorgement : elles procèdent soit d’un obstacle cervical, telle une sclérose cervico-prostatique précoce, soit de la présence de tissu prostatique résiduel. Le diagnostic nécessite la recherche clinique d’un globe vésical, la mesure du résidu et une urétrographie rétrograde.

• Les fuites par contractions anarchiques du détrusor ou mictions impérieuses doivent être évoquées une fois affirmée la liberté de la filière cervico-urétrale.

2. Lorsque les fuites persistent à distance de l’intervention.

Un examen urologique complet est indispensable.

Cet examen doit comprendre un examen clinique urologique et neurologique.

L’examen neurologique est indispensable afin d’éviter une intervention prostatique pour des troubles urinaires d’origine neurologique. Plus que de fuites après prostatectomie proprement dite, il s’agit alors de fuites neurogènes, éventuellement aggravées par l’intervention chirurgicale et de pronostic réservé car de traitement très difficile.

• L’instabilité vésicale par contractions anarchiques du détrusor ou mictions impérieuses, soupçonnées sur les données de l’interrogatoire (précession du besoin d’uriner sur les fuites) est affinée par la cystométrie. Une étiologie précise ayant été éliminée, cette instabilité peut être traitées médicalement par les anticholinergiques en l’absence de contre-indications d’ordre général.

L’incontinence par altération du système sphinctérien distal peut être isolée ou associée aux manifestations précédentes :

- isolée, elle se traduit par des pertes d’urines sans contraction vésicale, ni altération de la perméabilité urétrale, tantôt modérée à la toux et à la fatigue en position debout, ailleurs permanentes diurnes et nocturnes.

- elle peut être associée à une instabilité vésicale et surtout à un obstacle cervical ou urétral.

La survenue d’une incontinence urinaire après adénomectomie corrspond à plusieurs mécanismes distincts :

- immédiatement après l’ablation de la sonde, les causes les plus fréquentes sont les mictions par regorgements et l’instabilité vésicale dont les effets sont majorés par le retard à la mise en jeu du système sphinctérien distal et le foyer inflammatoire de la loge d’adénomectomie. Dans les deux cas, le traitement est le plus souvent extrêmement efficace.

- à distance de l’intervention, si certains cas relèvent d’une instabilité vésicale accessible à la thérapeutique, nombreux sont ceux qui relèvent d’une altération plus ou moins étendue du système sphinctérien associé éventuellement à une sclérose obstructive du col ou de l’urètre postérieur.

Les principes de la rééducation vont donc tenir compte de ces orientations diagnostiques et tenter d’améliorer le confort post-opératoire du patient par un traitement périnéal pré-opératoire approprié.

 
 
 
 
Françoise

POST-SCRIPTUM

SOURCES

  • Third National Congress of the research group in rehabilitation of urogynecology and digestive pathology. A. J. Thiry
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