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Les dépassements d’honoraires divisent les médecins
Les dépassements d'honoraires divisent les médecins
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30 mai 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Les dépassements d’honoraires divisent les médecins

Les dépassements d'honoraires divisent les médecins

Les négociations entre médecins, Assurance-maladie et complémentaires ont actuellement cours. Celles-ci s’annoncent tendues sur la question délicate des dépassements d’honoraires des praticiens. Ce phénomène, de plus en plus mal vécu par les français, est devenu un dossier brûlant qui divise les différents acteurs. Pour certains, l’idée d’un secteur aux dépassements limités et pris en charge par les mutuelles serait l’esquisse d’une solution.

Le gouvernement, l’Assurance-maladie, les syndicats de médecins, les complémentaires santé sont unanimes sur un point : le problème des dépassements d’honoraires est devenu incontournable. Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Assurance-maladie, est même monté en première ligne : « La question de l’accès aux soins est posée. Nous tirons la sonnette d’alarme ». Et selon Etienne Caniard, président de la Mutualité française, « nous vivons dans la fiction d’un taux de remboursement du régime obligatoire qui ne correspond plus à la réalité ».

Les dépassements ont atteint un montant de 2,5 milliards d’euros en 2010, et le taux de dépassement est passé de 25% du tarif opposable en 1990 à 54% l’an passé. Pour l’essentiel, ces dépassements concernent les spécialistes, et aux premier rang les gynécologues, les pédiatres, les chirurgiens, les anesthésistes, les obstétriciens et les ophtalmologues. Nombre d’entre eux, en effet, choisissent de passer en secteur 2, autorisant les dépassements d’honoraires (contrairement au secteur 1, où le tarif conventionné est remboursé par la Sécurité sociale).

Comment résoudre le problème ? L’Assurance-maladie, les complémentaires et certains syndicats penchent pour un secteur optionnel, reprenant certaines caractéristiques des deux secteurs existants. Dans ce schéma, déjà abordé par les intervenants en 2009, certains dépassements autorisés et limités seraient prise ne charge par les complémentaires. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, voit cette solution d’un œil favorable. Les médecins sont cependant divisés… jusqu’à leurs syndicats. Si la CSMF, par la voix de son président Michel Chassang, se dit prêt à négocier, Le Bloc, quant à lui, fait savoir par le biais de Philippe Cuq, qu’il est « opposé au secteur optionnel ».
 

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