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Le vieillissement, c’est aussi dans la tête !
Le vieillissement, c'est aussi dans la tête !
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26 mars 2012 | 3 commentaires
Auteur de l'article
Jean-Marie Habar, 19 articles (Médecin retraité)

Jean-Marie Habar

Médecin retraité
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Le vieillissement, c’est aussi dans la tête !

Le vieillissement, c'est aussi dans la tête !

On sait qu’un certain nombre de perturbations du fonctionnement cérébral favorisent ou accélèrent le vieillissement. Un certain nombre d’entre elles ont fait l’objet de travaux récents. Une fois ces causes repérées, la difficulté est d’apporter des aides aux personnes souffrant de ces troubles en dehors des solutions pharmacologiques.

Le stress

De nombreuses études montrent qu’il existe un lien entre le stress psychologique et le vieillissement cérébral, en particulier cognitif. Une étude américaine montre que les personnes avec un état de stress post-traumatique avaient un risque deux fois plus élevé de développer une « démence » que celles qui sont sans état de stress post-traumatique. Cependant, on constate que l’engagement dans une activité physique améliore la mémoire épisodique. Il n’y a par contre aucun lien entre le stress et le score de vocabulaire.

La dépression

Que les dépressifs soient mal portants, cela semble évident. Une étude récente montre que l’altération de leur état de santé peut provoquer un « vieillissement prématuré » au point qu’un dépressif de plus de 40 ans a autant de troubles qu'une personne de 80 ans. En fait à force d'être deux fois plus malades que tout le monde, les grands déprimés s'usent précocement. « Le jeune dépressif ayant entre 20 et 29 ans présente autant de troubles de santé que l'adulte non dépressif âgé de 45 à 59 ans, et la dépressive de 45 à 59 ans a autant de troubles que la personne âgée de 80 ans ou plus non dépressive » écrivent Annick Le Pape et Thérèse Lecomte du Centre de recherche, d'étude et documentation en économie de la santé (Credes).

Les pathologies qui touchent les grands dépressifs sont identiques à celles de l'ensemble de la population, mais avec une fréquence accrue. Ils « souffrent trois fois plus de troubles digestifs (ulcères gastro-duodénaux, pathologies vésiculaires, constipation), génito-urinaires (cystites, troubles des règles et de la ménopause) ou cardio-vasculaires (atteintes cérébro-vasculaires), deux fois plus de maladies infectieuses et parasitaires (maladies virales surtout), de métabolisme (thyroïde, obésité, troubles de divers métabolites), de maladies du système nerveux (paralysies) de maladies ostéo-articulaires et de maladies ophtalmologiques. Les écarts existent toujours, mais sont plus modérés, pour les lésions traumatiques et les maladies de la peau », écrivent encore Annick Le Pape et Thérèse Lecomte.

La question que l’on peut légitimement se poser est celle de l’œuf et de la poule, en d’autre terme est-ce la maladie qui crée la dépression ou l’inverse ? Selon les auteurs : « Il est probable que certaines maladies sont cause d'un état dépressif réactionnel, on peut citer (") les cancers, les états douloureux chroniques ou les maladies neurologiques progressivement invalidantes, notent les auteurs. Mais d'autres troubles comme les pathologies rachidiennes et l'obésité sont l'expression même de l'état dépressif. »

Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil ont des répercussions négatives bien connues sur la santé, parmi lesquelles le manque de concentration ou des risques accrus d'accidents. Mais l’utilisation de somnifères perturbe gravement la santé.Une étude américaine, publiée par le British Medical Journal Open, montre que la consommation, d’hypnotiques, même occasionnelle induiraient une augmentation de la mortalité et de la survenue de cancers. Selon ces auteurs, entre 18 et 132 prises par an, le risque de décès serait quadruplé voire quintuplé au-delà de ce chiffre. Les utilisateurs d’hypnotiques à hautes doses verraient également leur risque de cancers – tous types confondus – accru de 35 %.

La difficulté est encore accrue si l’on considère que ces trois perturbations : stress, dépression et insomnies peuvent être associées à un degré divers chez un même individu. La question que l’on peut légitimement se poser est : quelles sont les solutions en dehors d’une prise en charge médicamenteuse parfois nécessaire.

Pour lutter contre le stress, on se calme !

Le stress est devenue sans conteste l’affection vedette, qui perturbe le bien être de nos contemporains.

Du coup la « gestion » du stress est dedans une préoccupation sociale majeure et l’objet d’un certain nombre de méthodes plus ou moins sérieuses, dont l’acquisition peut être une source de revenus non négligeable pour certains organismes ou officines.

Le nombre de méthodes proposées rend totalement illusoire la tentative d’un inventaire exhaustif.

Pour faire simple et ne citer que celles qui sont utilisables par chacun, sans le support de technologies plus ou moins sophistiquées et contestables nous dirons qu’en première analyse, on peut retenir deux types de méthodes : qui sont soit corporelles, soit mentales et qui dans bien des cas associent les deux approches.

Les techniques respiratoires

Elles sont en fait les plus simples, utilisables partout et en toutes circonstances.

La respiration naturelle est abdominale, elle est naturellement apaisante. Elle doit être ample pour faire circuler l’air sans le bloquer, alors que le stress a tendance à accélérer la respiration et à la rendre plus superficielle. Maîtriser sa respiration permet une meilleure oxygénation cérébrale ce qui est favorable dans la prévention du vieillissement et entraîne une diminution de la tension.

Les techniques de relaxation

Elles sont nombreuses et sont en quelque sorte souvent dérivées du « training autogène de Schultz ». Cette méthode et un certain nombre de celles qui en découlent reposent sur une maîtrise des réactions physiologiques par l’autosuggestion. Ainsi la technique de Jacobson se concentre sur la perception et le contrôle des tensions musculaires par des exercices de contraction - décontraction.

Ce type de méthode peut être renforcée par un « biofeedback » thermique, électromyographique ou vasomoteur : relié à des appareils électroniques pouvant mesurer la chaleur de la peau, la tension musculaire, la tension artérielle ou le pouls. Ainsi le sujet peut visualiser sous formes d’ondes, de signaux lumineux ou de signaux sonores les tensions présentes dans son corps. Ces appareils techniques permettent en outre de constater immédiatement, de, façon objective, la possibilité d’agir sur ces fonctions automatiques devenues conscientes.

La sophrologie

La sophrologie est une technique de relaxation, très proche des précédentes, s'apparentant à l'hypnose, mais nécessitant l’intervention d’un sophrologue. La sophrologie repose surtout sur des exercices mentaux et respiratoires, des visualisations et certains exercices corporels. En ce sens, la sophrologie pourrait faire partie des thérapies dites, psycho corporelles.

La méditation

La méditation permet de « se distancer un peu de ses émotions, sensations et pensées afin d’entrer dans ce que l’on pourrait appeler un état de silence, d’être, tout simplement ». À ce point de vue, la méditation participe à une prise de conscience de l’essence même de l’être humain. Accéder à cet état de sérénité et d’harmonie implique une pratique régulière et souvent un accompagnement spécifique.

Contre la dépression bougez et riez !

Une étude récente montre que 30 minutes d’exercice vigoureux trois fois par semaine soulagerait une dépression majeure aussi efficacement que les médicaments. De plus le taux de rechute serait nettement plus faible dans le cas de l’exercice physique sans médication, pourvu que la personne continue à faire ses exercices. Pas légèrement inférieur, mais 4 à 5 fois plus faible ! Le risque de rechute est encore plus faible et diminue de moitié pour chaque tranche de 50 minutes d’exercice supplémentaire par semaine.

Le rire serait efficace pour soigner la dépression chez les aînés

Des chercheurs ont montré l’efficacité de la thérapie par le rire pour traiter la dépression et améliorer la mémoire, la qualité de vie et le sommeil chez des sujets de 65 ans et plus. Les premiers résultats de cette étude semblent très prometteurs et encouragent donc à la poursuivre sur une plus longue durée et sur divers paramètres du vieillissement.

Pour lutter contre les troubles du sommeil dormez ! mais sans hypnotiques

La recommandation pour mieux dormir serait de respecter les mêmes horaires de lever et de coucher tous les jours, week-ends compris.. Dans la vie quotidienne, une telle régularité n’est pas toujours possible. Selon Maxime Elbaz, responsable technique du centre du sommeil de l'Hôtel Dieu, une bonne solution, serait : « pour éviter la dette de sommeil, faites la sieste ».

Idéalement « Il faut pouvoir s'isoler dans un lieu calme », convient le spécialiste. On pense alors tout de suite aux toilettes, mais on peut aussi opter pour la « sieste-parking ». Deux méthodes sont offertes : soit la vraie sieste, de 15 à 20 minutes, soit la sieste-flash, d'environ 5 minutes.

Il faut bien reconnaître qu’au quotidien, en particulier dans le contexte socioprofessionnel actuel qu’une telle pratique est difficile à mettre en œuvre. Cependant, certaines entreprises ont bien intégré cette problématique et mettent à disposition des salles de repos ce qui a amélioré l’efficacité du personnel et la productivité de l’entreprise.

« Il faut être attentifs aux signes »

En pratique « Pour la sieste, mettez votre portable à sonner », conseille Maxime Elbaz, afin d'éviter « le phénomène d'inertie du sommeil », pour éviter d’être dans le pâté, au réveil. Quant au sommeil-flash, « ça se travaille », explique-t-il. Les centres spécialisés proposent notamment des ateliers avec des sophrologues. Le problème : « actuellement le délai pour une consultation est d'environ un an ».

Pour maîtriser son sommeil. « Il faut être attentif aux signes », recommande Maxime Elbaz., et ne pas attendre, car dès les premiers bâillements et autres yeux qui piquent, vous ne disposez que d'un quart d'heure avant que le cycle de sommeil ne passe. Et il faudra attendre 1h30 avant le suivant.

JMH
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Mots-clés :
Vieillissement
Commentaires
4 votes
par parkway (IP:xxx.xx8.112.169) le 26 mars 2012 a 13H52
parkway (Visiteur)

je voudrais aussi apporter ma petite contribution ;

diabétique souffrant de vertiges de menière, j’étais dans la fatigue en permanence.

j’ai abandonné tous les médicaments contre les vertiges depuis 1 an et demi et je ne me couche jamais plus avant 23 h et souvent je tarde jusqu’à 1 h du matin ( lecture ou télé).

Je n’ai plus d’insomnies, plus de choses bizarres dans le cerveau, il m’arrive même de réfléchir...

et je ne vais probablement pas voter sarkozy !!! y’à qu’à voir, si c’est pas une preuve, ça !

mes vertiges sont terminés : je peux me pencher comme je veux dans toutes les positions (c’est ma femme qui est contente...)

bref que du bonheur et lje pense continuer !

2 votes
par L'enfoiré (IP:xxx.xx1.9.65) le 26 mars 2012 a 17H55
L'enfoiré (Visiteur)

Mourir, cela n’est rien, mais vieillir,... chantait Jacques Brel. Garder la tête saine, c’est le plus important. Même si ce n’est pas nécessairement lors du vieillissement le syndrome d’Alzheimer est le plus dangereux dans la vieillesse. http://vanrinsg.hautetfort.com/arch...

0 vote
par Ralph Eltabet (IP:xxx.xx5.153.111) le 29 mars 2012 a 14H23
Ralph Eltabet, 1 article (Sophrologue Relaxologue)

Sophrologue de formation, je confirme que la sophrologie est d’une aide précieuse pour lutter contre les troubles du sommeil, certaines phobies et le stress.

La pensée positive est évidemment bénéfique, les efforts physiques et une bonne hygiène de vie permettent de rester en bonne santé le plus longtemps possible.

Ralph Eltabet - sophrologue : http://www.ralpheltabet-sophrologue.fr/