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Le tribunal applaudit l’accro au sexe et au jeu
Le tribunal applaudit l'accro au sexe et au jeu
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1er avril 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Le tribunal applaudit l’accro au sexe et au jeu

Le tribunal applaudit l'accro au sexe et au jeu

Didier Jambart a réussi à prouver que Requip, qu’il prenait pour lutter contre la maladie de Parkinson, avait entrainé chez lui une addiction au sexe et au jeu. Et c’est donc pour la première fois de son histoire que le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline, fabricant du médicament, a été condamné à verser des indemnités à un malade.

Les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) devront verser plus de 100 000 euros à Didier Jambart, ce patient devenu accro au sexe et au jeu après avoir consommé du Requip, un médicament destiné à vaincre la maladie de Parkinson en stimulant une production de dopamine. L’homme de 52 ans, qui a obtenu gain de cause au tribunal de Nantes, n’a pas tardé à afficher sa satisfaction : « C’est une très grande victoire personnelle et pour toutes les victimes du Requip. Je tiens à dire que le combat continue pour toutes les personnes qui n’osent pas se faire connaitre ». GSK, jugé pleinement responsable des effets secondaires constatés chez Didier Jambart, devra verser à ce dernier 117 100 euros de dommages et intérêts, auxquels s’ajoute la somme de 11 316 euros qui devra échoir à la CPAM de Loire-Atlantique.

Une notice mentionnant les effets indésirables est certes délivrée avec le Requip, mais depuis 2006 seulement, et le mari et père quinquagénaire, qui avait consommé ce médicament de 2003 à 2005, n’a donc pu en prendre connaissance. Au bout de deux ans de traitement, il s’est retrouvé ruiné et traumatisé. Il aura trouvé son seul salut dans le soutien sans faille de sa famille, contre vents et marées. Les deux avocats du plaignant, Maître Gérard Marot et Maître Antoine Béguin, ont pour leur part salué « une première en France ouvrant une perspective d’espoir pour toutes les personnes qui ont pris du Requip ». Et effectivement, les deux hommes du barreau d’Angers ont été contactés ces dernières semaines par d’autres victimes du médicament. Selon le neurologue Pierre Pollak, 15% des patients parkinsoniens prenant des médicaments dopaminergiques développeraient des troubles du comportement. Après la crise du Mediator, assiste-t-on aux prémices d’une affaire pour les laboratoires GSK ?
 

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