Le LSD, un remède contre l’alcoolisme ?

Le LSD serait-il un traitement efficace contre l’alcoolisme ? Des chercheurs norvégiens viennent de montrer que ce psychotrope hallucinogène puissant a un effet durable contre la dépendance à l’alcool. Leur étude, publiée dans le Journal of Psychopharmacy, suggère qu’une dose de cette drogue psychédélique a un effet suffisamment efficace chez les patients alcooliques pour les préserver de toute tentation de rechute, parfois pendant plus de 40 ans.
Le psychologue Pål-Ørjan Johansen et le chercheur Teri Krebs, du département d’études neurologiques de l’Université de Science et de Technologie de Trondheim, en Norvège, sont parvenus à des conclusions pour le moins stupéfiantes après s’être plongés dans des études des années 50, 60 et 70 menées sur 500 jeunes patients alcooliques. Et celles-ci comportent des travaux indiquant qu’une dose de LSD (comprise entre 210 et 800 microgrammes) a aidé, dans 59% des cas et en complément d’une psychothérapie, des alcooliques à s’abstenir durablement de toute tentation d’une boisson alcoolisée (en parallèle chez les patients bénéficiant d’un autre traitement, une abstinence a été remarquée chez seulement 38% d’entre eux).
Chez les cobayes au LSD, l’abstinence à l’alcool a varié d’une période allant de six mois à des dizaines d’années. Et c’est avec étonnement que les chercheurs, en compilant les données, se sont aperçus que plusieurs des patients en question n’ont plus bu une seule goutte d’alcool durant les 40 années qui ont suivi la prise de cette fameuse dose de LSD. Pål-Ørjan Johansen et Teri Krebs en sont désormais convaincus : « Soigner son alcoolisme requiert de changer la perception qu’on a de soi. C’est ce que fait le LSD ». Cette drogue, classée parmi les hallucinogènes les plus puissants, porterait-elle ses fruits en agissant sur la perception et la conscience des alcooliques ? Si les deux chercheurs norvégiens ne doutent pas de l’efficacité de la méthode, ils invitent en revanche à la prudence, car les effets d’un tel traitement sur le très long terme sont inconnus.
Rappelons que le LSD est un psychotrope découvert en 1938. Si ce produit illicite a suscité de nombreux espoirs dans l’univers scientifique et médical (il a été utilisé dans les années 60 pour traiter divers troubles psychiatriques, des névroses anxieuses et des phobies), les experts ont constaté qu’il avait des effets néfastes sur la santé, notamment au travers des effets secondaires graves qu’il peut occasionner. La découverte remise sur le devant de la scène dans les laboratoires de l’université de Trondheim devrait toutefois intéresser les chercheurs français, l’hexagone étant touché de plein fouet par le fléau de l’alcoolisme, qui y occasionne 45 000 décès par an.
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très bon "des conclusions pour le moins stupéfiantes "...

"au travers des effets secondaires graves qu’il peut occasionner"
Lesquels ?

rester " perché "par exemple ,mais je pense que les doses pour arrêter l’alcool sont surement assez faibles ,mais cet article est beaucoup trop imprécis sur le sujet .
Que le LSD permette cela pourquoi pas. Mais quel intérêt de chercher autre chose potentiellement dangereux alors que l’on connait l’efficacité du baclofène qui lui permet de s’affranchir de la dépendance.
S. Imbert - Association BACLOFENE - http://www.baclofene.org

D’après l’article une prise suffit ...









