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La téléexpertise en neurochirurgie au service des urgentistes
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4 avril 2012
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La téléexpertise en neurochirurgie au service des urgentistes

La téléexpertise en neurochirurgie au service des urgentistes

53 hôpitaux (AP-HP et hors AP-HP) utilisent la téléexpertise en neurochirurgie, mise en place par le réseau Télémédecine en Ile-de-France (TELIF). Le principe est l’envoi de données médicales par les urgentistes vers des experts de la grande garde de neurochirurgie afin d’obtenir une aide au diagnostic et de limiter les transferts inutiles de patients.

Depuis 1994, les urgentistes peuvent faire appel à la téléexpertise lorsqu’ils sont confrontés à des urgences neurochirurgicales. Il s’agit de l’envoi de données médicales et d’images radiologiques d’un patient, grâce au programme informatique sécurisé TELIF (réseau de télémédecine en Ile de France), à des médecins experts de la grande garde de neurochirurgie afin d’obtenir un avis médical adapté. La grande garde est assurée à tour de rôle par sept hôpitaux*.

Elle est dédiée à toutes les urgences neurochirurgicales de la région parisienne, des traumatismes crâniens aux tumeurs cérébrales, en passant par les sciatiques paralysantes. Les neurochirurgiens de l’AP-HP ont été pionnier en matière de téléexpertise. En Ile-de-France, 53 sites sont équipés de ce système dont tous ceux de l’AP-HP.

L’intérêt majeur est de limiter les transferts inutiles de patients. En effet, « il arrivait fréquemment que des patients étaient transférés à la grande garde car les urgentistes pensaient qu’un avis chirurgical était nécessaire alors que ce n’était pas le cas. Du coup, on renvoyait les patients vers l’hôpital d’origine », explique le Pr Philippe Decq, chef du service de neurochirurgie du groupe hospitalier Henri-Mondor et coordinateur de l’observatoire de la grande garde.

Avec la téléexpertise, les patients sont transférés à la grande garde uniquement si le neurochirurgien le juge nécessaire. Celui-ci fait part de son avis par un appel téléphonique. « Le système répond globalement aux attentes mais il gagnerait à utiliser les nouvelles technologies », précise Philippe Decq.

Actuellement, la téléexpertise en neurochirurgie, encore non reconnue comme acte médical, est en cours de révision afin d’optimiser davantage ce service, qui, du reste, fait ses preuves.

* Pitié-Salpêtrière (75), Beaujon (92), Bicêtre (94), Henri-Mondor (94), Necker Enfants-Malades (75), Lariboisière (75) et Sainte-Anne 75 (Centre hospitalier hors AP-HP)

Charlène Catalifaud

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