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La radioactivité ou l’avenir de l’imagerie médicale
La radioactivité ou l'avenir de l'imagerie médicale
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9 juin 2015
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Edouard Savonat, 8 articles (Rédacteur)

Edouard Savonat

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La radioactivité ou l’avenir de l’imagerie médicale

La radioactivité ou l'avenir de l'imagerie médicale

Interviewé par la webtv du Conseil Scientifique Santé et Energie d’EDF, le Professeur Martin Schlumberger, chef du service de médecine nucléaire à l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif rappelle les avantages médicaux des rayonnements ionisants à la fois pour diagnostiquer et soigner les patients atteints de tumeurs cancéreuses. En effet, si de nombreux progrès restent à accomplir, la radioactivité présente de nos jours de réels bénéfices dans plusieurs domaines comme la radiothérapie, le diagnostic ou l’imagerie médicale. 

L'imagerie médicale tout d'abord est certainement l'un des domaines de la médecine qui a le plus progressé ces vingt dernières années. Un diagnostic de localisation d'une lésion cérébrale qui nécessitait auparavant un examen clinique long et minutieux par un neurologue expérimenté se fait aujourd'hui avec une précision millimétrique grâce au scanner ou à l'imagerie par résonance magnétique (IRM). L'utilisation des rayons ionisants permet non seulement un meilleur diagnostic mais offre aussi de nouveaux espoirs de traitement pour de nombreuses maladies comme les cancers ou l'épilepsie. Utilisés aujourd'hui de manière régulière, ils ont déjà permis le diagnostic de millions de patients et présentent des perspectives d’évolution technologique considérables.

Le Pr Martin Schlumberger estime en effet que ces techniques d’imagerie médicale permettront à terme d’obtenir toutes les informations sur la tumeur traitée sans aucune intervention ni acte chirurgical agressif. Comme il l’explique lui-même, "ce que l’on espère à terme, c’est d’avoir des imageries fonctionnelles, capables d’explorer les propriétés des tumeurs in vivo chez le malade. Explorer le malade grâce à l’injection de traceurs spécifiques sans faire de biopsie ou de chirurgie permettrait ainsi étudier les propriétés de la tumeur et de ses métastases dans l’organisme lui-même, en évitant tout acte agressif. Il faut pour cela trouver des supports financiers, des laboratoires ou des industriels qui développent ces traceurs radioactifs ainsi que les machines avec lesquelles travailler".

La radiothérapie permet quant à elle via l’utilisation d’isotopes radioactifs (l’iode 131 ou le radium 223 par exemple), de traiter des maladies thyroïdiennes ou des métastases osseuses résultant de cancers, sans pour autant présenter le moindre risque pour la santé des patients. "Il existe tout un éventail d’isotopes radioactifs utilisés en médecine, la question est de savoir s’ils sont dangereux ? La réponse est non, s’ils étaient dangereux et s’ils mettaient la vie des patients auxquels ils sont injectés, ils ne seraient pas utilisés", affirme le Pr Schlumberger.

Preuve s'il en était besoin, dans le cas des cancers thyroïdiens, la guérison est obtenue dans plus de 85% des cas et un contrôle est effectué 9 à 12 mois plus tard par une échographie du cou. La rechute à long terme est estimée à moins de 1%. "Selon les recommandations européennes et américaines, le traitement du cancer de la thyroïde repose sur une ablation totale de la glande (thyroïdectomie), assortie d'une ablation des ganglions lymphatiques situés à proximité de la glande en cas de cancer papillaire ou médullaire", décrit le Pr Schlumberger sur le site Notre Famille. Les complications de la chirurgie son rares et le plus souvent transitoires : paralysie locale de la face et hypocalcémie. Le traitement esuyt complété dans ce cas par l'iode 131 et les hormones thyroïdiennes pour compenser l'absence de glande.

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