Accueil du site
> Médicaments & Soins > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
La nicotine, substance miracle pour de vrais coupe-faim ?
La nicotine, substance miracle pour de vrais coupe-faim ?
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
14 juin 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

La nicotine, substance miracle pour de vrais coupe-faim ?

La nicotine, substance miracle pour de vrais coupe-faim ?

La nicotine, qui a un effet anorexigène, fait perdre l’appétit. Des chercheurs américains savent désormais pourquoi et se montrent optimistes sur la confection future de médicaments visant à perdre du poids. Il leur faudra analyser davantage les effets secondaires de certains produits anti-obésité actuels qui se sont par ailleurs souvent révélés inefficaces.

Peu l’ignoraient jusqu’à présent : Les personnes qui arrêtent de fumer prennent bien souvent du poids, et ce en raison de l’absence de nicotine qui a pour effet une réduction de l’appétit. La nouveauté, c’est que nous savons désormais pourquoi. Une équipe de chercheurs du Baylor College of Medicine et de l’Université de Yale, aux Etats-Unis, vient de mettre en lumière le fonctionnement du phénomène. Et ce grâce à des expériences menées sur des souris. Selon l’étude, publiée dans la revue Science, la nicotine se fixe à des récepteurs particuliers localisés à la surface de certains neurones de l’hypothalamus : La nicotine active ces neurones qui envoient un signal au cerveau signifiant que le corps est rassasié. Associée à un médicament appelé Cytisine, la nicotine a diminué la prise alimentaire chez les souris jusqu’à 50%.

Selon les auteurs de l’étude, chapeautée par Marian Picciotto et Mariella De Biasi, cette découverte pourrait représenter un grand pas dans la recherche sur de nouvelles molécules coupe-faim : Sous réserve d’une expérience prometteuse sur des humains, ces constatations ouvrent la voie à un nouveau type de médicaments pour maigrir. Cette perspective intervient alors que la plupart des médicaments anti-obésité se sont révélés être un échec, présentant parfois des effets secondaires graves. Et c’est sur ce dernier point que les chercheurs vont procéder à des évaluations. Il existe en effet des risques de nausées, de modifications du comportement sexuel ou de la dépense énergétique.
 

Inscrivez-vous à la newsletter !
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté