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La Libye va accueillir de nouvelles infirmières bulgares
La Libye va accueillir de nouvelles infirmières bulgares
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5 septembre 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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La Libye va accueillir de nouvelles infirmières bulgares

La Libye va accueillir de nouvelles infirmières bulgares

La Bulgarie a pris la décision d’envoyer du personnel médical en Libye, en accord avec ses partenaires, dont la France. Cela ce fera non sans douleur. Comme l’estime Svetoslav Terziev, éditorialiste du quotidien bulgare Sega, « L’affaire des infirmières bulgares est encore dans toutes les têtes. Il faudrait songer à rétablir des liens de confiance entre Sofia et Tripoli ».

La situation en Libye, où des escarmouches ont encore lieu, n’est pas encore tout à fait éclaircie. Les pays de l’Alliance atlantique préparent pourtant déjà activement la période de l’après conflit en insistant sur l’aide dont devra bénéficier le pays, libéré de Mouammar Kadhafi. Et le message a bien évidemment été reçu en Bulgarie, où le Premier ministre Boïko Borissov a fait part de son enthousiasme : «  Sofia contribuera tout logiquement à aider, avec ses partenaires, le peuple libyen pour surmonter au plus vite les conséquences du conflit ». Les bulgares ont ainsi annoncé qu’ils enverraient du personnel médical et des médicaments.

Ironie de l’histoire, cette décision ravive de bien mauvais souvenirs. Car en effet, la Bulgarie, qui garde en mémoire l’épisode des "infirmières bulgares" ayant exercé à Benghazi dans un cadre humanitaire, a eu une expérience toute particulière dans ce domaine. Accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants en 1998, cinq infirmières bulgares (Kristiyana Valtchéva, Nassia Nénova, Valentina Siropoulo, Valya Tchervéniachka et Snéjana Dimitrova) et un médecin anesthésiste d’origine palestinienne naturalisé bulgare (Ashraf al-Hadjudj) avaient été condamnés à mort en Libye. A l’issue de longues tractations menées par l’Union européenne et la proposition d’une indemnisation financière des familles des victimes, leur peine avait finalement été commuée en prison à vie. Extradées, les infirmières ont finalement été graciées à leur retour à Sofia en 2007.

Et Boïko Borissov, bien que disposé à envoyer de nouvelles infirmières bulgares sur le sol libyen, a tenu à rappeler dans le même temps que la page n’est pas tout à fait tournée : «  Il appartient au Conseil national de transition libyen (CNT) de rembourser à la Bulgarie la dette de 56,6 millions de dollars, annulée sous la pression en 2007, mais que l’Etat bulgare est en droit de réclamer à la Libye ». Et le ton du Premier ministre reste virulent : « Kadhafi a exercé un racket sans précédent sur les infirmières. Au total, leur libération a coûté plus de 130 millions de dollars à la Bulgarie ».
 

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