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L’ibuprofène, bientôt remède à la maladie de Parkinson ?
L'ibuprofène, bientôt remède à la maladie de Parkinson ?
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3 mars 2011 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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L’ibuprofène, bientôt remède à la maladie de Parkinson ?

L'ibuprofène, bientôt remède à la maladie de Parkinson ?

Les chercheurs américains de l’Ecole de médecine de l’Université de Harvard en sont convaincus : L’ibuprofène, en vente libre en pharmacie, peut aider à se prémunir d’une apparition de la maladie de Parkinson. Selon leur étude, publiée dans la dernière édition de la revue américaine Neurology, une consommation régulière de l’ibuprofène, un médicament anti-inflammatoire qui soulage la douleur et fait baisser la fièvre, diminuerait en effet de 38% les risques de développer la maladie de Parkinson.

Xiang Gao, membre de l’équipe de scientifique à l’origine des observations, est catégorique : « Pour l’heure, nous ne pouvons pas expliquer avec certitude l’action de l’ibuprofène, mais nos résultats suggèrent que cette substance peut protéger le cerveau ». Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs se sont penchés sur des analyses étayées sur six ans et provenant de 136 197 personnes (98 892 infirmières et 37 305 divers professionnels de santé) impliquées dans une consommation de l’ibuprofène ou d’autres anti-inflammatoires comme l’aspirine. Au bout de cette période, seuls 291 patients avaient développé la maladie de Parkinson.

Des analyses plus approfondies sur ce médicament développé par la pharmacie britannique Boots dans les années 60 ont révélé aux auteurs que les « chances » de développer la maladie de Parkinson pourraient être réduites de 27% à l’échelle de la population mondiale, pour les personnes prenant régulièrement de l’ibuprofène. Le Docteur James Bower, neurologue exerçant à la Mayo Clinic de Rochester, dans le Minnesota, met d’ores et déjà en garde contre une « surconsommation » de ce médicament « peu toxique mais non sans risques » dans le but de contourner Parkinson, les vertus « neuroprotectrices » n’ayant pas encore été clairement identifiées. Il demeure toutefois qu’au vu de la situation actuelle où aucun remède n’existe pour contrer cette maladie, les travaux concernant l’ibuprofène s’avèrent être une piste intéressante.
 

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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx5.162.13) le 4 mars 2011 a 01H15
 (Visiteur)

N’est-ce pas les personnes qui ont besoin d’ibuprofène qui échappent mieux à cette maladie ? Des personnes qui ont des symptomes qui les poussent à prendre de l’ibuprofène ?

0 vote
par pissefroid (IP:xxx.xx2.243.58) le 4 mars 2011 a 13H21
pissefroid (Visiteur)

Cette information apparaissait dans le documentaire sur arte : L’énigme alzheimer. avril 2008.

0 vote
par janequin (IP:xxx.xx8.89.41) le 4 mars 2011 a 17H33
janequin (Visiteur)

Si, comme beaucoup d’études (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/...) le laissent supposer, les peroxynitrites jouent un rôle éminent dans la genèse de la maladie de Parkinson, il est tout-à-fait naturel (pour un chimiste averti) d’apprendre que l’ibuprofène modifie favorablement le cours de cette maladie, car c’est un composé aromatique activé par deux groupements alkyle en para, et donc capable de réduire fortement la quantité de peroxynitrite, celui-ci étant alors piégé par nitration de ce cycle activé.