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L’Etat s’engage à combattre la maltraitance des aînés
L'Etat s'engage à combattre la maltraitance des aînés
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28 décembre 2009 | 1 commentaires
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Le courrier de la Maison de Retraite , 35 articles (Site internet)

Le courrier de la Maison de Retraite

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L’Etat s’engage à combattre la maltraitance des aînés

L'Etat s'engage à combattre la maltraitance des aînés

Le mercredi 2 décembre dernier, lors d’une conférence de presse, Norra Berra, la Secrétaire d’Etat chargée des aînés a déclaré que l’Etat entrait dans un combat sans merci contre la maltraitance des personnes âgées. « Ces faits sont écœurants et provoquent l’indignation, on ne peut accepter l’inacceptable ! ». Elle est revenue longuement sur le cas scandaleux de l’établissement Les Colombes à Bayonne. Que s’est-il exactement passé là-bas ? Qui est responsable ? Et quelles sont les mesures que l’Etat a décidé de prendre pour qu’un cas pareil ne se reproduise pas, telles étaient les grandes lignes de l’allocution publique de Norra Berra.

La maltraitance en question
Lorsque l’on parle de maltraitance, c’est de « maltraitance active » dont il est question ainsi que de « tarifs prohibitifs », a tenu à préciser la Secrétaire d’Etat. C’est une affaire qui a pour acteurs des hommes et des femmes en état de fragilité extrême et ces personnes sont menacées : « l’Etat se doit d’agir sans tarder ». Il a été fait état de personnes attachées, de sous-alimentation drastique, d’une négligence absolue doublée d’une inhumanité choquante de la part de l’établissement. Outre ces actes ignobles, la maison facturait à ses patients des sommes faramineuses ne correspondant absolument pas aux prestations.

Le test du passeur
Simone de Beauvoir, à l’époque, expliquait déjà sous la forme amusante du test du passeur que lorsqu’une affaire sociale éclate au grand jour, c’est le moment ou jamais pour chacun de faire son introspection. Norra Berra a bien recensé le nombre de responsables dans l’affaire de la maltraitance de Bayonne. Quand des personnes âgées placées dans desmaisons de retraites françaises souffrent, c’est la nation entière qui est responsable. Cela commence par chaque personne présente dans l’établissement qui savait et qui n’a rien dit. La faute incombe ensuite aux services sociaux locaux, comme la DASS dont le système d’inspection est apparemment défaillant. Enfin, l’Etat lui-même endosse évidemment une part de la responsabilité et promet de remédier activement à ces négligences.

Les mesures de l’état
« Il faut agir sans tarder quitte à bousculer les habitudes, les traditions ou les institutions. », a déclaré Norra Berra. Suite à l’affaire Bayonne, la Secrétaire d’Etat avait commandité un rapport national de l’IGAS sur les établissements français accueillant des personnes dépendantes. Le rapport a révélé plus de deux établissements fonctionnant sans respecter les normes médicales et sécuritaires en vigueur. Ces établissements ont jusqu’à fin mars 2010 pour rétablir une situation légale sous peine de fermeture définitive. D’ici là ces établissements sont mis a pied. L’Etat va également renforcer le système des inspections et contrôles des maisons de retraites spécialisées. Norra Berra espère voir augmenter le nombre de personnel soignant salarié en établissement pour une amélioration de la qualité des services et une série de formations sera mise en place pour les aidants familiaux des personnes âgées afin de prévenir la maltraitance à domicile.

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Commentaires
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par Christophe Le Bec Troadec (IP:xxx.xx7.54.44) le 30 décembre 2009 a 14H49
Christophe Le Bec Troadec, 6 articles (Reflexologue)

Ce problème est évidemment crucial dans notre société coupée de ses racines familiales, trop occupée à courir derrière la productivité et le culte de la performance.

Encore une fois, on se focalise sur les symptômes, pas assez sur les causes, et même les causes des causes. La violence dont il est question, elle est d’abord celle de la société qui n’offre pas assez de temps à la vie, aux relations humaines, aux liens entre les générations, à l’enracinement local. Ce dernier point me semble fondamental. Nos sommes tous, autant que nous sommes : vieux et jeunes, arrachés à notre milieu pour aller jouer notre rôle dans l’économie mondiale. Nous ne connaissons plus notre voisin, nous sommes éloignés géographiquement de nos "vieux". La solidarité ne peut plus jouer, et nous sommes constamment culpabiliser pour cela.

Nous ne sommes pas responsables de l’abandon des personnages âgées, nous ne pouvons souvent pas faire autrement. Si seulement nous pouvions vivre là où nous sommes nés, pour y contruire nos vies, produire localement, faire vivre le tissu éconmique local et non la mondialisation galopante, je suis convaincu quye les anciens seraient plsu entourés, qu’ils seraient davantage pris en compte et protégés.