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L’efficacité des médicaments anti-Alzheimer serait faible
L'efficacité des médicaments anti-Alzheimer serait faible
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28 octobre 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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L’efficacité des médicaments anti-Alzheimer serait faible

L'efficacité des médicaments anti-Alzheimer serait faible

La commission de transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) a remis les conclusions d’une réévaluation qu’elle a effectuée sur les médicaments anti-Alzheimer. Et le verdict tendrait à penser que tous les enseignements de l’affaire Mediator n’ont pas encore été tirés : Quatre médicaments actuellement disponibles pour prendre en charge la maladie d’Alzheimer présenteraient en effet un « intérêt thérapeutique faible », auraient des effets « au mieux modestes »… et présenteraient des effets secondaires pouvant s’avérer graves. La HAS recommande par conséquent de limiter la prescription de ces produits à une année et de conditionner tout renouvellement à des « conditions strictes ».

La nouvelle a son importance quand on sait que la France compte aujourd’hui 800 000 personnes victimes d’Alzheimer. Quatre médicaments proposés aux patients pour soigner la maladie d’Alzheimer ont été passés au crible par la commission de la transparence de la Haute autorité de santé, en lien avec le collectif Formindep, composé de professionnels de santé et de patients. Et de la façon la plus intègre possible semble-t-il puisque la HAS a tenu a préciser que « les 26 membres de la commission et les quatre experts n’ont pas de conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique ». Les quatre spécialités ainsi décortiquées sont l’Ebixa, de Lundbeck, l’Aricept, d’Eisai, l’Exelon, de Novartis Pharma, et le Reminyl, de Janssen-Cilag.

L’intérêt de ces médicaments serait faible. Comme le précise la commission de la HAS, ces produits en question procureraient en général des bénéfices « extrêmement minimes, mais pas nuls », et permettraient une certaine stabilisation du déclin cognitif « pour quelques malades seulement ». Elément plus préoccupant : ces médicaments provoqueraient, dans certains cas, des effets indésirables et parfois graves comme des troubles digestifs, des troubles cardio-vasculaires et neuropsychiatriques. Par conséquent, la HAS souhaite qu’à l’avenir les médecins limitent la prescription de ces quatre spécialités pour une durée ne pouvant excéder une année. De son côté le ministre de la Santé Xavier Bertrand a précisé que ces médicaments continueront à être remboursés. Ils pourraient, en revanche, voir leur prix baisser.
 

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