L’ecstasy, une arme nouvelle pour soigner certains cancers ?

Si l’on en croit une étude menée par des scientifiques britanniques, une forme modifiée de l’ecstasy, drogue stimulante aux effets euphorisants dérivée des amphétamines, pourrait aider à soigner certains cancers du type lymphome ou myélome. Et ce en contribuant à stopper la croissance des cellules cancéreuses.
Décidément, les études scientifiques mettant en avant certaines vertus de telle ou telle drogue sur la santé sont légion, et cela a pour effet de relancer les débats sur les liens entre substances illicites et usages thérapeutiques. Si le cannabis est bien évidemment décrié pour ses risques multiples, son utilisation à des fins médicales sur des patients atteint du cancer ou du sida est préconisée dans des cercles assez larges, notamment afin de diminuer les douleurs et les nausées. Mais une étude espagnole réalisée en 2009 avait en outre établi que le THC, principal composant actif du cannabis, agirait sur les tumeurs cancéreuses, en particulier au niveau du cerveau.
Et voici à présent que l’Université de Birmingham vient elle aussi de découvrir des vertus médicales à une drogue, cette fois bien plus redoutable puisqu’il s’agit de l’ecstasy. Les résultats obtenus par les travaux, commencés il y a plusieurs années et dévoilés le 19 août dernier dans la revue Investigational News Drugs, suggéreraient que des formes modifiées d’ecstasy seraient capables d’attaquer et de détruire certaines cellules sanguines cancéreuses avec une efficacité cent fois plus grande qu’avec de l’ecstasy classique. Cette découverte pourrait constituer une bonne nouvelle pour les malades concernés par certains cancers, difficiles à soigner, et ouvrir la voie à une possible application thérapeutique. Mais pour John Gordon, auteur principal de l’étude, « s’il s’agit effectivement d’une perspective prometteuse afin d’aider les personnes souffrant d’un cancer du sang, il ne s’agit pas non plus d’adresser de fausses espérances, car des recherches complémentaires doivent être effectuées. Nous n’en sommes pour l’instant qu’au stade de tests réalisés en laboratoire ».
Il s’agit avant tout de déceler une éventuelle accoutumance et de possibles effets secondaires, puis de déterminer un rapport bénéfice-risque de ce traitement avant d’aller plus en avant. En France, le docteur Françoise May-Levin, conseillère médicale de la ligue contre le cancer, a tenu à réagir en indiquant au Parisien que « s’il est prouvé de façon irréfutable que des dérivés d'ecstasy ont une efficacité contre le cancer, il n'y aura pas de raison de s'en priver. A condition qu'elle soit délivrée dans un cadre médical très encadré ».
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur

Cela va ravire certains adeptes junkies vuilgairement appelé, mais des comprimés d’ecstasy bien sépcifique, pas celle vendue à la sauvette, ca peut aider. Après, il faut voir ce que le gouvernement et le ministre de la Santé en pensera.








