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L’avenir du commerce en ligne des médicaments passera par les marketplaces
L'avenir du commerce en ligne des médicaments passera par les marketplaces
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26 août 2013 | 2 commentaires
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raisonsanté, 5 articles (Rédacteur)

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L’avenir du commerce en ligne des médicaments passera par les marketplaces

L'avenir du commerce en ligne des médicaments passera par les marketplaces

Le commerce en ligne de médicaments émerge en France. Activité très contrôlée et chasse gardée des pharmaciens, elle pourrait se généraliser sous forme de marketplace.

En France, la vente de médicaments en ligne, via les pharmacies, est sujette à de nombreuses restrictions légales qui compliquent son développement. La loi entraîne certaines difficultés. La première est son côté limitatif. Premièrement, les requêtes adressées aux pharmaciens concernant leur site Internet sont très contraignantes : multiples stades avant de finaliser un achat, site ultra secure, un volume de publicité réduit au minimum. Si elles ont un but légitime, celui de tranquilliser les acheteurs, elles ont un défaut majeur : celui de favoriser les sites européens au détriment des plateformes françaises. Les Français achètent déjà des médicaments via des sites étrangers, notamment européens, plus efficaces.

En France, la vente de médicaments sur Internet sera instaurée sous forme de marketplace, un intermédiaire qui regroupe différentes activités commerciales et par lesquelles passeront les pharmacies. Économiquement, le principe de marketplace rassemble de nombreux avantages : il groupe les dépenses, ne nécessite pas beaucoup de temps ni d’argent, et surtout, il simplifie le travail des pharmaciens qui sont peu habitués au commerce en ligne. Le marketplace représente donc une réponse adaptée et pratique.

Ainsi, ce principe pourrait sauver la venteon linedes produits de santé, en lui apportant un second souffle. Et surtout, en augmentant le chiffre d’affaires des pharmaciens, le tout avec un investissement minimum et un personnel nul. Au-delà, c’est aussi le moyen de capter de nouveaux clients, et de les fidéliser.

Ce réseau de vente n’est pas négligeable, bien au contraire, surtout avec la parapharmacie. Aujourd’hui, on peut estimer que la vente en ligne de parapharmacie additionnée à celle des médicaments, pourrait représenter un glissement sur Internet du marché classique de 8 à 10 %. Si on se base sur les chiffres allemands, cela signifie un marché potentiel d’un milliard d’euros, la parapharmacie à part égale avec les médicaments. Le Web to Store, c’est à dire, l’achat sur Internet et la récupération des produits en magasin augmente aussi. Cela permet de conserver une relation personnelle au pharmacien qui garde son rôle de conseil.

Malgré tout, certains pharmaciens sont réticents à pratiquer la vente en ligne. Ils craignent que le e-commerce anéantisse à long terme les officines classiques. C’est une erreur de le croire, ou de le laisser penser car le Web est une valeur ajoutée exceptionnelle pour améliorer une prestation déjà existante. Surtout, le marché de produits de santé sur Internet ne dépassera probablement pas 10 % en France. Il faut garder à l’esprit que la vente des médicaments sur Internet va rester le monopole des pharmaciens d’officines, car ce sont eux les vendeurs.

Si on analyse la situation en Allemagne, on peut prédire que d’ici cinq ans, environ 3 000 pharmacies sur 22 000 auront un site de vente en ligne, ce qui représentera 15% au maximum. On peut imaginer que dix marketplaces se partageront le marché, probablement par le biais de regroupements de pharmacies.

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Commentaires
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(IP:xxx.xx1.139.63) le 26 août 2013 a 12H11
 (Visiteur)

Moui, encore faudrait-il que la loi française évolue, hum... Pour l’instant, seule une officine physique peut lancer sa pharmacie en ligne, et 1 officine = 1 et 1 seul site.

1 vote
(IP:xxx.xx3.15.34) le 26 août 2013 a 17H30
 (Visiteur)

Bon, très bonne analyse en particulier sur le fait que ce sont les e-pharmacie Belges qui profitent de ce nouveau marché. Les e-pharmacie Française sont tellement contraintes qu’il y a une vrai discrimination à l’échelle Européenne.

Certaines e-pharmacies ont décidé de faire évoluer les choses en portant cette "discrimination" devant le Conseil d’Etat. C’est le cas de www.pharmashopi.com.

Quant aux marketplace, je pense que ça ne sera pas comme l’indique l’article une généralisation. J’an veux pour preuve certains succès Européen qui ne font pas partie de groupement.