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L’Avastin contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)
L'Avastin contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)
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15 mars 2010
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Loreline Robbe, 61 articles (Rédacteur)

Loreline Robbe

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L’Avastin contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

L'Avastin contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)

La DMLA est une maladie de l’œil et plus précisément de la macula, zone centrale de la rétine. (Cf schéma ci-dessous et vue troublée à gauche). Très répandue, elle touche plus d’un million de français et pourrait concerner près du double d’ici à 2030. La DMLA entraine une déformation du champ visuel, qui à long terme peut rendre complètement aveugle. Elle est la première cause de malvoyance des séniors, c’est pourquoi il est nécessaire d’aller faire un contrôle chez un ophtalmologue à partir de 50 ans. Les signes précurseurs de la maladie étant essentiellement la déformation des lignes droites, qui paraissent alors courbées ou incurvées (Faire le test du carré de lignes rouges ici).

Elle existe sous deux formes de DMLA : la forme appelée « sèche », ou les cellules rétiniennes se détruisent lentement et dont on ne dispose pas de traitement actuellement et la forme dite « humide », avec une prolifération des vaisseaux venant irriguer la rétine, entrainant une inflammation de celle-ci. Cette seconde forme qui conduit à une perte visuelle plus rapide possède heureusement des thérapies, dont l'administration de facteurs anti-VEGF à l'intérieur de l'oeil. En effet, les chercheurs ont observé que le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) contribue notablement à la prolifération anarchique des vaisseaux dans le cadre de la forme humide de la DMLA. Ainsi des facteurs anti-VEGF réduisent cette prolifération.

Mais ces traitements anti-VEGF ne sont efficaces que si l'on intervient avant la mort des cellules rétiniennes et ils sont par ailleurs très couteux. C'est pourquoi, l'équipe du professeur Eric Souied, du CHU de Créteil travaille actuellement sur l'Avastin. Habituellement utilisé dans des cas de cancer du colon, ce médicament semble également avoir une action bénéfique dans le cadre de la DMLA et son injection coûte bien moins cher. Une dizaine d'autres molécules sont à l'étude et le Professeur et son équipe espèrent obtenir des résultats d'ici à 2015.

Loreline Robbe Sciences et ...

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