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L’automédication, danger ou non ?
L'automédication, danger ou non ?
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1er juillet 2010
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Géraldine, 5 articles (Rédacteur)

Géraldine

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L’automédication, danger ou non ?

L'automédication, danger ou non ?

L’automédication, qu’est-ce que c’est ?
Selon la définition donnée par l’ordre des médecins : « L’automédication est l’utilisation, hors prescription médicale, par des personnes pour elles mêmes ou pour leurs proches et de leur propre initiative, de médicaments considérés comme tels et ayant reçu l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché), avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens . » En bref, l’automédication, c’est piocher dans sa pharmacie pour réutiliser un médicament ou bien aller à la pharmacie acheter un médicament, de son propre chef, sans prescription médicale.

Nous sommes nombreux à fréquemment tenter de soulager des douleurs, sans même avoir consulté un médecin, ni même parfois demandé conseil à un pharmacien. D’après un récent sondage (informations parues sur France Soir) nous serions plus de 71% de français à pratiquer l’automédication pour des maladies courantes.

Mais quels sont les risques d’une automédication ?

Le premier risque pourrait être de ne pas avoir fait le bon diagnostique et se soigner inefficacement. Rappelons tout de même que l’automédication ne doit pas avoir pour but de soigner mais seulement de soulager un mal quelconque. Si les symptômes persistent, il faut consulter !

Le second risque : les interactions ! D’après le ministère de la Santé, chaque année, les interactions médicamenteuses seraient à l’origine de 128 000 hospitalisations et de 8 000 décès. Et ne vous imaginez pas que les médicaments sans prescription ne soient pas concernés ! En effet, les médicaments disponibles sans ordonnance sont des médicaments à part entière et peuvent interagir avec de nombreux traitements. Alors si vous suivez un traitement régulier, il est déconseillé d’avoir recours à l’automédication. Cela pourrait provoquer des effets indésirables ou une diminution de l’efficacité du traitement.
Par exemple la prise d’ibuprofène (anti – inflammatoire) peut modifier l’efficacité de traitements contre l’hypertension artérielle, prendre un pansement gastrique peut empêcher l’absorption d’autres médicaments…

Il existe également des risques pour les femmes enceintes. Selon une enquête menée en 2008 par le centre régional de pharmacovigilance de Toulouse, trop nombreuses sont les femmes enceintes qui s’automédiquent et ignorent que certains médicaments d’usage courant tels que l’ibuprofène, l’aspirine ou le bromazépam (contre l’anxiété) sont dangereux pour le fœtus ! Par exemple : l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement contre-indiqués dès le sixième mois de grossesse principalement en raison d’une toxicité fœtale cardio-pulmonaire et rénale.
N’oublions pas de parler des compléments alimentaires si convoités par les femmes de nos jours et les produits de phytothérapie qui peuvent représenter un risque.

Mesdames, un seul mot d’ordre, si vous êtes enceintes ou pensez l’être, demandez toujours l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de prendre un médicament ou un complément alimentaire !

Dans tous les cas : l’incertitude se trouve être la limite à éviter de franchir, avant de prendre un médicament, si vous avez le moindre doute il est préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé !

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