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L’armée américaine développe un spray anti-suicide
L'armée américaine développe un spray anti-suicide
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22 août 2012 | 6 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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L’armée américaine développe un spray anti-suicide

L'armée américaine développe un spray anti-suicide

En juillet dernier pas moins de 38 militaires américains se sont donné la mort, un triste record mensuel, et il y a désormais plus de combattants de l’US Army qui meurent en se suicidant que tués par des talibans en Afghanistan. Pour faire face à ce nouvel ennemi numéro 1 qu’est le suicide, l’armée américaine a ainsi confié à des chercheurs de l’Université de l’Indiana la mission de développer un spray hormonal qui calmerait les pulsions morbides des soldats. Cette innovation thérapeutique pourrait également présenter un intérêt dans le monde médical civil.

Un spray nasal pour éviter le suicide ? La réponse de l’armée américaine devrait bientôt être « Yes we can ». Car il y va du moral des troupes déployées en Afghanistan, fortement affecté. Le suicide est devenu le plus grand ennemi des forces armées américaines. Selon le Pentagone, en effet, pas moins de 116 suicides potentiels ont eu lieu depuis le début de l’année, dont 66 sont confirmés. Sur un an, la hausse est de 18%. Le général Lloyd J. Austin III, vice-chef d’état major de l’armée américaine, a fini par le confier en personne : « Le suicide est l’adversaire le plus coriace que j’ai rencontré durant mes 37 années dans l’armée ».
 
L’heure est donc aux solutions. Pour tenter d’enrayer cette hausse macabre, le Pentagone parie sur la recherche à court ou moyen terme : Alors qu’elle consacre déjà 2 milliards de dollars par an à la santé mentale de ses troupes, l’armée américaine vient de verser 3 millions de dollars à l’école de médecine de l’Université de l’Indiana et au docteur spécialiste en neurobiologie Michael Kubek pour développer un spray nasal anti-suicide. On sait déjà ce que contient le produit : une substance naturelle neuro-chimique du nom de thyréotrope (TRH) : cette hormone régule la fonction de la thyroïde qui est elle-même susceptible de causer des troubles de l’humeur.
 
Le Docteur Kubek s’est montré confiant : « Les effets antidépresseurs de cette formule, qui calme et déclenche l’euphorie, sont connus depuis les années 70. Mais il n’est désormais plus question d’injection par ponctions lombaires, comme cela est fait jusqu’à présent pour traiter des cas de dépression sévère. Le challenge qui nous a été demandé est de réussir à le faire entrer dans le cerveau. Ce dernier procédé, en contournant la barrière hémato-encéphalique, devrait produire davantage d’effets ».

Les tests devraient durer un an, voire légèrement plus, avant que cette "arme thérapeutique" puisse sortir des cartons pour traiter les envies de suicide chez les combattants, mais aussi sans doute la dépression ou les troubles bipolaires, et ce aussi bien chez les militaires que chez les civils. Et si, comme le précise le Docteur Kubek, « ce spray nasal devrait inaugurer un nouveau type de pharmacologie », il ne faudra pas trop en attendre non plus : Le produit ne sera pas en mesure de remplacer un traitement traditionnel aux antidépresseurs, mais devrait plutôt l’accompagner.

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Commentaires
7 votes
par momo (IP:xxx.xx9.250.220) le 23 août 2012 a 12H07
momo (Visiteur)

Haaaa toute la logique de notre époque si prétendument avancée.

Il y a des jeunes qui squate un banc publique ? Supprimons le banc et cela réglera le problème. Des hommes se suicide ? Supprimons la partie du cerveau concernée et cela réglera le problème. Vous êtes éventré, vos organes gisent sur le sol et vous hurlez de douleur ? Tenez, mettez ce baîllon et cela réglera le problème.... Haaa l’intelligence humaine !

3 votes
par Vincent (IP:xxx.xx6.53.40) le 23 août 2012 a 17H25
Vincent (Visiteur)

Très bien, excellent, parfait. Bientôt, on pulvérisera ce spray dans les allées aseptisées des centres commerciaux ou des centres d’appel. La "psychologie" américaine dans toute sa splendeur pharmaceutique, luttant contre le mal-être de cette société de tarés en standardisant les neurophysiologies individuelles.

3 votes
(IP:xxx.xx7.209.120) le 23 août 2012 a 19H18
 (Visiteur)

Traiter les symptômes, comme d’habitude. Mais pourquoi pas traiter le problème à la source ? Comment des jeunes sains d’esprit et vigoureux peuvent-ils le rester en allant tuer des gens dans une contrée qu’ils ne connaissent pas, pour leur voler leurs richesses naturelles à la solde d’un gouvernement corrompu, tout en voyant ses nouveaux camarades tomber ou être emputés un à un sous ses yeux ? Ça ne se fait pas de faire la guerre de manière hostile ou de manière préventive. On se défend, point barre. Quand on pousse un jeune à faire du mal et à agir contre ses valeurs, c’est normal qu’il perde le moral et décide d’en finir.

0 vote
par JC (IP:xxx.xx1.240.234) le 23 août 2012 a 20H21
JC (Visiteur)

A quand un spray anti-ordres cons pour prévenir ces vagues de suicides ?En général ce sont les meilleurs qui partent ceux qui réfléchissent à ce que l’on leur fait faire

0 vote
par Rad Ouga (IP:xxx.xx1.246.54) le 23 août 2012 a 22H16
Rad Ouga (Visiteur)

can it be a good response : http://www.veteranstoday.com/2012/0... http://www.davidlynchfoundation.org... http://www.defense.gov/news/newsart... http://www.davidlynchfoundation.org...

McLean, VA - 8 mai 2012 - Entre 2004 et 2008, le taux de suicide chez les membres des forces armées des États-Unis a augmenté de 80 pour cent, selon une étude publiée dans la revue Injury Prévention médicale. Avant de se suicider, de nombreux militaires ont été en service en Irak ou en Afghanistan et ont souffert de troubles d’ anxiété, du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et des troubles de toxicomanie.

En réponse à ce problème de santé grave, des efforts ont été faits pour consolider la prestation des services de santé mentale aux anciens combattants de retour.

Selon le Dr Gary Kaplan, fondateur et directeur du Centre for Integrative Medicine Kaplan, qui se spécialise dans le traitement des personnes souffrant de douleur chronique, « De plus en plus de la recherche médicale prouve que la méditation non seulement modifie le fonctionnement du cerveau, il peut réellement changer la façon dont nous éprouvons la douleur physique et émotionnelle. Nous voyons comment la méditation attentive peut aider les gens à rebondir après des situations très stressantes, diminuant ainsi la survenue du TSPT. "

0 vote
par 6net (IP:xxx.xx6.210.2) le 24 août 2012 a 09H50
6net (Visiteur)

A défaut d’avoir un cerveau, ces militaires ont au moins une conscience. Dommage que leur courage se limite au suicide.

La guerre n’est pas aussi "fun" que Call of duty et counter strike ...