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Hôpitaux : Le nouveau Rothschild ouvre bientôt ses portes
Hôpitaux : Le nouveau Rothschild ouvre bientôt ses portes
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25 mars 2010 | 9 commentaires
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Docteur Parissa Zandi , 13 articles (Phlébologue)

Docteur Parissa Zandi

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Hôpitaux : Le nouveau Rothschild ouvre bientôt ses portes

Hôpitaux : Le nouveau Rothschild ouvre bientôt ses portes

Réeducation dans les suites d’un AVC. Ouverture d’un service spécialisé à l’Hôpital Rothschild à Paris.

"La construction du nouveau Rothschild s’achèvera bientôt et le nouveau bâtiment accueillera ses premiers malades en juin 2010.

Enjeu fort de la recomposition du paysage hospitalier que conduit l’AP-HP depuis plusieurs années pour mieux répondre aux attentes de la population d’Ile de France, cette opération de reconversion vise à faire de Rothschild un hôpital de proximité de l’Est parisien et un hôpital de référence pour le handicap, les besoins du grand âge et l’odontologie dans un cadre architectural et technique innovant.

Le nouveau Rothschild offrira une palette complète de soins de rééducation et de gériatrie avec 310 lits (278 lits de SSR et 32 lits de gériatrie aiguë), 20 places de jour et 55 fauteuils dentaires.

Un hôpital de proximité pour l’Est parisien

L’hôpital Rothschild proposera une prise en charge en rééducation et en gériatrie adaptée aux habitants des arrondissements de l’Est parisien qui, faute de places intra-muros, étaient jusque-là le plus souvent hospitalisés loin de leur domicile et de leurs proches. Il travaillera en étroite collaboration avec les autres hôpitaux du groupe , Saint Antoine et Tenon.

Transféré de la rue Garancière (Paris 6ème), le centre d’odontologie du nouveau Rothschild offrira des soins dentaires pour tous les âges de la vie : urgences odontologiques de l’enfant et de l’adolescent, chirurgie buccale ambulatoire et de réhabilitation orale pour les patients externes et pour les hospitalisés.

Un hôpital de référence

Dans le domaine des soins de rééducation, Rothschild sera un établissement de recours à vocation régionale et nationale, en particulier dans le domaine neuro-orthopédique : pathologies des os et articulations et de la moelle épinière (sclérose en plaques, paraplégies, syndromes de la queue de cheval et pathologies nerveuses et musculaires de l’adulte), avec une expertise spécifique dans l’évaluation et la rééducation des troubles de la marche et de l’équilibre et pour les suites d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

En gériatrie, il développera la prise en charge des patients âgés polypathologiques et ouvrira des unités spécialisées dans les troubles cognitivo-comportementaux (maladies d’Alzheimer et troubles apparentés) et l’oncogériatrie.

Tous les métiers médicaux et paramédicaux de la rééducation et de la gériatrie coopéreront dans une approche interdisciplinaire autour du patient : médecins gériatres et spécialistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes, diététiciens, orthophonistes, pédicures, podologues, assistantes sociales, psychologues… seront réunis pour développer des prises en charge globales, en collaboration étroite avec la ville et tous les partenaires du maintien à domicile.

Lieu de formation initiale et continue universitaire à rayonnement national, le service d’odontologie conjuguera activités de proximité et activités de recherche et de traitement de pointe concernant les pathologies dentaires les plus lourdes et complexes.

Un cadre architectural et technique innovant

Le bâtiment du nouveau Rothschild sera exemplaire en termes d’ergonomie, d’accessibilité et d’éclairement naturel. Adapté au handicap dans ses moindres détails, il mettra à disposition des patients et des professionnels de santé des locaux et des d’équipements modernes et spécialisés : plateau technique de rééducation centralisé avec toutes les nouvelles technologies, complété par des salles de rééducation de proximité au niveau des secteurs d’hospitalisation, espace de balnéothérapie, aire d’essai de fauteuils roulants et parcours de déplacement, jardin, salle de sport …Ne comptant que des chambres individuelles, le nouveau Rothschild favorisera l’autonomie du patient handicapé : domotique, accès au réseau informatique, salles de bains munies de baignoires à hydro-sons … Patios, jardins et nombreux lieux de vie et de convivialité en feront un cadre de vie et de travail très agréable.

De nouveaux recrutements vont permettre de compléter, dans tous les métiers, les effectifs professionnels déjà présents pour accompagner l’ouverture progressive, à partir de juin 2010, de ce nouveau bâtiment."

Source : Magazine de l'APHP

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Hôpital
Commentaires
3 votes
(IP:xxx.xx3.130.118) le 6 octobre 2010 a 16H54
 (Visiteur)

Vous avez juste oublié de préciser que l’hôpital dentaire pratique des prix pour les implants égaux à ceux des cabinets privés § Malgré les promesses de "démocratiser les implants et d’un prix moins couteux pour les patients. Et que cet hôpital bénéficie aux praticiens qui viendront être formés en implantologie aux frais du contribuables, sur le dos du patient qui paiera un prix aussi élevé qu’en cabinet, et ce pour se faire soigner par des étudiants !

2 votes
(IP:xxx.xx3.5.163) le 13 octobre 2010 a 16H20
 (Visiteur)

Pour parfaire mon message ci-dessus, je tiens à informer les patients, que cet hôpital semble être un cadeau fais aux dentistes, et aux professeurs par le Ministère de la santé et Sarkozy . Un matériel de pointe, qui valorisera l’hôpital, et les professeurs , la formation des futurs dentistes et implantologues est payée par l’argent public, dans un hôpital public, mais aucun intérêt ni avantage pour les patients qui paieront pour les implants, le même prix pratiqué en cabinet privé, alors qu’ils sont soignés par des étudiants et que les délais sont bien plus longs qu’en cabinet privés, et qu’un dentiste privé a plus de frais qu’un hôpital. L’hôpital ajoute à l’implant, des autres frais, la dent finalisée coûte aussi onéreux que dans le privé.

Les prix sont imposés par le ministère de la santé, est-ce un dentiste de l’Ump, qui est derrière les dotations données pour cet hôpital ?qui a décidé de ces prix pour ne pas froisser sa confrérie en mettant une fourchette qui reste haute ?

La promesse de démocratiser le prix de l’implant n’est pas respectée, l’hôpital ne facture pas moins cher que dans le privé,quand le ministère de la santé n’ignore pas les remboursements minables des prothèses dentaires, et n’est pas sans ignorer que les implants sont hors nomenclature . Le patient n’a aucun intérêt à aller se faire soigner dans ce beau joujou valant des millions d’euros d’argent public, offert aux dentistes. Le patient qui n’a pas les moyens ira se faire implanter des dents en Hongrie puisqu’il n’a même pas l’accès à des soins prodigués par des étudiants, au sein de l’hôpital public qu’il finance par ses impôts.

En fait le gouvernement de Sarkozy veut nous emmener au système américain faire payer aux patients des mutuelles pour payer des frais dentaires, ou des frais médicaux en sus de leurs cotisations sécurité sociale. Guillaume Sarkozy a été infiltré au sein de l’assurance maladie " Nommé vice-président en 2004, il est chargé des réformes de la protection sociale et chef de file du MEDEF dans le cadre des négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux lors de la mise en place des réformes des retraites et du système de santé".

# 2004-2006 : Groupe des Fédérations industrielles http://fr.wikipedia.org/wiki/Guilla...

et bientôt nous travailleront pour cotiser à perte, faute de ne pas pouvoir trouver de travail pendant 42 ans et nous devrons "capitaliser" pour payer nos retraites, auprès de fond de pension comme Malakoff Mederic actuellement aux mains de Guillaume Sarkozy. Un décret allant avec la réforme des retraites tombe à pic ! Lire cet article pour comprendre comment ce gouvernement manipule pour le capital. http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

Entre temps les hôpitaux publics ferment et les autres essaient de faire du profit alors que les contribuables financent leurs hôpitaux, quand les patients les plus pauvres restent sur le bas côté !.

1 vote
(IP:xxx.xx3.5.163) le 13 octobre 2010 a 21H47
 (Visiteur)

Pour re parfaire et illustrer mon commentaire ci-dessus un article du Monde que je viens de lire, les grands esprits se rencontrent... http://www.lemonde.fr/idees/article...

LEMONDE | 13.10.10 | 14h23 • Mis à jour le 13.10.10 | 20h20

Laetitia Clavreul (Service France)

Le système de remboursement des dépenses de santé des Français est-il en train, insidieusement, de changer ? Alors que devait être présenté en conseil des ministres, mercredi 13 octobre, le budget 2011 de la Sécurité sociale qui prévoit de nouvelles mesures d’économie touchant les assurés sociaux, les sondages sur la perception du système de santé se multiplient. Le dernier en date, réalisé par le Collectif interassociatif sur la santé avec Viavoice et rendu public mardi 12 octobre, souligne les craintes des Français sur l’évolution de leur prise en charge et aborde les renoncements aux soins. NOUVEAU : Les articles du journal Le Monde dès 15h dans un grand confort de lecture Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 1 mois offert Sur le même sujet Analyse Coût de la santé : le mensonge par omission du gouvernement

Il s’en dégage que 53 % des sondés estiment que la priorité d’une réforme du système de santé devrait être de maintenir un bon niveau de remboursement par la "Sécu". Pourtant, en présentant le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, fin septembre, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, a rappelé que le "reste à charge" des Français ne s’élève qu’à 9,4 %, "signe que nous consolidons notre très haut niveau de couverture". Elle juge infondées les "plaintes régulières sur le désengagement de l’assurance-maladie". Circulez, il n’y a rien à voir ?

Il n’est pas sûr qu’un tel discours soit à même de convaincre. Depuis 2004, ont été mises en place des mesures d’économies, comme le forfait de 1 euro par consultation ou la franchise sur les boîtes de médicaments. En 2011, le taux de remboursement des produits à vignette bleue devrait baisser de 35 % à 30 %.

L’effet de telles mesures fait débat. Certains y voient le signe d’un changement de système, d’autres affirment le contraire, rappelant que la prise en charge, à plus de 75 %, par l’assurance-maladie, reste stable. Mais la ministre de la santé reconnaît à demi-mot une évolution, quand elle indique que le recentrage sur l’hôpital et la maladie grave est "une nécessité morale".

Il y aura bientôt un an, l’économiste de la santé, Didier Tabuteau, avait interpellé les pouvoirs publics en affirmant que, pour les soins courants, les remboursements ne s’élevaient plus qu’à 55 %. Il réclamait de la transparence et un débat public sur cette évolution rampante du système. Aucun chiffre précis n’avait alors été apporté en réponse.

Mais même si le taux de 75,5 % de prise en charge en 2009 est toujours mis en avant, beaucoup d’observateurs et de dirigeants du monde de la santé jugent peu à peu légitime d’aller interroger la réalité de plus près. Discrètement, des chiffres à ce sujet ont été publiés dans les Comptes de la santé 2009, en septembre. Issus d’un modèle de micro-simulation de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, ils détaillent les niveaux de remboursement selon que les patients sont, ou non, en affection de longue durée (ALD - cancer, diabète...) : si à l’hôpital la prise en charge reste pour tous supérieure à 90 %, en soins de ville la différence est nette. Les patients en ALD y bénéficient d’un remboursement à 85 % par la "Sécu", quand les autres ne perçoivent effectivement que 55 %. Rien de plus logique à cela : si la part de l’assurance-maladie reste stable, comme les dépenses d’ALD ne cessent d’augmenter, d’autres postes ont diminué.

Expliquer que, pour les patients non atteints de maladies chroniques, seuls 55 % des soins de ville sont remboursés serait-il trop risqué politiquement ? En tout cas, ce qui se dit entre personnes bien informées, les Français n’en entendent pour l’instant pas parler. Le débat est inexistant, comme s’il apparaissait évident qu’un consensus ne saurait se dégager sur la répartition des remboursements, voire que le sujet est trop complexe pour que la population s’y intéresse. On peut pourtant se demander si ce défaut de pédagogie et ce rappel constant à un taux de prise en charge global, certes élevé mais qui ne correspond pas au ressenti d’une grande partie de la population, ne comportent pas tout autant un risque de remise en cause du système.

De même, les pouvoirs publics persistent à expliquer que le taux restant à la charge des assurés sociaux en France est de 9,4 %, soit l’un des plus bas des pays occidentaux. Là encore, s’agit-il de l’indicateur le plus parlant pour les Français ? Ne faut-il pas ajouter, à ce qui leur reste concrètement à payer, les frais de complémentaires santé qui représentent une forte proportion du budget de certains ménages, et qui n’ont cessé d’augmenter, comme le dénoncent les associations de consommateurs ?

Face aux inquiétudes des Français, et à la poursuite des mesures de transfert de la "Sécu", il semble urgent d’y voir plus clair. Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie, qui a jugé nécessaire de consacrer son prochain rapport annuel au "reste à charge" des Français, pourrait apporter là une contribution précieuse. Ses membres s’apprêtent à en commencer l’examen. Outre une mise à plat des niveaux de remboursement en fonction de l’effort fourni par les diverses catégories de population, il devrait s’attaquer à des questions délicates à trancher : quel doit être le rôle de l’assurance-maladie et le remplit-elle ? Quels indicateurs retenir pour évoquer au mieux le reste à charge des assurés et capter les évolutions du système, etc. ?

Ensuite, il faut l’espérer, le débat pourra sortir de la caricature et s’ouvrir à tous.

2 votes
(IP:xxx.xx3.5.163) le 14 octobre 2010 a 11H16
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http://www.mediapart.fr/journal/fra...

Retraite : la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition 14 Octobre 2010 Par Laurent Mauduit

Les grands opérateurs privés sont convaincus que la réforme des retraites va conduire à l’asphyxie financière des régimes par répartition et favoriser les systèmes par capitalisation. C’est le calcul que fait le patron du groupe Malakoff Médéric, un certain... Guillaume Sarkozy. Il va créer une société commune avec la Caisse des dépôts et la CNP. Parti pris contre une privatisation qui ne dit pas son nom.

0 vote
(IP:xxx.xx3.5.163) le 15 octobre 2010 a 21H41
 (Visiteur)

http://www.lepost.fr/article/2010/1...

Retraite : la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition

14/10/2010 à 19h56 - mis à jour le 14/10/2010 à 20h15 | 2051 vues | 2 réactions

Retraite : la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition

Dans le tumulte actuel de la réforme des retraites, syndicats et opposition font à Nicolas Sarkozy d’innombrables reproches. Tout particulièrement celui de faire porter le poids de l’effort quasi exclusivement au monde du travail et presque pas au capital. Mais, dans le flot des griefs, il en est un qui est rarement adressé au chef de l’Etat : celui de vouloir déstabiliser le système de retraite par répartition – l’un des pivots du modèle social français –, et de faire le jeu du système individuel de retraite par capitalisation – l’un des ressorts du capitalisme anglo-saxon.

Pourtant, beaucoup de grands opérateurs privés intervenant dans le domaine de la protection sociale sont convaincus que la réforme, telle qu’elle se dessine, va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition. Elle va donc être propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près, comme Prefon, un fonds de capitalisation destiné à la fonction publique. Beaucoup de grands opérateurs privés, dont le groupe Malakoff Médéric, qui a pour délégué général un certain Guillaume… Sarkozy, le frère du chef de l’Etat.

Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée… en famille ! Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP).

Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile. Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée, ce qui montre bien le double jeu présidentiel.

L’histoire commence en 2006. A l’époque, Guillaume Sarkozy traverse une mauvaise passe. L’entreprise textile dont il était le PDG a piqué du nez, et il est éconduit de manière peu glorieuse des instances dirigeantes du Medef. De bonnes fées veillent pourtant sur lui. Il est parachuté à la tête du groupe Mederic, qui se rebaptisera quelque temps plus tard Malakoff Médéric. Il s’agit de l’un de ces organismes de retraite complémentaire financièrement très riches, qui se sont progressivement détachés de leur monde d’origine, celui du mouvement mutualiste et coopératif, pour muter à vive allure en de curieux ovnis financiers, contrôlés par personne : ni véritablement par leurs sociétaires ou cotisants, ni par les marchés financiers.

Pour Guillaume Sarkozy, c’est une aubaine. Le voilà soudainement délégué général d’un groupe financier peu connu du grand public mais financièrement puissant, et qui compte dans le microcosme du capitalisme parisien. C’est ainsi, au titre de la participation au capital que détient Médéric, que Guillaume Sarkozy fait son entrée en 2008 au conseil de surveillance du groupe Le Monde, conseil qu’il devrait quitter dans les semaines à venir après le bouclage du rachat du Monde.

C’est donc à cette époque que prend forme l’idée d’une association entre Médéric et la CDC, en vue de créer une « joint-venture », une co-entreprise si l’on préfère, dont l’ambition est de jouer un rôle majeur dans les années à venir sur le marché de la retraite complémentaire.

Pour Guillaume Sarkozy, il s’agit d’un coup formidable car c’est, à plus d’un titre, une alliance contre nature. La Caisse des dépôts est en effet le pilier auquel est adossé le système des retraites par répartition. C’est elle qui gère plusieurs caisses très importantes ainsi que le Fonds de réserve des retraites (FRR), que Lionel Jospin a créé et dont la droite n’a pas poursuivi la montée en puissance. La CDC joue donc là l’une de ses missions d’intérêt général majeures : assurer la solidité et la pérennité des régimes par répartition.

o La Caisse des dépôts fait allégeance

alors pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation ? Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat ? Quand, en 2008, l’affaire commence à faire quelques vagues, la direction de la CDC s’applique à balayer ces critiques, en faisant valoir que l’alliance avec Médéric a été esquissée dès 2005-2006, donc bien avant l’élection présidentielle de 2007.

Deuxième argument : les missions traditionnelles de la CDC ne l’ont jamais empêchée d’être l’actionnaire de référence de la CNP (à hauteur de 40% du capital), le champion français de l’assurance-vie. Laquelle CNP (dont les autres actionnaires sont l’Etat pour 1,09% du capital, les personnels et le public pour 23,43% et Sopassure, filiale à parité de La Poste et des Caisses d’épargne, pour 35,48%) est la troisième partie prenante de cette alliance, avec la CDC et Médéric.

Mais les vraies réponses sont ailleurs. Installé par Jacques Chirac juste avant l’élection présidentielle, le directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, sait qu’il n’est pas en cour à l’Elysée et multiplie depuis 2007 les gestes d’allégeance. Même quand nul ne les lui demande. Etait-il donc concevable d’opposer une fin de non-recevoir au frère du président ? Quitte à faire une alliance, n’y avait-il pas un opérateur pour la CNP plus attractif que Médéric ? Dans la galaxie des dirigeants de la CNC et de la CNP, il ne s’est trouvé naturellement personne pour proférer de telles impertinences. Ainsi le veut le code de cette monarchie républicaine : pour faire de bonnes affaires, il faut faire partie des obligés du Palais et ne contrarier en rien les desiderata du maître des lieux. Et même devancer ses désirs, ou les deviner s’il ne les a pas explicitement exprimés.

Au fil des mois, le projet de société commune finit donc par voir le jour. La CNP a beau être un groupe beaucoup plus puissant que Médéric, le schéma est accepté sans discussion : c’est une joint-venture à 50/50 qui est esquissée. Cette parité a beau préfigurer une gestion paralysante de la nouvelle structure et surtout faire la part belle à Guillaume Sarkozy, elle est au cœur du projet qui est alors conçu.

Selon un document de 91 pages, frappé de la mention « confidentiel » à chaque page et intitulé « Projet de regroupement des activités d’épargne retraite et d’épargne salariale de CNP Assurances, de Malakoff Médéric et de Quatrem » – document daté de « mars 2009 », que Mediapart avait révélé au printemps 2009 et que l’on peut consulter ci-dessous, c’est un formidable marché qui s’ouvre aux opérateurs privés compte tenu de la dégradation prévisible de ce que les experts appellent le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le niveau de la pension versée au moment de la liquidation des droits à la retraite et le niveau du dernier revenu d’activité brut.

o Un marché de 40 milliards à 110 milliards d’euros en 2020

« A l’horizon 2020, selon le rapport du Comité d’orientation des retraites (COR), se réjouit ce document, une baisse du taux de remplacement de l’ordre de 8% est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière et dépend fortement des hypothèses prises dans les travaux du COR. »

les hommes de la CDC, de CNP et de Médéric s’en frottent les mains : « Un complément d’épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d’euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités. » Sous-entendu : les régimes de retraite par répartition vont à ce point être étranglés par les évolutions démographiques et par l’absence de nouvelles recettes que cela fera forcément les affaires d’autres opérateurs.

Le document confidentiel prolonge ces réflexions en faisant ces constats : « Les simulations ont été réalisées en répartissant la population active entre 4 profils. Pour le profil médian, les simulations montrent que : – les évolutions législatives passées conduisent à une baisse du taux de remplacement net à 60 ans de l’ordre de 6% pour un départ en 2008 (baisse de 4,1% à 68,2%) ; – pour un départ en 2028, cette baisse serait de l’ordre 16% à 60 ans en raison de la décote liée à une carrière incomplète mais le recul de l’âge de départ à 65 ans pour pouvoir liquider la retraite du régime de base à taux plein permet de limiter la baisse à 8% en 2033 (74,1%-66,1%). »

Et le rapport se met à rêver du gâteau financier sur lequel il sera peut-être possible de mettre la main : « Le potentiel de collecte de 40 milliards d’euros supplémentaire par rapport au marché actuel suppose que le complément d’épargne vise à combler la baisse du taux de remplacement après utilisation à 100% par tous les retraités des autres solutions permettant de limiter la baisse du taux de remplacement (cumul emploi retraite à hauteur de 20% pendant 5 ans, transformation en rente viagère de l’intégralité du patrimoine financier actuel accumulé à la retraite, mise en viager du logement pour les propriétaires). Le potentiel de collecte de 110 milliards d’euros supplémentaire par rapport au marché actuel suppose que le complément d’épargne vise à combler la baisse du taux de remplacement après utilisation à 50% des autres solutions permettant de limiter la baisse du taux de remplacement. »

Conclusion : les trois alliés doivent nourrir « l’ambition de créer un leader dans le domaine de la retraite supplémentaire, collective et individuelle ». Sur les décombres des régimes par répartition. Ce calcul, les trois groupes associés ne sont évidemment d’ailleurs pas les seuls à le faire, à cette époque. Tous les grands établissements financiers spéculent sur l’immense marché qui se profile. En témoignent ces évaluations, en forme de tableau, que le banque BNP Paribas réalisa à la même époque et que l’on peut consulter ci-contre.

Les trois groupes se fixent donc cet objectif : « La structure née d’un partenariat équilibré entre la CDC, CNP Assurances et le Groupe MM aura une action décisive dans la prise de conscience du marché et une contribution majeure au financement des besoins de retraite des salariés, cadres et non cadres. En dix ans, elle s’imposera comme le leader des solutions d’épargne retraite collective et individuelle avec une part de marché de plus de 17% en retraite collective et 4% en retraite individuelle. » Concrètement, la prévision est que la co-entreprise réalise un chiffre d’affaires d’environ 7 milliards d’euros à l’horizon de 2019 et qu’elle regroupe environ 1.450 salariés, détachés des trois groupes fondateurs.

De l’argent comme s’il en pleuvait

Deux mois après la réalisation de ce premier schéma, un business plan plus affiné (que l’on peut consulter ci-dessous) est présenté, le 25 mai 2009, devant le comité d’entreprise de la CNP. Les chiffres ont été légèrement précisés, mais ils laissent tous présager que les associés rêvent plus que jamais de mettre la main sur un immense jackpot.

A la page 6 du « document confidentiel », il est ainsi confirmé que, pour l’activité de retraites d’entreprises, la joint-venture rêve d’une part de marché d’ici dix ans de 17% contre 9% actuellement pour la CNP et Médéric. A la page 7, il est précisé que le chiffre d’affaires de la société commune dans cette activité devrait exploser, passant de 692 millions d’euros à 5,2 milliards d’euros en 2020. Même explosion des encours totaux collectés : de 9,4 milliards en 2010 à 100,6 milliards d’euros en 2029.

C’est donc bel et bien un siphonage qui est alors conçu, avec en perspective un assèchement des régimes collectifs par répartition. Et puis aussi avec à la clef un formidable enrichissement des groupes privés qui se seront lancés dans l’aventure.

A la page 14, le document fournit en effet la clef de toute cette agitation qui a saisi les dirigeants de Médéric, et à laquelle ceux de la CDC ont cédé : l’appât du gain. « Ce modèle d’investissement sur le long terme apporte en contrepartie une très forte création de valeur et un paiement de dividendes récurrents », lit-on. Tout est dit, sans le moindre scrupule. Usant des formulations si chères aux fonds de pensions anglo-saxons sur la « share holder value » (traduction soft : la valeur pour l’actionnaire ; traduction moins diplomatique : le profit à tout prix), le document met bien en valeur que c’est un changement total de paradigme qui est envisagé. Finie la solidarité entre les générations ! Ce seront les profits qui seront les seuls guides du nouveau système. Tout cela est même très méticuleusement chiffré (à la page 15) : la rentabilité du système (ou si l’on préfère le ratio entre le résultat net et les fonds propres) devrait lui aussi exploser, passant de 2,7% en 2010 à 11,8% en 2029. De l’argent comme s’il en pleuvait…

Quand ce dispositif a été connu, cela a donc été le branle-bas de combat. Sinon à l’extérieur de l’entreprise – la gauche, en vérité, ne s’est que très peu intéressée à ce dossier pourtant hautement symbolique –, en tout cas à l’intérieur où plusieurs syndicats (mais pas tous) ont dit leur opposition. On lira par exemple un tract du syndicat SUD (il peut être téléchargé ici) rédigé à cette époque, qui énumère les dangers du projet.

L’inquiétude de plusieurs des syndicats de la maison a été d’autant plus forte qu’une expertise a été réalisée en ce mois de juin 2009 pour le compte du comité d’entreprise de la CNP par le cabinet Callentis (on peut en prendre connaissance ci-dessous), venant souligner les nombreuses failles du projet.

Un pied dans le privé, un pied à l’Arrco

L’expertise ne s’embarrasse pas de formulation diplomatique et dit tout haut ce que tout le monde dit en aparté : il s’agit, dit-elle, d’un « business plan réalisé pour crédibiliser le projet politique ». Un projet « politique »… tiens, tiens ! On y apprend aussi que certains des actionnaires minoritaires de la CNP, dont la Banque postale, ont émis de fortes réserves sur le projet lors d’un conseil d’administration.

A toutes ces critiques, on peut encore en ajouter d’autres. Sur les nombreux conflits d’intérêts qui minent ce projet. Un seul exemple : du côté de CNP, l’un des dirigeants qui conduit la création de la société commune est un dénommé Gérard Ménéroud, directeur adjoint, qui a effectué l’essentiel de sa carrière dans le monde de l’assurance privée, comme l’atteste sa biographie officielle (elle est ici).

Mais dans le même temps, il est aussi depuis octobre 2009 (comme on peut le constater ici) le président de l’Arrco, le régime public de retraite complémentaire des salariés. A l’avenir, ce dirigeant fera-t-il prévaloir dans le domaine de la retraite complémentaire les intérêts des régimes par répartition ou sera-t-il le porte-voix des intérêts privés auxquels il est désormais associé ? Lors d’un conseil d’administration de CNP, le 27 mars 2009, Gérard Ménéroud résumait avec gourmandise la philosophie du projet de joint-venture et répondait par avance à la question : « Le système de retraite évolue assez profondément. Les taux futurs de remplacement des systèmes par répartition sont estimés à 50%. Pour compenser, les retraités pourront puiser sur leurs réserves d’épargne ou transformer leur résidence principale en rente viagère selon une mécanique qui reste à mettre en œuvre. Pour les générations les plus jeunes, 35-50 ans, un complément d’épargne est à constituer ce qui générerait un flux annuel de 40 à 110 milliards d’euros supplémentaires à comparer aux 80 milliards du marché de l’assurance vie d’aujourd’hui. »

Comme on le voit, c’est un mélange des genres généralisé que ce projet organise ou à tout le moins tolère. Puisque Nicolas Sarkozy donne avec son frère et la CDC le mauvais exemple, pourquoi de simples comparses auraient-ils des scrupules ?

Les dangers du projet vont encore au-delà. Car c’est aussi la partition de la CNP qui du même coup se profile.

Certes, cette partition risque de ne pas être celle qui était initialement prévue. Au lendemain de l’élection présidentielle, le patron d’Axa, Henri de Castries, qui s’était beaucoup investi dans la campagne en soutien à Nicolas Sarkozy, avait clairement fait savoir qu’il rêvait en récompense de mettre la main sur la CNP. Mais la crise financière est passée par là, ébranlant l’empire fondé par Claude Bébéar. Depuis, Axa n’a plus les moyens de ses appétits. Tant pis pour lui. C’est donc Guillaume Sarkozy qui en a tiré profit. Car le transfert vers la nouvelle structure de quelque 550 personnels issus de la CNP préfigure un possible éclatement de la maison mère.

lusieurs des syndicats de l’entreprise ont donc bataillé, comme ils ont pu, contre le projet. Dans le courant de l’année 2009, ils ont ainsi saisi la justice, pour faire constater l’illégalité de ce transfert de personnels. Toutefois, en première instance puis en appel, ils ont été débouté. Mais beaucoup ne désarment pas.

Pour une raison qui se comprend : ce projet constitue un grave danger pour tous les personnels de la CNP, mais au-delà, pour tous les salariés français. Car c’est bel et bien une joint-venture qu’ont formée sans le dire Nicolas et Guillaume Sarkozy : l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation. En quelque sorte, c’est une affaire de famille, rondement menée.

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(IP:xxx.xx3.5.163) le 15 octobre 2010 a 21H58
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http://tempsreel.nouvelobs.com/actu... Selon Médiapart, le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics.

Le site d’information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l’Etat.

Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d’ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.

Des alliés puissants

"Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation ?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat ?"

L’enjeu n’est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d’euros" : en fonction de l’aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c’est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d’ici dix ans.

(Nouvelobs.com)

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(IP:xxx.xx8.142.90) le 30 janvier 2011 a 19H45
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d’autant que le chef (BP) de ce nouveau service n’a pas laissé que des bons souvenirs aux patients de la rue Garancière ....

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par nadja (IP:xxx.xx6.24.163) le 9 août 2011 a 19H36
nadja (Visiteur)

Votre parti pris politique frise le ridicule , Par ailleurs les informations que vous donnez sont fausses, pour ma part, ne pouvant subvenir aux coûts des soins, j’ai bénéficié de traitement et de prothèses pris en charge. D’autres part, la qualité des dentistes et exceptionnelle, les élèves sont encadrés par des dentistes et pour ma part par un professeur de renom. Et ce n’est pas pour se faire une clientèle car je sais qu’il n’a pas de cabinet hors de l’hôîtal.

Arrêtez cet anti-sarkozisme primaire, quand on se permet de créer ce genre de site, on se doit d’avoir un minimum d’honnêteté intellectuelle !

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par SIDONILLE (IP:xxx.xx5.158.207) le 8 février 2012 a 14H58
SIDONILLE (Visiteur)

Merci pour votre commentaire. J’ai rendez vous mi Juin 2012 au sce d’odontologie à Rothschild et je commençais à baliser avec tous ces commentaires politiques négatifs. Pouvez-vous me donner des précisions ? Merci beaucoup.