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HAD : quand l’hôpital sort de ses murs…
HAD : quand l'hôpital sort de ses murs…
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25 janvier 2012
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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HAD : quand l’hôpital sort de ses murs…

HAD : quand l'hôpital sort de ses murs…

A l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle unité de soins pédiatriques d’HAD à l’hôpital Louis Mourier, professionnels et patients nous en disent plus sur l’hospitalisation à domicile de l’AP-HP.

L’HAD assure une alternative à l’hospitalisation pour des patients adultes ou enfants nécessitant une prise en charge en soins importante, ponctuelle ou continue. A l’AP-HP, l’HAD dispose de 820 places et dessert 110 communes en région parisienne (Paris et petite couronne). Seul établissement public d’hospitalisation à domicile en Ile de France, elle comporte 2 pôles cliniques (mère-enfant ; soins adultes) et 20 unités de soins, dont 3 pédiatriques, une obstétrique et 16 unités de soins adultes et 1 équipe de nuit. La continuité des soins est assurée 24h/24 et 7j/7.

Une équipe pluridisciplinaire pour assurer au domicile des soins hospitaliers

L’HAD est chargée d’assurer au domicile des patients des soins médicaux et paramédicaux continus et coordonnés, de niveau hospitalier. Le retour à domicile est organisé à partir d’un projet personnalisé et s’adapte au quotidien du patient.

« L’HAD de l’AP-HP est pluridisciplinaire. On est confronté à une diversité d’environnements, de milieux socio-culturels, de pathologies et de types de soins. Notre pratique n’est jamais monotone… ». explique Abdelkrim HIANE, infirmier à l’unité de soins HAD située à l’hôpital Beaujon (AP-HP). Les soignants suivent des patients de tous âges, dans des situations très différentes : il peut s’agir de chimiothérapies, de nutritions parentérales, de pansements, de séjours post-chirurgicaux…

Côté organisation, « les patients nous sont adressés par un médecin hospitalier dans la plupart des cas, ou par la médecine de ville. Les critères sont précis et dépendent de la gravité de l’état du patient, du type de soins requis, leur durée, le matériel nécessaire, etc… Il s’agit d’actes très codifiés avec des produits uniquement hospitaliers par exemple. Il faut bien sûr l’accord du patient, de la famille et du médecin de ville. Nous utilisons quasiment le même matériel qu’à l’hôpital : nous faisons livrer des lits, le matériel nécessaire à la perfusion, aux soins, nous apportons également les médicaments etc… » explique Catherine Garnier, infirmière à l’unité de soins d’HAD située à l’hôpital Antoine Béclère (AP-HP).

L’infirmier de coordination de l’HAD de l’AP-HP assure concrètement la liaison entre le domicile et l’hôpital. Il évalue la faisabilité de l’hospitalisation à domicile en se rendant dans le service et au domicile du patient, s’assure que les équipements nécessaires seront présents et organise la venue des différents intervenants en fonction des besoins du patient : ergothérapeute, psychologue, aide-ménagère …

Une relation au patient et aux soins différente

La différence dans la relation au patient aux soins ? « Il faut s’adapter à chaque lieu, chaque situation familiale. A l’hôpital, on vous le raconte, mais vous ne le vivez pas. En HAD, nous allons chez les gens, nous entrons dans leur intimité » explique Catherine Garnier. « L’objectif est que le patient réintègre son histoire et l’histoire de sa maladie dans sa trajectoire de vie à lui. Les rencontres patients-soignants sont des rencontres très fortes, du fait de cette intimité partagée à domicile avec les proches, de cette plongée dans leur univers, avec des limites à poser » souligne Eliane Jonchères-Weinmann, psychologue clinicienne. Pour Claire Chauvin, infirmière à l’unité de soins d’HAD située à l’hôpital Antoine Béclère (AP-HP) « La question de la confiance avec le patient et sa famille est très importante, elle s’installe petit à petit selon la personne et les soins. Nous avons une relation plus étroite avec la famille qui est très investie dans le soin, et un rôle important d’écoute et de soutien ».

Pour le patient, à la sécurité des soins s’ajoute le confort psychologique et physique de la maison. « On retrouve ses repères, et plus de souplesse : la possibilité d’avoir des visites quand on le veut, de vaquer à ses occupations si son état le permet… Le retour à domicile après l’hospitalisation est en fait moins brutal et plus rassurant : on revient chez soi tout en étant pris en charge », explique une patiente d’HAD de l’AP-HP. Pour les proches « c’est plus de confort, moins d’angoisse : je ne suis plus seule à m’occuper de mon mari malade » indique une femme de patient pris en charge par l’HAD de l’AP-HP.

Anne-Cécile Bard
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Hôpital Pédiatrie