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Furosémide : clap de fin d’une affaire qui a bouleversé l’industrie pharmaceutique
Furosémide : clap de fin d'une affaire qui a bouleversé l'industrie pharmaceutique
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10 juillet 2013
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Furosémide : clap de fin d’une affaire qui a bouleversé l’industrie pharmaceutique

Furosémide : clap de fin d'une affaire qui a bouleversé l'industrie pharmaceutique

Après plus d’un mois de débats entre la justice et l’ensemble des professionnels de santé au sujet d’une prétendue erreur de conditionnement d’un médicament, le Furosémide, l’ANSM émet l’hypothèse que tout ceci soit simplement dû à une erreur d’étourderie du patient.

Scandale sanitaire au début du mois de juin dernier après qu’une pharmacie de Saint-Malo a alerté les autorités sanitaires. Une de ses clientes avait fait état à sa pharmacienne d’endormissements chez son mari, sous Furosémide pour traiter son hypertension, médicament qui auraient été remplacé par des somnifères à la suite d’une erreur du fabricant, le laboratoire Teva. Dans le blister de Furosémide du mari, la pharmacienne découvre un somnifère.

Les autorités sanitaires, montrant une fois de plus leur réactivité, ordonnent le rappel immédiat des boîtes de Furosémide, des lots mis en cause d’abord, puis de tous les lots, afin de les contrôler et de mettre les choses au clair. « Il y avait un risque, il était logique de prendre une décision immédiate  » précise l’ANSM, l’Agence de sécurité des médicaments.

Quatre personnes envoyées par l’ANSM inspectent le laboratoire Teva de fond en comble pendant près de 48 heures. Les chaînes de production n’ont apparemment aucune chance de pouvoir se croiser. Les boîtes renvoyées et inspectées sont elles-aussi sans aucune trace d’erreur quelle qu’elle soit, toutes contiennent bel et bien uniquement du Furosémide.

L’ANSM déclare donc la fin de l’alerte sanitaire. Reste tout de même une question : que faisait un somnifère dans la boite de Furosémide de cet homme à Saint-Malo ? Pour le moment, la seule hypothèse viable est celle de la pharmacienne. Curieuse de savoir le fin mot de cette histoire, cette dernière a découvert que la femme qui était venue la voir prenait des somnifères et que, lorsqu’il restait des médicaments dans leurs piluliers, elle les remettait dans leurs boîtes.

Il serait donc possible qu’elle ait mis un de ses somnifères dans la boîte de Furosémide de son mari par mégarde. Le bilan de cette affaire, à la conclusion incertaine mais apaisante quant au bon fonctionnement du système de surveillance des laboratoires pharmaceutiques, est qu’en France, la sécurité des médicaments est une règle d’or, respectée par tous ses acteurs.

Le système fonctionne, que ce soit grâce aux entreprises du secteur comme les entreprises du médicament (Leem) qui veillent chaque jour à la sécurité des patients ou grâce aux lanceurs d’alertes, piliers de ce secteur, qui, comme cette affaire l’a montré, sont écoutés et respectés. Le président du Leem, Hervé Gisserot, le rappelle : leur rôle est essentiel mais il est important qu’ils ne « se substituent pas aux experts, aux autorités sanitaires, de manière à ne pas faire primer la polémique sur la qualité du débat  ».

SOURCES


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