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Formation en chirurgie humanitaire : la bonne volonté nécessaire mais pas suffisante
Formation en chirurgie humanitaire : la bonne volonté nécessaire mais pas suffisante
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8 août 2014
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Réseau CHU, 258 articles (Réseau des CHU)

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Formation en chirurgie humanitaire : la bonne volonté nécessaire mais pas suffisante

Formation en chirurgie humanitaire : la bonne volonté nécessaire mais pas suffisante

Pénurie de matériel et parfois de produits de première nécessité, conditions climatiques extrêmes, confort sommaire, pathologies rares, choix éthiques douloureux… Lors des missions humanitaires, les équipes composées de médecins et d’infirmiers interviennent en milieu précaire, dans des conditions difficiles auprès de populations dans un état de dénuement total. Comment secourir toutes les urgences et surmonter en plus les problèmes de langue, de culture et d’encadrement juridique ? Désormais un certificat d’étude universitaire les prépare à affronter les difficultés d’un monde qu’ils ne connaissent parfois qu’à travers les reportages TV.

Conçue par le Pr Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale et chirurgie plastique de l’Hôpital Nord (AP-HM), cette nouvelle formation est dispensée par la faculté de médecine de Marseille. Le certificat de chirurgie humanitaire est ouvert aux professionnels de santé, aux chirurgiens et aussi aux médecins, internes, anesthésistes, infirmiers… qui souhaitent participer à des missions de chirurgie humanitaire. Au programme, un enseignement théorique général (géopolitique, vaccinations, gestion humaine et économique d’une équipe en mission, éthique, chirurgie des conflits, en milieu isolé, etc.) et un enseignement théorique spécifique, par pathologies. L’enseignement est dispensé sous la direction du Pr Laurent Guyot, chirurgien maxillo-facial qui a effectué de nombreuses missions au Burkina Faso, au Bénin, au Mali ou à Mayotte, depuis 2006. Le groupe va évoluer en vase clos durant une quinzaine de jours, dans des conditions reproduisant les situations difficiles auxquelles l’équipe sera confrontée. « Il faut savoir faire un diagnostic rapide et connaître ses limites.

On ne peut pas opérer tout le monde. D’où l’importance de travailler en amont avec les ONG et les équipes hospitalières locales : préparation du bloc, pré-tri des patients, et plus tard suivi et éducation thérapeutique des personnes soignées… », rappelle le Pr Guyot. Pour lui, la chirurgie maxillo-faciale et la chirurgie plastique sont des disciplines particulièrement adaptées aux missions humanitaires : « sans infrastructures très complexes, on peut opérer des séquelles de brûlures, des tumeurs parfois impressionnantes, des fentes faciales ou des déformations liées au noma (stomatite gangrèneuse foudroyante)…. ». Ce que le Pr Guyot apprécie le plus dans l’humanitaire : l’altruisme, la possibilité de partir en compagnonnage, de soigner des pathologies différentes et surtout la leçon d’humilité et d’espoir. « Il faut rester humble. Ce que nous faisons est une goutte d’eau, mais on réussit quand même grâce à notre expertise à changer la vie d’enfants, de jeunes et d’adultes avec des structures relativement simples et des équipes restreintes. Et surtout, on n’oublie pas notre rôle d’enseignant pour former les médecins locaux à prendre en charge les patients. » Pour s’inscrire au certificat d’étude universitaire, envoyer un dossier

POST-SCRIPTUM

  • Pr Laurent GUYOT – Service de Chirurgie maxillo-faciale, chirurgie plastique - CHU Nord –MarseilleTél 04.91.96.45.51 lguyot@ap-hm.fr Une association d’infirmiers recherche des volontaires pour des missions 

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Mots-clés :
Chirurgie Humanitaire