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Fin de vie : L’affaire Vincent Lambert
Fin de vie : L'affaire Vincent Lambert
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17 mai 2013 | 2 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Fin de vie : L’affaire Vincent Lambert

Fin de vie : L'affaire Vincent Lambert

Une partie de la famille souhaite arrêter les soins, mais les parents de Vincent Lambert, âgé de 37 ans et dans le coma depuis près de 5 ans suite à un accident de moto, ont bloqué juridiquement la décision des médecins du CHU de Reims de ne plus alimenter leur fils.

Vincent Lambert, un infirmier de 37 ans, a été victime d’un accident de moto en 2008. Tétraplégique, il est hospitalisé au CHU de Reims. Il est toujours dans le coma, au stade de "conscience minimale". Le 8 avril dernier, l’équipe médicale avait décidé « l’arrêt de l’alimentation artificielle et le maintient d’une hydratation faible en application de la loi Leonetti ». L’avis de l’épouse de l’accidenté, et de certains frères et sœurs de la victime, n’était pas étranger à cette orientation. Le 9 mai dernier, cependant, les parents de Vincent Lambert ont bloqué cette décision médicale par voie de justice, et le rétablissement de l’alimentation artificielle a été ordonné le 11 mai dernier.
 
Cette affaire de Reims, sans précédent, est délicate. D’après la loi Leonetti, « pour avis, en dans pareille situation, les médecins doivent se tourner vers la personne la plus proche en l’absence de données plus claires ». Selon le Docteur Leonetti en personne, « c’est le défaut d’information qui est à l’origine de cette mésentente. Les personnes hostiles à la fin de vie réagissent le plus souvent parce qu’elles n’étaient pas au courant beaucoup plus que parce qu’elles ne voulaient pas l’arrêt du traitement. Il faut établir un dialogue ».
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Mots-clés :
Euthanasie Fin de vie
Commentaires
3 votes
(IP:xxx.xx2.45.82) le 21 mai 2013 a 15H19
 (Visiteur)

« l’arrêt de l’alimentation artificielle et le maintient d’une hydratation faible en application de la loi Leonetti »

Dans cette petite phrase apparaît toute l’hypocrisie de la loi Leonetti vis-à-vis de l’euthanasie active : On cesse d’alimenter le patient et celui-ci meurt au bout d’un certain temps, variable selon les individus... C’est bien plus cruel et inhumain qu’un acte délibéré d’euthanasie active et instantané !

1 vote
par Zenzoe (IP:xxx.xx4.125.167) le 22 mai 2013 a 10H08
Zenzoe (Visiteur)

On sent vaguement dans cette affaire une mésentente et une rivalité inquiétantes entre d’une part l’épouse, et d’autre part les parents du malheureux. D’un côté, l’épouse, au chevet du blessé depuis le début et probablement la plus à même d’évaluer et de comprendre l’tat de son mari, et de recueillir ses souhaits. De l’autre, des parents qui, habitant loin, ne viennent que 3 ou 4 fois par an et quelques heures et prétendent en savoir plus sur la volonté de leur fils que sa propre femme présente à ses côtés - les parents donnent plus l’impression de se protéger eux-mêmes et de la douleur de perdre un fils que d’avoir en tête ce qui est le mieux pour lui. On peut les comprendre bien sûr mais l’essentiel n’est-il pas de respecter avant tout le souhait du premier concerné ?

Ceci dit, cette histoire de laisser un malade mourir faute de soins sous prétexte de ne pas faire d’acharnement thérapeutique est hypocrite, détestable et totalement inadapté à la situation.