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En Libye, l’appel au secours des médecins
En Libye, l'appel au secours des médecins
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5 avril 2011
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La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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En Libye, l’appel au secours des médecins

En Libye, l'appel au secours des médecins

De nombreux personnels de santé étrangers ont quitté la Libye depuis le début des interventions aériennes de la force internationale dans ce pays. Très souvent à contre-cœur. A ce manque crucial de professionnels de santé s’ajoute une absence de moyens techniques, et en particulier de médicaments d’urgence. 

CareVox a été contacté par des professionnels de santé désirant coûte que coûte se rendre dans les zones les plus nécessiteuses en Libye. En témoignent par exemple ces mots laissés à notre rédaction le 4 avril dernier : « Je suis un algérien, infirmier diplômé d’Etat en soins généraux. Je travaille en Libye en temps qu’infirmier de chantier depuis 2006 pour la boite Medilink International en sous-traitance avec la compagnie Total. J’ai été contraint de rentrer en Algérie à cause des événements en cours. Mais je veux me rendre à Benghazi pour épauler mes collègues et venir en aide à la population. Je ne sais pas comment faire ».

Dans les pays limitrophes de la Libye, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tente de s’organiser avec l’appui de l’organisation non gouvernementale International Medical Corps (IMC). Il s’agit avant tout de mettre en place un nouveau circuit de distribution de médicaments, assuré en temps normal par Tripoli. Alors que les arrivées de blessés de guerre sont chaque jour plus nombreuses, Tarik Jasarevic, de la section de crise de l’OMS, prévient que « les hôpitaux manquent surtout de kits chirurgicaux et de produits anesthésiants. Les traitements pour les maladies chroniques sont eux aussi en rupture de stocks. Pour l’instant les médecins libyens n’ont d’autre solution que de se replier sur un appui logistique extérieur ».

L’OMS s’emploie à former des étudiants en médecine à la gestion des urgences, et des formations sont dispensées à Tobrouk. C’est toutefois à Musaid, de l’autre côté de la frontière, en Egypte, qu’à été installé un centre d’approvisionnement en médicaments. Dans l’ouest du pays, comme l’indique le site Creapharma, l’état des lieux reste bien souvent inconnu en raison de la main mise de Mouammar Kadhafi sur la région. Néanmoins, 71 blessés libyens, dont certains dans un état grave, ont pu être évacués de Misrata, seule ville de cette zone aux mains des rebelles. Ils ont pu être acheminés vers Sfax, en Tunisie, à l’aide d’un bateau affrété par Médecins sans frontières. Le Croissant-rouge tunisien indique qu’ils sont actuellement pris en charge dans des établissements sanitaires publics et des cliniques privées. Par ailleurs, et comme l'indique Le Nouvel Observateur, un bateau turc transportant lui aussi des blessés libyens de Misrata est arrivé aujourd'hui à Cesme, en Turquie.

Parallèlement à ces opérations de secours, une polémique a été alimentée par Massimo Zucchetti, professeur en « installations nucléaires » à l’institut polytechnique de Turin. Selon ce spécialiste, les missiles déployés contre les forces de Kadhafi auraient une répercussion à long terme sur la santé de la totalité de la population libyenne en raison de leur effet pollueur, et ce « que les missiles aient une tête revêtue d’uranium appauvri ou qu’ils aient uniquement leurs stabilisateurs à l’uranium appauvri ».

La rédaction CareVox
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