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En Argentine les malades guérissent en dansant le tango
En Argentine les malades guérissent en dansant le tango
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8 janvier 2013
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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En Argentine les malades guérissent en dansant le tango

En Argentine les malades guérissent en dansant le tango

En Argentine, les malades mentaux et les patients du troisième âge de certains hôpitaux comme ceux de Borda et Ramos Mejia à Buenos Aires se voient proposer des cours de tango comme soins thérapeutiques. Cette "tango thérapie", qui aurait déjà fait ses preuves, permettrait aux malades de se sentir moins seuls et de renouer avec le monde.

Le tango, une danse née à la fin du XIXème siècle dans les bas-fonds de Buenos Aires et de Montevideo (en Uruguay) et déclarée en 2009 "Patrimoine de l'Humanité" par l'UNESCO, a été testé comme thérapie par des ateliers de certains hôpitaux argentins. La méthode est certes originale, mais elle produirait réellement des effets. Proposée à des patients souffrant de maladies mentales ou à des patients d’un âge avancé en proie à la solitude, la "tango thérapie" permettrait à ces derniers de renouer avec le monde de manière douce.
 
Silvina Perl, une psychologue qui anime l’atelier de tango de l’hôpital psychiatrique Borda de Buenos Aires avec une vingtaine de danseuses bénévoles, en dévoile la recette aux journalistes venus la voir : « C’est le fait de serrer l’autre dans ses bras qui rend le tango si spécial, créant une sorte de rapport amoureux. Le tango, bien entendu, ne guérit pas à lui tout seul tous les maux, mais pendant une heure de cours, les patients n’ont pas d’hallucinations : ils sont concentrés, occupés à bien faire les pas de danse. On traite la psychose à l’aide du tango, car cette danse constitue un langage qui contraint le malade à établir un rapport avec l’autre, alors que l’autre n’existe justement pas dans son monde ». Et l’atelier de tango de l’hôpital public Ramos Mejia de Buenos Aires, géré par Alba Balboni, expérimente la même technique, mais cette fois avec les patients du troisième âge. Cette dernière, une animatrice de 67 ans, est catégorique : « Le désoeuvrement guette les retraités. Pour eux, le tango est magique. Il leur permet de retrouver immédiatement une vie sociale active  ».
 
Dans les faits, des pas de tango de plusieurs heures par semaine permettraient aux personnes atteintes de troubles mentaux tels que la schizophrénie de retrouver une concentration, de maintenir un contact avec la réalité et de créer un rapport avec l’autre tout en se sentant écoutés. Pour les personnes âgées, qui souffrent souvent d’isolement voire de dépression, la pratique de cette danse permettrait une hausse du niveau d’activité physique et une meilleure qualité de vie sociale et affective.
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