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Douloureux pessimisme
Douloureux pessimisme
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19 août 2011
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Douloureux pessimisme

Douloureux pessimisme

Une attitude optimiste peut faire plus que mettre un ressort dans votre démarche, elle peut aussi améliorer les résultats médicaux. Bien que la puissance de la pensée positive soit claire, on en sait peu sur la façon négative qu’ont les mentalités d’affecter le succès des thérapies.

Spécialiste de neurosciences cognitives, Irene Tracey de l'Université d'Oxford et ses collaborateurs ont constaté que les croyances à la fois ensoleillées et cyniques déterminent le pouvoir et l'effet des drogues.
 
L'équipe a publié ses conclusions le 16 Février dernier dans Translational Medicine.
Dans l'étude, 22 participants en bonne santé ont subi un scanner IRM fonctionnel tandis qu'un dispositif de chauffage de leur mollet droit à un niveau inconfortable était appliqué pour 10 minutes. Comme prévu, les régions du cerveau associées à la perception de la douleur ont été actifs.
 
Pendant le reste de l'expérience d'IRMf, les volontaires ont reçu un analgésique à action rapide dans leur sang dès qu' ils sentaient la même chaleur sur leurs jambes. Mais les chercheurs les ont trompés quand ils ont administré les médicaments. Dans un premier temps, les volontaires ne savaient pas que le traitement avait commencé, de sorte qu'ils ne pensaient pas que leur douleur devait diminuer. Dix minutes plus tard ils ont appris que le médicament avait été administré, alors qu'ils croyaient que leur malaise allait commencer à se calmer. Après encore 10 minutes, les chercheurs leur ont dit que la perfusion avait cessé, alors les bénévoles ont dit que leurs jambes commencaient à les faire souffrir davantage.
Les sujets ont indiqué que leur douleur était beaucoup moins intense et désagréable quand ils croyaient qu'ils recevaient l'analgésique que lorsqu'ils pensaient qu'ils ne le recevaient pas, même si la perfusion a été constante.
En fait, ils souffraient moins lorsqu'ils se croyaient sous analgésique, plutôt qu'en recevant l'analgésique lui-même.
 
Les effets de ce pessimisme sont probablement plus prononcés chez les patients souffrant d'affections chroniques, car ils sont plus susceptibles d'avoir vécu des années de frustration avec des médicaments inefficaces.
Ces chercheurs estiment que les médecins ne devraient pas sous-estimer l'influence significative que les patients négatifs peut avoir sur l'efficacité des traitements.
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