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Diane 35 : l’anti-acnéique contraceptif de retour en France
Diane 35 : l'anti-acnéique contraceptif de retour en France
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1er août 2013 | 1 commentaires
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Florence B., 33 articles (Rédacteur)

Florence B.

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Diane 35 : l’anti-acnéique contraceptif de retour en France

Diane 35 : l'anti-acnéique contraceptif de retour en France

La Commission européenne impose la remise en vente de Diane 35 en France. Le traitement anti-acné contraceptif avait été suspendu pour risques de thrombose.

Cet hiver, entre la polémique sur les contraceptifs de troisième et quatrième génération et celle sur le Diane 35, la pilule a été mise à rude épreuve en France. 
 
Dans le cas des contraceptions de dernières générations, les accidents cardiovasculaires qui leur sont imputés ont mené à leur déremboursement le 31 mars et à une chute des ventes
 
Quand au Diane 35, également appelé Dianette, il a été suspendu provisoirement par l’ANSM le 21 mai en raison des risques sanitaires qu’il comportait.
 

Quels sont ses risques ? 

L’ANSM arguait qu’il était majoritairement utilisé comme une pilule contraceptive faisant courir aux femmes des risques de thromboses veineuses et d’embolies pulmonaires. De plus, en janvier, le Figaro le rendait responsable de sept morts. Un chiffre arrondi à quatre par le président de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Dominique Maraninchi.
Mais pour comprendre le retrait du marché français du Diane 35, auquel la Commission européenne vient de mettre fin, il faut aussi rappeler le contexte dans lequel est intervenue cette décision : la suspension a fait suite à la polémique sur les pilules dernières générations. 
Celle-ci avait installé un climat de défiance vis-à-vis de la pilule contraceptive. Dans cette atmosphère, le traitement de la peau Diane 35, parfois prescrit comme contraceptif a également été montré du doigt en raison d’accidents observés chez certaines femmes.
 

Pourquoi la Commission européenne défend-t-elle Diane 35 ?

“Nous savions que c’était une pilule lourde et on ne la prescrivait donc qu’en cas de graves problèmes de peaux. Il était logique, puisque ce médicament est contraceptif, de ne pas prescrire une contraception supplémentaire”, expliquait en février le gynécologue Alain Knopf, interrogé par Carevox
Au sujet de la suspension qui n’avait pas encore eu lieu, il avait déclaré : “Je n’y suis pas favorable, mais je pense que la prescription devrait être plus contrôlée. Rappelons que les pilules de 3ème et 4ème génération augmentent deux à trois fois les risques de phlébite, mais que les grossesses les multiplient par 10, et on ne les interdit pas pour autant ! "
" De plus, d’autres traitements de l’acné sont bien plus risqués. Roaccutane par exemple provoque des malformations fœtales en cas de grossesse.”
C’est justement le rapport bénéfices-risques qu’a mis en avant la Commission européenne estimant que les bénéfices de Diane 35 surpassaient ses risques pour les femmes.
 

Un retour encadré

Le retour en France du médicament a de quoi réjouir certains patientes ainsi que le laboratoire Bayer qui le commercialise. La réintroduction du médicament s’accompagnera d’une révision des notices d’utilisation et d’une meilleure information sur les contre-indications du médicament, rappelées par la Commission européenne :
  • Des antécédents ou une prédisposition héréditaire à la thrombose veineuse
  • L’utilisation concomitante avec un autre contraceptif hormonal 
Il sera possible d'avoir un usage contraceptif du Diane 35, mais seulement si la patiente l'utilise en premier lieu pour soigner son acné et “après échec d'un traitement topique ou de traitements antibiotiques systémiques”. D’autre part, il ne devra pas être indiqué pour traiter la chute des cheveux.
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Commentaires
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par Docteur David Vincent (IP:xxx.xx9.86.37) le 2 août 2013 a 22H24
Docteur David Vincent, 74 articles (Médecin généraliste)

Moi je vois juste qu’on n’est plus maître dans notre pays.

Sinon je trouve qu’il y a des pilules bien plus dangereuses selon le magazine Prescrire aussi : Yaz, Jasmine et Jasminelle, à base de drospirénone. Elles ont plus de risques thromboemboliques que d’autres.