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Désamour de la pilule contraceptive ?
Désamour de la pilule contraceptive ?
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13 avril 2010 | 4 commentaires
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Loreline Robbe, 61 articles (Rédacteur)

Loreline Robbe

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Désamour de la pilule contraceptive ?

Désamour de la pilule contraceptive ?

C’est le thème d’un des articles publiés sur le site du magazine Elle aujourd’hui. Il semblerait que les jeunes femmes se lassent de cette méthode contraceptive, jugée trop contraignante.

L’Inspectiongénérale des affaires sociales (Igas) a publié un rapport récent allant très clairement dans ce sens : « La prise quotidienne de la pilule tend à être perçue comme une contrainte (…) et une lassitude tend à s’installer avec le temps. Un rapide calcul montre que la prise de la pilule par une femme pendant la durée de sa vie féconde, de 17 à 50 ans environ, représente la gestion au quotidien de plus de 8 000 comprimés. Ceux-ci doivent être absorbés trois semaines sur quatre sans aucun oubli, sans épisode de diarrhée ou de vomissements, sans décalage horaire, en respectant rigoureusement l’intervalle de temps entre deux plaquettes. On comprend, au regard de ces faits très concrets, la difficulté d’effectuer un tel parcours “sans faute”. »

L’oubli de pilule, qu’il soit un acte manqué ou qu’il n’en soit pas un, est un phénomène fréquent, puisque, selon une enquête parue en 2007 (« Contraception : que savent les Français ? » Enquête de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes)), une femme sur cinq l’oublie au moins une fois par mois. Ce qui fait dire à Nathalie Bajos : « Plus les femmes sont impliquées dans le choix de leur méthode de contraception, plus elles en sont satisfaites et moins elles connaissent d’échecs. » Il y a quelques années, un spot du ministère de la Santé disait : « La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ! » « Encore faut-il que l’on puisse vraiment avoir le choix », ironise Martin Winckler

Ainsi pour certaines femmes, le désamour de la pilule est aussi une sorte de rébellion contre la normativité française en matière de méthode contraceptive, qui n’a d’ailleurs nul équivalent à l’étranger. En effet, les femmes sous contraceptif ayant choisi la pilule ne représentent que 8% dans le reste du monde (Nations unies, World Contraceptive Use, 2007), tandis qu' « il existe en France une norme contraceptive de fait, décrit Nathalie Bajos. On commence sa vie sexuelle avec le préservatif. Dès que la relation de couple devient stable, la pilule prend le relais et, enfin, on se fait poser un stérilet après avoir eu le nombre d’enfants qu’on voulait. »

En outre, si la pilule reste le moyen de contraception le plus usité en France aujourd’hui (60% des femmes sous contraceptif l’utilisent), il semblerait qu’elle voit son image évoluer. Les femmes ont aujourd’hui plus conscience des aspects contraignants de la pilule, qui était surtout perçue comme « libératrice » dans les années 70. L’Igas note par ailleurs que « La montée des préoccupations écologiques, qui développe une aspiration à des méthodes “naturelles”, et la crainte des effets à long terme d’une imprégnation hormonale (…) alimentent un climat de suspicion, voire de ras-le-bol », qui a également fini par amener certaines femmes à plaquer leurs plaquettes.

Loreline Robbe Sciences et ...

SOURCES

  • voir le dossier Elle ici, rapport de l’Igas .Vidéo interview de Nathalie Bajos sur un état des lieux de la contraception en France ici. Contraception.
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Commentaires
1 vote
par zelectron (IP:xxx.xx8.240.132) le 13 avril 2010 a 14H59
zelectron (Visiteur)

C’est le plus grave : selon les dosages œstrogéniques la baisse de la libido allant jusqu’à l’indifférence chez certaines femmes ne favorise pas le maintien du couple...

Sans oublier quelques contre-indications comme l’aspirine, inhibiteur de l’effet contraceptif sans que le corps médical lui-même le sache dans sa grande majorité.

1 vote
par pigripi (IP:xxx.xx7.152.136) le 13 avril 2010 a 21H51
pigripi (Visiteur)

Les Français n’aiment pas utiliser les préservatifs contrairement aux autres cultures, ce qui explique sans doute un taux plus élevé de prise en charge de la contraception par les seules femmes avec tous les inconvénients que ça entraine. L’attitude macho et désinvolte des mâles français explique les grossesses indésirables, les dénis de grossesse de même que les grossesses chez les très jeunes filles. Il est beaucoup plus facile de séduire et d’abandonner en disant "elle m’a fait un enfant dans le dos".

Bref, la contraception, c’est une affaire de couple, même fugace et tant que les hommes n’assumeront pas leur responsabilité les labos se feront du beurre sur le ventre des femmes.

1 vote
par edu51 (IP:xxx.xx5.54.33) le 14 avril 2010 a 10H28
edu51 (Visiteur)

Votre discours revanchard n’est pas dénué de fondement, mais pour être proche des réalités du terrain, les choses sont en train de changer et plutôt de façon inquiétante. Comme pour l’égalité des sexes, les femmes se veulent l’égal des hommes (à juste titre), mais malheureusement copient bien souvent plus leurs principaux défauts et erreurs que leurs qualités... à suivre...

0 vote
(IP:xxx.xx1.244.234) le 22 décembre 2010 a 10H04
 (Visiteur)

Je n’aime pas prendre la pilule, j’ai l’impression de m’empoisonner. Cette phrase m’a valu le mépris de divers professionnels de santé pendant 3 ans. 3 ans à me rendre malade avant qu’un medecin daigne me signaler quelles méthodes aternatives existent. C’était il y à 6 ans et je parle souvent de contraception avec des "nullipare" comme moi : la pilule, l’implant dans le bras, les preservatifs c’est tout ce qu’elles connaissent et encore... pas toutes.

j’aimerai ne plus entendre :
- le strérilet ça rend stérile
- la méthode ogino fonctionne très bien chez unetelle
- l’anneau/le patch c’est quoi ça ? si ça fonctionnais on en aurai entendu parler...

Les femmes aujourd’hui ne choisissent pas leur contraception : leur médecin leur prescrit la pilule et basta. Pour obtenir une autre méthode contraceptive il faut se justifier, s’expliquer même quand c’est celle utilisée habituellement par la "patiente"