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Des médicaments anti-cholestérol pour combattre la malaria
Des médicaments anti-cholestérol pour combattre la malaria
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7 janvier 2013
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Florence B., 33 articles (Rédacteur)

Florence B.

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Des médicaments anti-cholestérol pour combattre la malaria

Des médicaments anti-cholestérol pour combattre la malaria

Aux Etats-Unis, des chercheurs ont découvert que la lovastatine utilisée dans les médicaments anti-cholestérol pouvait également aider à combattre le virus de la malaria.

  

 

La lovastatine est un médicament de la famille des hypocholestérolémiants, qui abaissent le taux de cholestérol dans le sang en bloquant l’action de l’enzyme impliquée dans sa fabrication. Ce traitement ralentit également l’athérosclérose coronarienne et pourrait bientôt être utilisée à d’autres fins. Car le Docteur Guy Zimmermann qui dirige le département de Médecine de l’Université d’Utah et son équipe le pense capable de modifier certaines réactions immunes.

 

La lovastatine pourrait être utilisée pour le traitement du neuropaludisme

D’après les chercheurs, la lovastatine serait potentiellement capable de soigner certaines manifestations cliniques de la malaria. Cette infection parasitaire se transmet par la piqûre de certaines espèces de moustiques femelles anophèle et s’accompagne de différents symptômes qui varient selon le parasite en cause (quatre espèces). Les plus communs et guérissables sont des frissons, fièvres, sueurs, fatigue, diarrhées, toux, problèmes respiratoires et jaunisse.

Cependant, le parasite Falciparum est mortel, et peut mener à la malaria cérébrale (ou neuropaludisme) qui touche principalement les enfants. Celle-ci a pour symptôme un blanchissement rétinien, des crises d’épilepsie, des troubles cérébraux tels qu’une désorientation, des délires, le coma et le décès. Les globules rouges infectés empêchent les vaisseaux sanguins d’irriguer le cerveau, et les fonctions cognitives peuvent aussi être affectées.

Ainsi des études menées sur des enfants touchés par la malaria ont montré qu’ils étaient atteints de problèmes de mémoire et de difficulté à l’apprentissage. Les troubles persistaient même une fois la maladie éradiquée.

 

 

 

Des tests sur des souris, porteurs d’espoir pour l’humain

Les tests réalisés par le Docteur Zimmermann sur des souris ont montré qu’ajouter de la lovastatine aux médicaments anti-malaria classiques diminuait l’inflammation des vaisseaux sanguins et les troubles cognitifs provoqués par la maladie. 

Les chercheurs ont indiqué que les formes de malaria cérébrales étaient différentes chez les animaux de celles observées chez l’humain, mais ils pensent que les découvertes effectuées doivent mener à d’avantage de recherches sur la lovastatine.

Le docteur Zimmermann affirme que les résultats déjà obtenus (publiés dans le journal scientifique PLOS Pathogens) ont également mis en évidence l’existence d’une relation entre la combinaison de mécanismes vasculaires et inflammatoires et l’apparition de pathologies cérébrales et d’affections intellectuelles. « Cette découverte pourrait s’appliquer à d’autres maladies inflammatoires systémiques ayant des complications cérébrales. » a-t-il expliqué.

 

  

  

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