Accueil du site
> Médicaments & Soins > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Des chercheurs français développent un poumon artificiel portatif
Des chercheurs français développent un poumon artificiel portatif
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
9 septembre 2015
Auteur de l'article
Edouard Savonat, 8 articles (Rédacteur)

Edouard Savonat

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
8
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Des chercheurs français développent un poumon artificiel portatif

Des chercheurs français développent un poumon artificiel portatif

Des chercheurs français du Centre chirurgical Marie-Mannelongue dans les Hauts-de-Seine développent actuellement un poumon artificiel portatif, d’après Europe 1. Ce dernier prendra la forme d’une ceinture localisée sous la poitrine, qui devra alimenter le cœur en sang chargé d’oxygène. Ne nécessitant pas d’opération chirurgicale, ce dispositif portatif concerne exclusivement les personnes âgés et les patients souffrant d’insuffisances respiratoires, et ne pouvant supporter une greffe pulmonaire classique.

 
Le poumon artificiel se compose d’un système portatif (avec batterie et oxygénateur intégrés) qui prendra la forme d’une ceinture placée sous la poitrine [autour du thorax]. Grâce à une canule, située dans une artère « à la base du cou » le dispositif enverra du sang chargé d’oxygène dans le cœur du patient précise le Pr Olaf Mercier, responsable du projet.

Ce projet a pu voir le jour grâce au Programme d'Investissements d'Avenir (PIA) lancé en 2010. En décembre 2014, un appel à projets "Recherche Hospitalo-Universitaire en santé" avait été lancé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), désigné comme opérateur par le Commissariat Général à l'Investissement pour désigner les bénéficiaires du PIA.

Le Centre chirurgical Marie-Mannelongue fait ainsi partie des quatre lauréats de l'appel à projet dont l'un des objectifs était d'"accompagner la recherche de biomarqueurs à visée thérapeutique ou diagnostique, le développement de dispositifs médicaux, de plateformes biologiques, technologiques, bio-informatiques ou de biologie des systèmes", selon l'ANR. Afin de mener à bien les recherches, cinq millions d'euros sont alloués à l'équipe d'Olaf Mercier. 

L'équipe du Centre Marie-Lannelongue espère procéder à la première implantation en 2020, sur un premier patient atteint au stade terminal d'une maladie grave et rare, l'hypertension pulmonaire. "Il s'agit d'un blocage du sang dans les poumons, ce qui fatigue le coeur, alors contraint de pousser le sang plus fort vers ces organes, ce qui entraîne un arrêt cardiaque, résume le chirurgien. L'organe artificiel agira comme une sorte de dialyse respiratoire pour permettre au sang de passer par les poumons." 

Si le dispositif fonctionne bien, l'indication pourrait s'élargir aux patients atteints d'insuffisance respiratoire. Soit 10 000 patients français chaque année. 
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté