Accueil du site
> Médicaments & Soins > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Déremboursements : Cri de désespoir d’une ado diabétique
Déremboursements : Cri de désespoir d'une ado diabétique
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
21 avril 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Déremboursements : Cri de désespoir d’une ado diabétique

Déremboursements : Cri de désespoir d'une ado diabétique

Lucile est diabétique depuis l’âge de deux ans. Elle a envoyé une lettre au ministre de la Santé Xavier Bertrand pour lui faire part de son mécontentement et son inquiétude au sujet des déremboursements qui affectent les malades de longue durée. Interpellé, le ministre chercherait à la rencontrer.

Lucile est originaire de Nancy, en Meurthe-et-Moselle. Elle n’a pas encore 15 ans mais est contrainte de vivre, depuis l’âge de 2 ans, avec le diabète. Elle a pris l’initiative d’envoyer un e-mail au ministre de la Santé Xavier Bertrand, lequel a été publié le 20 avril dernier dans le quotidien Libération. Son courrier électronique a ému l’ensemble de la presse et des radios, mais elle n’en demandait pas tant. Son texte, qui sonne comme un combat contre le déremboursement de médicaments pour certaines affections de longue durée, témoignent d’un désespoir profond. Lucile reclame au ministre, qui a promis de la rencontrer, le maintien du reboursement intégral des bandelettes d’autocontrôle de la glycémie. Pour l’adolescente insulino-dépendante, obligée de se faire quatre injections par jour, « la vie semble parfois ne plus valoir la peine d’être vécue ».

Elle explique qu’« un diabétique utilise deux bandelettes d’autocontrôle de la glycémie par jour, lorsque la maladie n’est pas déréglée ». Lucile supplie ainsi Xavier Bertrand de ne pas restreindre le remboursement des bandelettes. Parfois de manière confuse car, jusqu’à nouvel ordre, leur déremboursement suite aux économies de la Sécurité sociale ne concerne pas les diabétiques de type 1 comme elle. Ce sont les diabétiques de type 2 (les plus nombreux, et qui ne sont pas soumis aux injections d’insuline) qui voient leurs remboursements limités depuis un arrêté rendu en février dernier. Et même ces derniers, comme le note l’Association française des diabétiques (AFD), peuvent dans certains cas continuer à se voir rembourser l’intégralité des bandelettes dont ils ont besoin, sous réserve d’une prescription de leur médecin.

Quoi qu’il en soit, Lucile redoute que les économies sur certains traitements ne gagnent du terrain : « Généralement, ça commence comme ça. On supprime quelque chose et petit à petit, on rembourse de moins en moins. Personne n’est à l’abri d’un nouvel arrêté ». Et elle ne pense pas qu’à elle : « Il y a tous les autres aussi. Car si les diabétiques représentent trois millions de gens, il n’y a pas qu’eux. Le sida, l’hypertension artérielle, les cancers, Parkinson, Alzheimer, la sclérose en plaques, la paraplégie, la lèpre et bien d’autres maladies encore existent et nécessitent des soins. Ils sont coûteux certes, mais l’économie générée par le déremboursement des traitements entraînera une dépense bien plus importante par la suite ».
 

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté