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Dépassements d’honoraires : UFC-Que choisir demande la fin du secteur 2
Dépassements d'honoraires : UFC-Que choisir demande la fin du secteur 2
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26 septembre 2013
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Camille, 453 articles (Rédacteur)

Camille

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Dépassements d’honoraires : UFC-Que choisir demande la fin du secteur 2

Dépassements d'honoraires : UFC-Que choisir demande la fin du secteur 2

UFC-Que choisir demande la fin du secteur 2 pour les ophtalmologues, les gynécologues et les pédiatres.

L’association de consommateurs UFC-Que choisir vient de jeter un pavé dans la mare du gouvernement en l’accusant d’avoir agi au profit des syndicats médicaux et non celui des patients en avalisant l’an dernier l’avenant N° 8 sur les dépassements d’honoraires et le contrat d’accès aux soins (CAS).

En effet, selon UFC-Que Choisir, les dépassements d'honoraires chez les médecins spécialistes du secteur 2 notamment ceux les ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres, ont augmenté deux fois plus vite que l’inflation. Par exemple, les gynécologues réalisent une moyenne de dépassement de 27,70euros (pour un CS de 28 euros) et 60 % d’entre eux sont installés en ville et pratiquent des honoraires libres.

En un an, près des deux-tiers des 5 560 spécialistes référencés sur Ameli-direct ont modifiés leurs tarifs, à la hausse de 2,60 euros de plus par consultation en moyenne pour 45 % de ces spécialistes et à la baisse pour 20 % des médecins. Selon l’association, pour le tiers restant, les praticiens ont soit gardé le même prix, soit modulé ce prix en fonction des patients, « pour conserver une moyenne identique ».

C’est à boulets rouges que l’UFC-Que choisir vient de tirer contre le gouvernement. Il l’accuse d’avoir capitulé devant les syndicats médicaux, en avalisant l’an dernier l’avenant N° 8 sur les dépassements d’honoraires et le contrat d’accès aux soins (CAS), inefficaces pour combler la fracture sanitaire. L’association de consommateurs demande donc aux parlementaires de réviser les tarifs des spécialistes, plafonner les dépassements d’honoraires et supprimer le secteur 2.

Cette hausse s’explique également à travers des jeunes spécialistes qui préfèrent le secteur à honoraires libres même lorsqu’ils reprennent les patients des médecins retraités qui exerçait en secteur 1. Selon Alain Bazot, le président d’UFC-Que choisir, qui présentait mercredi, cette étude devant la presse « c’est une vraie bombe à retardement. Car même s’ils optent pour un contrat d’accès aux soins, les jeunes médecins fixeront leurs tarifs à partir de la moyenne des praticiens de la région. Ce qui sera tout bénéfice pour eux ! ».

Pour l’association, le Contrat d’Accès aux Soins n’aura pas d’effet sur le long terme. Il souligne que l’assurance maladie et les mutuelles « ont mis 470 millions sur la table pour obtenir la signature des syndicats » et que le CAS à lui seul, « représentera une facture de 4 300 euros annuels par praticien, soit le coût de la prise en charge partielle de sa protection sociale par les caisses »…

Afin d’enrayer « l’effarante évolution des honoraires des médecins spécialistes », UFC-Que Choisir demande aux parlementaires de remettre à plat la rémunération des praticiens libéraux pour supprimer les dépassements d’honoraires et ainsi plafonner immédiatement leurs dépassements à hauteur de 40 % du tarif conventionnel. Ce projet entraînerait de surcroît la fermeture du secteur 2.

Par ailleurs, on notera que les données de UFC Que Choisir sont contraires à celles fournies par la Caisse nationale d'Assurance Maladie et utilisées par la ministre des Affaires sociales et de la Santé. La CNAM établit en effet ces statistiques à partir des relevés de l’ensemble des spécialistes et non pas uniquement les ophtalmologues, les gynécologues et les pédiatres.

Ce débat intervient dans une période de lobbying, à quelques jours de l’entrée en vigueur théorique du Contrat d’accès aux soins, et de la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2014.

Enfin, ce débat intervient dans un période de lobbying, à quelques jours de l’entrée en vigueur théorique du Contrat d’accès aux soins, et de la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2014.

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