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De la maladie au malade : Nîmes 2003-2023
De la maladie au malade : Nîmes 2003-2023
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7 mars 2013
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De la maladie au malade : Nîmes 2003-2023

De la maladie au malade : Nîmes 2003-2023

Ce slogan résume l’évolution qu’a connue le CHRU de Nîmes en 10 ans ; date anniversaire de l’inauguration de Carémeau, nouveau campus hospitalo-universitaire de 55 000 m² édifié en 2003. Ce site préfigurait les grandes tendances de l’architecture hospitalière contemporaine avec le regroupement de l’ensemble des services de médecine, chirurgie, obstétrique, du plateau technique et la proximité des locaux de la faculté de médecine.

Pour fêter cette décennie, le CHU de Nîmes a pris le temps d’apprécier le chemin parcouru en revenant sur les étapes marquantes de son développement au service du patient : extension des soins spécialisés de recours, diminution de la durée de séjour, développement de la médecine ambulatoire et des alternatives à l’hospitalisation, amélioration de l’accueil aux urgences, accès le plus large et le plus rapide à des consultations spécialisées ou à des examens et investigations médicales innovants comme la médecine interventionnelle. Côté recherche le CHRU est fier d’annoncer 120 projets nationaux et Interrégionaux en cours et 25 brevets déposés en 2012.

Un dynamisme qui se traduit par une progression d’activité : plus de 13,5 % en 10 ans, trois fois plus la chimiothérapie passant de 3 400 actes à près de 10 000 et deux fois plus d’actes de cardiologie interventionnelle (plus de 900 actes en 2012). En 2013, le CHRU de Nîmes enregistre près de 300 000 consultations externes et 115 000 séjours et séances par an. Grâce à des finances saines, un panel élargi d’activités et de spécialités médicales, un maillage territorial en appui aux nombreuses filières de soins et l’utilisation optimale de ses capacités et infrastructures, l’établissement phare du Gard et du Languedoc-Roussillon- qui emploie 5 007 personnels équivalent temps plein dont 411 médecins et dispose d’un budget de 360 millions d’euros- envisage sereinement son avenir. Focus sur un CHRU de référence.

Le CHRU de Nîmes est reconnu pour la qualité de la prise en charge des traumatisés graves, les polypathologies liées à la longue vie et les pathologies chroniques (cancers, déficiences visuelles, maladies cardio-vasculaires, addictions, santé mentale).
Ses compétences en matière de cardiologie interventionnelle expliquent l’accroissement de son activité soutenue par la modernisation de son infrastructure : nouvelles salles d’endoscopie, refonte des salles de rythmologie et de vasculaire, modernisation d’une salle de coronaire et installation de l’IRM 1.5 T
Demain, aux côtés des disciplines cliniques, le CHRU va continuer à soutenir les soins d’accompagnement (la dénutrition, l’obésité, la prise en charge de la douleur, l’éducation thérapeutique du patient, l’accompagnement en fin de vie) et les disciplines d’appui diagnostique et thérapeutique.

Les Urgences, axe fort du CHRU avec la création d’un circuit ambulatoire court

L’hôpital a restructuré son secteur des Urgences en identifiant des zones spécifiques de prise en charge et en créant les urgences pédiatriques. La superficie des nouvelles urgences a été multipliée par 2.5 afin de répondre aux attentes de 62 000 personnes malades ou accidentées. En 10 ans, le CHRU de Nîmes a doublé les gardes séniorisées aux urgences (3 gardes en 2013) et mis à disposition du temps médical partagé pour les urgences d’Alès.
Les filières d’urgences se sont spécialisées pour favoriser l’entrée directe dans les services (urgences cardiologiques, neurologiques, psychiatriques, obstétricales). L’objectif pour les 10 ans à venir est de réduire le temps de passage en favorisant les circuits courts ou les entrées directes dans les services de spécialité, tout en continuant le travail en amont avec les Etablissement d’hospitalisation pour Personnes Agées Dépendantes(plus de 30 conventions signées depuis 2009) ou les Hospitalisations A Domicile.

Nîmes numérique, dates repères et engagement

2007 à 2011 informatisation du circuit du médicament et du dossier patient (2009-2013) sur l’ensemble des sites et pour l’ensemble des activités de soins, des urgences au bloc opératoire jusqu’aux secteurs personnes âgées, en passant par la prescription connectée de tous les examens : imagerie laboratoire, pharmacie.
Adoption du pacs radiologie information système en 2009 pour un partage de l’imagerie médicale autour du dossier patient informatisé, 2010 déploiement d’un logiciel de gestion des transports et d’hémovigilance, 2012, nouvelle messagerie déployée sur l’ensemble du CHRU. En 6 ans, 11 millions d’euros ont été investis dans l’informatique pour informatiser le processus de la production de soins avec à la clé une optimisation de la gestion des différentes informations pour un même patient et la garantie d’une de prise en charge de qualité. Parallèlement, le déploiement et la conduite du changement depuis 3 ans a permis la juste facturation des actes grâce à un département d’information médicale renforcé et une gestion médico-économique optimisée par la DIMA (Délégation de l’Information Médicale d’Activité.)
Le CHRU prévoit dans les 5 ans à venir 7 millions d’investissement pour assurer une meilleure accessibilité aux données et une plus grande sécurité de l’information. Les patients vont aussi bénéficier de cette modernité. Un ensemble d’améliorations technologiques est prévu à leur attention dans la lignée des envois de SMS pour les rappels de rendez-vous : mise à disposition d’écrans dynamiques dans les points d’accueil, positionnement de bornes d’accueil et d’orientation, développement d’une chaîne TV interne. La refonte du site internet permettra aussi de mieux informer et orienter les patients : la recherche de coordonnées sera facilitée et l’accent sera porté sur l’explication des actes médicaux réalisés par les services. Enfin, le CHRU travaille à généraliser le système Wifi voire à équiper les chambres de lignes internet parallèlement à l’installation de la téléphonie IP.

Nîmes, au cœur d’un maillage de soins et de réseaux collaboratifs

Attentif à l’organisation d’un parcours de soin sans rupture, le CHRU a encouragé la Télémédecine au profit des territoires. Ces dernières années, Nîmes a développé un réseau de visioconférences dans une logique d’échanges et de partage d’expériences (télémédecine, formation continue) avec les structures de soins mais aussi avec les médecins de ville.
Le réseau Maternet actif depuis 1999 est précurseur dans l’usage de la télémédecine et de la télé-expertise. En 2003, une première avancée de télé-organisation facilite les échanges de données entre médecins et met en lumière le potentiel d’une organisation de télémédecine. En 2005, 19 réseaux de télémédecine sont gérés par le CHRU représentant 268 visioconférences. En 2012, 37 réseaux sont actifs pour 341 visioconférences. Un chiffre qui devrait augmenter de près d 10 % avec la mise en place, en mars 2013, d’un nouveau pont de visioconférences doté de la technologie IP. 

Pour répondre aux défis du vieillissement de la population, du maintien d'une offre de soinsen mileu rurale et de l' augmentation des maladies chroniques, Nîmes multiplie les coopérations interhospitalières sur le territoire de santé. Son implication au sein de la communauté hospitalière de territoire Cévennes -GardCamargue, fondée il y a plus d’un an favorise partage d’expériences, la mutualisation des compétences. Un projet médical commun aux 7établissements membres a été élaboré.
Nîmes se connecte aussi à la médecine de ville à travers les réseaux sanitaires de la ville et l’animation de visioconférences avec les médecins généralistes via leurs Webcam, la création de la maison médicale de garde universitaire de Nîmes sur le site du CHRU, la mise en place de l’hospitalisation à domicile de Nîmes et sur le bassin alésien, l’envoi régulier d’une newsletter médicale d’informations et d’échanges (Inter’méd) adressée aux médecins généralistes abonnés et le recours à une messagerie sécurisée pour assurer la confidentialité les échanges d’informations médicales entre la ville et l’hôpital.

Demain : la recherche nîmoise valorisée

Depuis 2008, le CHRU a vu le nombre de projets de recherche multiplié par deux pour atteindre 120 projets en cours en 2012 dont une 50 de nouveaux projets. Fin 2012, les travaux de recherche menés par des professionnels du CHRU avaient fait l’objet de 1 111 publications dans des revues scientifiques nationales et internationales. A ce rythme, le CHRU de Nîmes comptera en 2013, 14 000 publications et à terme, il fera partie des meilleurs CHRU en volume de publications de recherche clinique. Le développement de nouveaux métiers de la recherche autour de la gestion de « datas » et la méthode de soutien à la recherche via une plateforme cohérente sont des atouts d’avenir pour le CHRU de Nîmes. Trois axes ont été identifiés : les projets de recherche autour du handicap, de la cancérologie et de la prise en charge des personnes en situation de fragilité. Le développement de la recherche clinique est assuré par les porteurs de projets et ouvre la perspective d’installation d’autres unités Inserm dans les prochaines années. En 2012, 25 brevets industriels ont été déposés. Les collaborations avec les entreprises de biotechnologies implantées dans le parc scientifique Georges Besse à Nîmes et des entreprises aux niveaux régional et national portent leurs fruits.

10 ans de création d’activité depuis l’ouverture complète de Carémeau en 2003 avec comme ligne de force : la médecine ambulatoire, l’éducation thérapeutique et une place plus importante reconnue aux patients et aux familles.

2005 : pôle d’accueil des mineurs victimes de violences, (octobre 2005), service d’explorations et médecine vasculaire
2006 : relais fleuri : accueil de jour à Serre Cavalier (avril2006)
2007 : unité de médecine polyvalente (mars 2007), chirurgie ambulatoire (mars 2007), addictologie (août 2007), unité de surveillance continue (octobre 2007), service des maladies infectieuses et tropicales
2008 : urgences médico-chirurgicales hospitalisation, (janvier 2008), lits de soins intensifs en cardiologie et de, neurologie (été 2008), création de circuits d’urgence spécialisée : cardiologie (usinv), neuro-vasculaire, obstétrique, et neurologie, neurochirurgie (création d’un GCS « centre de, neurochirurgie du Gard » juillet 2008), SMUR sur Gange (novembre 2008), hypnosédation (hypnose en anesthésie)
2009 : unité d’évaluation médico-psychologique, centre médico-sportif (mars 2009), centre d’évaluation et de traitement de la douleur, chronique (2009), 20ème salle de bloc opératoire ouverte, robot chirurgical (2009), 2010, soins de suite et de rééducation polyvalents (janvier, 2010), simulateur de conduite (février 2010), activité de neurochirurgie (mai 2010), hospitalisation a domicile de Nîmes, communauté hospitalière de territoire, soins de suite de gériatrie
2011 : unité cognitivo-comportementale (janvier 2011), unité médico-judiciaire (janvier 2011), labellisation de 7 programmes d’éducation, thérapeutique du patient (décembre 2011), nouveaux locaux du SMUR de Nîmes
2012 : hospitalisation a domicile sur Alès (janvier 2012), ouverture de l’hôpital de rééducation, de réadaptation, et d’addictologie au Grau du Roi, 46 lits ouverts au Grau du Roi pour l’addictologie, (janvier 2012), nouveaux locaux du SAMU du Gard et de sa cellule de, crise
maison des adolescents (février 2012), ouverture des nouvelles urgences (mai 2012), unité de veille sommeil (mai 2012), institut médico-légal (septembre 2012), unité de soins palliatifs (novembre 2012), unité transversale de nutrition, unité transversale d’éducation thérapeutique, filière territoriale de soins (cardiologie, AVC, cancer…)
2013 : MAIA (maison pour l’autonomie et intégration des malades Alzheimer)

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