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Couverture santé : Obama remporte une victoire historique
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22 mars 2010
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La rédaction CareVox, 597 articles (Comité de rédaction)

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Couverture santé : Obama remporte une victoire historique

Couverture santé : Obama remporte une victoire historique

Aucun président avant lui ne s’était hissé à cette étape décisive : Barack Obama va signer sous peu, sans doute cette semaine, la loi sur l’assurance-santé qui rendra la couverture maladie obligatoire aux Etats-Unis. 32 millions d’américains, qui en sont aujourd’hui dépourvus, vont pouvoir bénéficier d’une assurance-maladie, rendue quasi-universelle. L’opposition républicaine ne désarme pas, mais les compagnies d’assurances se préparent à assimiler la nouvelle donne.

Barack Obama aura réussi là ou sept de ses prédécesseurs ont échoué, en l’espace d’un siècle, à trouver la formule magique procurant au peuple américain sa couverture santé. Ce fut tout sauf facile. C’est une bataille épique, alimentée par des débats survoltés aux quatre coins des Etats-Unis, et un parcours législatif semé d’embûches et de votes extrêmement serrés, qui ont caractérisé cette sortie de tunnel : Le texte de la réforme du système de santé américain a été adoptée le 21 mars dernier à la Chambre des représentants par 219 voix contre 212. Joseph Cao, le seul républicain a avoir soutenu la réforme à la Chambre lors du vote survenu le 7 novembre dernier, a cette fois-ci voté contre le texte, comme l’ensemble du camps républicain. Côté démocrate, les opposants furent 39 à l’automne dernier, ils n’étaient que 34 dimanche dernier.

Les innovations sont importantes : La future couverture offre une protection santé aux 32 millions d’américains qui en sont à l’heure actuelle dépourvus. Des subventions viendront garantir l’accès aux personnes les plus problématiques, et les compagnies d’assurances seront soumises à une régulation. Le coût de la réforme devrait avoisiner les 940 milliards de dollars sur dix ans. Un ultime vote devrait intervenir au Sénat, où la réforme doit être approuvée à la majorité simple (51 voix). Bien que les républicains promettent d'y mener une bataille farouche, l’adoption devrait se faire sans grande difficulté, les démocrates y comptant 57 sièges, auxquels il faut ajouter deux indépendants qui sont favorables au texte.
En brefs, les changements notables seront de cinq ordres :

1°) Pour la population en général, la nouvelle loi représente le plus grand élargissement de la couverture médicale depuis l’introduction, en 1965, du Medicare (destiné au troisième âge) et du Medicaid (destiné aux plus démunis). La population qui est cette fois visée n’est pas assez pauvre pour bénéficier de programmes déjà en place ni assez fortunée pour pouvoir prétendre à une police d’assurance. Au total, 95% des personnes de moins de 65 ans devraient être assurés d’ici à 2016.

2°) Le changement sera perceptible dans les foyers, puisque les compagnies d’assurances devront étendre la couverture des parents à leurs enfants jusqu’à l’âge de 26 ans. Une couverture médicale sera désormais obligatoire pour tous les américains.

3°) Les entreprises devront montrer patte blanche, en particulier les sociétés comptant plus de 50 salariés qui, en l’absence d’une couverture dispensée à ses salariées, devront régler des amendes. Les PME, pour leur part, percevront des crédits d’impôts pour couvrir leur personnel.

4°) Une éthique exemplaire sera exigée de la part des assureurs privés. Ces derniers, qui bénéficieront de millions de nouveaux clients, devront adapter leurs pratiques : pas de refus pour cause d’antécédents médicaux ni de réduction de prestations en cas de maladie.

5°) Les assurés seront protégés. Barack Obama entend instaurer une « Autorité des primes d’assurance » afin d’éviter les abus observés dans d’éventuelles hausses des prix des polices d’assurance. Les assureurs, en cas de faute constatée, devront baisser leurs tarifs. Cet aspect du projet présidentiel avait été tout particulièrement débattu, les assureurs privés ayant redouté l’apparition d’une option d’assurance publique facultative.

Source : L'Express, Le Monde, 20 Minutes, Nouvel Observateur
 

La rédaction CareVox
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