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CMU : Un quart des médecins refusent les soins
CMU : Un quart des médecins refusent les soins
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2 juillet 2009
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CMU : Un quart des médecins refusent les soins

CMU : Un quart des médecins refusent les soins

A Paris les patients défavorisées sont victime de discrimination de la part d’un médecin sur quatre. Telle est la conclusion d’un rapport rendu public mercredi dernier au sujet de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Les raisons avancées par la profession médicale sont de deux ordres ; la lourdeur administrative et les faibles moyens financiers du patient. A l’échelle de la France, ce sont 4,2 millions de bénéficiaires de la CMU qui sont potentiellement victimes du boycott d’un médecin.

CMU : Un quart des médecins refusent les soins« Désolé mais je suis en consultation » ; « Je suis extrêmement pris » ; ou même « je ne suis pas habilité CMU » (sic) sont des réponses que peut se voir infliger au téléphone un bénéficiaire de la CMU lorsque son état nécessite des soins.
 
Selon le rapport publié par le Fonds de financement de la Couverture Maladie Universelle, les bénéficiaires sont 25,5% à se heurter à un médecin généraliste leur refusant une visite. Les auteurs de l’étude sont sans appel : « Nous assistons ici à une forme de dénigrement ou de mise à distance d’un dispositif auquel il convient pourtant d’adhérer ». Le boycott des patients les plus désargentés serait encore plus important chez les médecins spécialistes.
 
Les auteurs du rapport, dont les données ont été obtenues durent l’hiver 2008-2009, mettent ainsi en évidence que 38% des gynécologues, 32% des dentistes et 28% des ophtalmologistes gardent leur porte fermée au nez des patients CMU. Un élément positif à signaler tout de même : les radiologues se distinguent en n’étant que 5% à refuser les plus défavorisés.
 
Jean-François Rey, président de l’Union nationale des médecins spécialistes se montre inquiet, et condamne les médecins récalcitrants. « Les résultats de cette enquête sont préoccupants. Les malades CMU sont des patients comme les autres. Les prendre en charge fait partie du code de déontologie du médecin » déclare t’il, avant d’ajouter que « des dysfonctionnements dans les caisses d’assurance maladie dans le remboursement des soins expliquent en partie le désengagement des médecins ».
 
L’enquête pointe cependant la raison financière, plus ou moins habilement dissimulée lors de l’entretien téléphonique, qui serait dans presque tous les cas de refus l’élément prépondérant déclenchant l’excuse de la lourdeur administrative. Les enquêteurs, qui supposent que nombre de médecins ignorent l’obligation de prise en charge, rappellent qu’il est interdit de refuser un patient en raison de son affiliation à un couverture de santé.
 
A noter tout de même qu’une étude réalisée en 2006 avait déjà révélé que 41% des spécialistes et 4,8% des généralistes refusaient les patients CMU. On se demande donc quels sont les moyens employés par les autorités, et notamment le ministère de la Santé, pour faire appliquer la loi.
 
La rédaction CareVox
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