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Chirurgie ambulatoire : une journée d’échange et de partage à l’AP-HP
Chirurgie ambulatoire : une journée d'échange et de partage à l'AP-HP
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17 octobre 2012
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Chirurgie ambulatoire : une journée d’échange et de partage à l’AP-HP

Chirurgie ambulatoire : une journée d'échange et de partage à l'AP-HP

Après la journée de vidéo transmission en chirurgie et anesthésie ambulatoire qui a eu lieu, vendredi 5 octobre, à l’hôpital Saint-Antoine, Marc Beaussier, adjoint au chef de service d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Saint-Antoine et de l’unité de chirurgie ambulatoire (UCA), revient sur les atouts et les enjeux de cette pratique.

Parlez-nous de l’organisation de votre unité de chirurgie ambulatoire à l’hôpital Saint Antoine…

L’unité a été ouverte en décembre 2009. Elle est autonome et entièrement dédiée à la chirurgie ambulatoire. Elle comprend 5 fauteuils d’accueil et trois salles d’opération. 85 % de notre activité est tournée vers l’orthopédie et les 15 % restants sont dédiés à la chirurgie digestive et à la stomatologie. Nous avons une originalité : nous prenons en charge les urgences orthopédiques et nous commençons à assumer les urgences digestives. Enfin, nous recevons 2800 patients par an, c’est-à-dire environ 2,5 patients par fauteuil et par jour. Cela demande une organisation très précise. Nous avons un logiciel de suivi du parcours des patients, depuis leur entrée dans notre unité jusqu’à leur sortie. Ils sont équipés d’un bracelet à haute fréquence et nous pouvons suivre leur parcours, qui comprend 14 étapes, sur un écran. Cette programmation très fluide est, d’ailleurs, l’un des principaux motifs de satisfaction de nos patients qui sont 97 % à exprimer un retour très positif sur notre service. Tous les efforts déployés pour mieux organiser l’ambulatoire doivent d’abord servir à l’amélioration de la qualité des soins.

Quels étaient les objectifs de la « première journée de vidéo transmission en Chirurgie et Anesthésie Ambulatoire » qui a eu lieu le 5 octobre ?

Deux constats sont à l’origine de cette journée. Tout d’abord, notre unité de chirurgie ambulatoire reçoit beaucoup de visiteurs, qu’ils viennent du secteur privé ou de toute la France. Nous avons pensé qu’il serait utile de partager notre expérience grâce à la vidéo-transmission. De plus, les bases théoriques de la chirurgie ambulatoire sont connues, mais rien ne vaut une plongée dans « la vraie vie ». Il est essentiel de montrer ce que nous faisons au quotidien.

Enfin, nous avons souhaité associer des partenaires privés à notre journée. Ils apportent un éclairage différent sur nos pratiques et leur présence est un pas vers le désenclavement entre les médecins du public et du privé. Notre unité est reconnue comme un pôle d’excellence et l’hôpital public a une mission de formation qu’il doit assumer. Cette tâche est primordiale dans le développement de la chirurgie ambulatoire.

Quels sont les enjeux à venir pour la chirurgie ambulatoire ?

Il faut, en premier lieu, que tous les actes figurant sur la liste dressée par l’assurance maladie soient effectivement réalisés en chirurgie ambulatoire, sauf exception. Mais nous devons voir plus loin, car la chirurgie et l’anesthésie sont de plus en plus innovantes. Nous pourrons bientôt réaliser des opérations plus lourdes en ambulatoire. L’objectif ultime étant que la chirurgie ambulatoire devienne le pivot autour duquel s’organise l’ensemble de l’activité chirurgicale. Dans ce cas, nous devrons accompagner les patients dans cette évolution et développer leur prise en charge à domicile, grâce à des solutions innovantes comme la télémédecine ou bien le développement de réseaux infirmiers à domicile. Enfin, le patient doit être au cœur de nos efforts pour que la chirurgie ambulatoire trouve la place qui doit être la sienne. Nous devons réfléchir avec eux, travailler avec les associations et surtout, les informer sur les bienfaits qu’elle peut leur apporter.

Catherine Le Gall

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Hôpital